Aurelio dall'Acqua remplit avec hon
neur divers emplois de judicature, et tout en conservant
sa réputation d'intégrité, il acquit une fortune assez considérable pour se trouver en situation d'élever dans l’église cathédrale de sa patrie un autel magnifique, orné de mar-
bre, de porphyre, d'albâtre et d’autr.
s matières précieuses.
Une autre médaille de ce personnage, due au même artiste que la nôtre, fait allusion aux richesses du savant DEO DYCE,
jurisconsulte; on lit au revers : VIRTVTE COM
FORTVNA FAVENTE. Avec Dieu pour quide, avec la vertu
pour compagne et la faveur de la fortune. Aux faits qu'on
vient de citer se borne l’histoire d'Aur
o dall Acqua qui,
en mourant, laissa la gestion de ses biens à sa ville na-
tale qu'il charg
a de les employer à doter convenable-
ment toutes les filles de sa famille. Giulio della Torre ou Torriant, auteur des médailles d'Aurelio dall Acqua, était de Vé
nombre de médailles qui, pour la plupart, sont citées par
one; on connait de cet artiste un certain
M. Bolzenthal dans ses SA
n zur Kunstgeschichte der
MONUMENTS DE
modernen Medaillen Arbeit, p. 70. La médaille d’Aurelio dall Acqua, décrite ici, et celle dont il vient d’être chellianum
avées dans le Museum ma
arlé, sont g
(Voyez T.I, pl. XXXVI).
1963. — Hippolyte de Gonzague. Buste de profil d'une jeune fille, avec colliers et pendants d'oreilles. Légende : HIPPOLYTA. GONZAGA. FERDINANDI. FILÉG, AN. XVI. Héppolyte de , lille de Ferdinand, à l'âge de 17 ans. A PAu-
coq
iac. TRez. (Jacques de Trezzo). Revers :
Un FORM
rore dans un char trainé par un cheval ailé.
est placé devant le char. Légende : virrvns. Q.
prævia. — Préludes de vertu et de beauté. Bronze,
‘cent.
Jiam.
Hippolyte de Gonzague, fille de Ferdinand, comte de Guastalla, et d'Isabelle, fille du duc Ferdinand de Capoue de Termoli, épousa, en 1458, Fabrice Colonna, duc de Tagliacozzo, et en 1554, Ant. Carafa, duc de Mondragone. Elle mourut à Naples en 1563. On trouvera notre médaille gravée dans les Famiglie celebri d'Italia du Comte Litta. Tav. NUL. (Article de
Gonzaga.)
1964. — Faustine la Jeune, avec Antonin et Faustine
ses père et mère, au revers. Buste de Faustine jeune, de
profil. Légende : FAVSTINA DIVA AVGYSTA DIVX. faustine déesse auguste, fille de la déesse Faustine. Rever
pivs (sic) ANronINvS. Diva rAvsrna. Le dieu Antonin et la déesse Faustine. L'empereur Antonin le Pieux et sa 1e :
femme Faustine, assis, se donnant la main. À l’exer
sonsulte). Module,
S. C. (frappé en vertu d'un sénatus.
11 cent. Ce beau médaillon fait partie de ces suites des empereurs qu'on exécutait en Italie au xv° siècle, d’après les médailles romaines: le nôtre doit dater du milieu du xv° siècle; les lettres sont tout à fait dans le caractère
de celles qu'employait le Pisan,
1965. — Louis XIE et Anne de Bret
senté de profil presque à mi-corps, est coiffé d’un bonnet
gne. Le roi, repré-
orné de la couronne royale fleurdelisée ouverte, et revêtu d'une robe sur laquelle il porte le collier de l'ordre de Saint-Michel. Le champ est semé de fleurs de lis. Légende :
au commencement une Croix : FELICE. LYDOVICO. REGNATE.
DVODECIMO. ARE ALTERO. NAGo. Sous l'heu-
FAVDE
oMN
reux règne de Louis XIT, second César, toute nation se
réjouit. À l'exergue, un lion, armes de la ville de Lyon. Revers : Anne de Bretagne, représentée de profil et pres—
que à mi-corps comme son mari. La reine porte la cou-
ronne royale ouverte posé DES;
s longues coiffes; son
cou est décoré d’un collier de perles ;
sur sa poitrine, un
joyau est suspendu à une double chaîne d’or. Le champ
est semé à gauche de fleurs de lis, à droite d'hermines. LVGDVNENSÉ RE.
PVBLICA. GADEN
Légende BIS. ANNA. RE-
GNANTE. BENIGNE. siC. F1 CONFLATA. 1499, (La médaille prend
elle-même la parole.) La cité de Lyon se réjouissant du
second règne de la bonne reine Anne, j'ai été ainsi
fondue. 1499. A l'exergue, un lion comme du côté du roi. 1/2.
Bronze. 11 cent.
La 1 ne pas nécessiter de longs commentaires. Cependant si est la
s Sans
gende de cette médaille est assez explicite pour nous apprenons par la médaille elle-même que c’e
pi
intérêt de savoir positivement que ce fut à l’occasion de
cité de Lyon qui la fit fondre en 1499, il n°
l'entrée de la reine Anne dans cette ville que le corps de ville la fit exécuter et de connaître les noms des artistes auxquels on la doit. Les recherches de M. le comte Georges de Soultrait ont apporté sur ce fait les plus complets éclaircissements. Deux documents publiés par ce savant dans la Revue numismatique, année 1855, p. 45, nous apprennent que cette médaille fut modelée par Nicolas et Jean de Saint-Prie
t pour le prix de quatre écus d'or, puis que la façon de la médaille en or donnée et présentée à la Reyne notre souveraine dame à la joyeuse venue de son second règne fut payée huit écus d'or à Jean Lepère, orfévre, qui de plus et pour ce prix de huit écus d’or, devait faire et bailler sur le patron de ladite médaille une autre médaille de cuivre brute, pour la garder en la maison de ville. Ainsi les artistes auteurs de ces deux portraits t oultrait fait remarquer qu'il ressort de ces
si précieux nous sont connus ; c'élaient sans doute deux
frères. M. de
documents qu'après avoir fait leurs modèl
les
sculpteurs les remettaient à des orfévres qui les fondaient
et sans doute les reciselaient. 11 ne faudrait cependant pas induire des détails que nous fournissent ces comptes de dépenses que les choses se passaient toujours ainsi ; souvent les sculpteurs ont pu et dû reciseler eux-mêmes leur œuvres. On pourrait citer bien des preuves de cette habitude; pour finir, disons que la médaille d’or d'Anne de Bretagne n'existe sans doute plus, que la médaille de
ivre brut n’est pas aujourd'hui dans la maison de ville de Lyon, mais qu'en revanche le Cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale possède de ce type un magnifique exemplaire en argent fondu et ciselé qui est certainement contemporain de l'entrée de la reine Anne à Lyon. On trouvera peut-être un jour dans quelque autre document la trace de la commande par la cité lyonnaise d’une médaille d’argent reciselée qui aurait figuré plus dignement dans la maison de ville que la médaille de cuivre brut citée plus haut. On trouvera une gravure de la médaille de Louis XII et d'Anne de Bretagne dans le Trésor de numismatique.
Voyez, Méd. françaises
SApartie DAV RTE
1966. — Médaillon
dicis,
ans revers de Catherine de Mé-
reine de France. Buste de trois quarts de la reine
avec de grandes coiffes; les cheveux disposés à la mode
de son temps, ce que nous nommons aujourd'hui à la
Marie Stuart. Légende : KATHARI2G REGING HENRICI 1 VXxoR
FRANCISCÉ GAROLI ET HENR/CŸ REGVM MATER. Calhérine reine,
femme de Henri second, mère des rois François, Chartes
et Henri. Bronze. Module : 17 cent.
On rencontre éparpillés dans les cabinets une série
la même main
de médaillons évidemment de qui re-
présentent Henri II, Catherine de Médicis et les trois rois
nés de cette union. On ignore malheureusement le nom e l'éminent artiste auquel on les doit; il précède dans
temps le célèbre Guillaume Dupré qui fit aussi
l'ordre de des médaillons de cette dimension. Notre exemplaire du portrait de Catherine de Médicis provient de la collection ‘Henneville. Voyez une gravure de cette médaille dans le Trésor denumismatique, Méd. françaises, X° partie, pl: XV, n° 2.
1967. — Henri IV et Marie de Médicis. Buste conjt de profil du roi et de la réine, tous deux la tête nue. Le
, richement
roi porte un col plat rabattu; sur sa cuiras
ciselée, on voit le Saint-Esprit et l’écharpe célèbre. La
reine porte la grande fi Légende : HENRIGVS II. REX
CHRISTIANISSIMVS MARIA AVGvsrA. Âenri IV, roi très-chrétien.
Marie reine. Sous les bras du roi, la date 1603 en creux.
Plus bas, en relief, la signature de l'artiste : &. DvPRE. F. Revers : le roi en Mars, la tête nue, la javeline dans la main gauche donnant la droite à la reine en Minerve.
Entre les deux époux, leur fils enfant, nu, le pied droit
sur un dauphin, essayant de poser sur sa jeune tête le lourd casque de son père surmonté du panache historique ; l'aigle de Jupiter apporte une couronne à l'enfant royal. Aux pieds du Dauphin le bouclier du Mars français et la lance de Minerve. Marie de Médicis est représentée le casque en tête, l'égide sur la poitrine et tenant son bou-
clier du bras gauche. Légende : propaco imrent, Perpétuité 1603. Argent. Diam. 67 mill.
Cette médaille est une des plus connues de l’œuvre du
de l'empire. A l'exergue :
célèbre Guillaume Dupré, mais il est rare de la rencontrer aussi belle d'épreuve. Les artistes faisaient alors comme aujourd'hui des modèles en grand des médailles qu'ils voulaient exécuter. On ne s’étonnera donc pas de trouver dans la collection un exemplaire en bronze du type (M
modèles encore plus grands. J'en ai vu un en plâtre
du revers de cette médaille d'un module supérieur.
n° 1968.) IL en existe même dans les cabinets des
d'environ 30 centimètres de diamètre dans le cabinet de M. Depaulis, l’un de nos plus habiles graveurs de médailles. Louis XIII était âg
de cette médaille dont la composition simple et élég
de deux
ans en 16 date
ante
a été inspirée par sa naissan
1968. — Médaillon représentant le même sujet qu'au
n° 1967, différencié du côté de la face, mais absolument
semblable au revers, sauf la dimension et le troisième 1 du
mot ipent omis sur la médaille d'argent et qu'on trouve
sur le grand médaillon de bronze. Bustes conjugués de
Henri IV et de Catherine de Médicis. Le roi, la tête nue, est représenté presque entièrement de face en haut relief;
la reine, au contraire, est en profil, et sa tête n’a presque
pas de saillie. Comme sur la médaille précédente (n° 1967),
LOUIS
FOULD
Henri IV a la cuirasse, le Saint-
ux la date :
sprit et l’écharpe. Sous le bras, on lit en er
1605, et plus bas, à
l'exergue : G@. pvpre. Fr. 1605. Légende : Hexricos mir
REX CHRIS/4N1ISSÈMUS. MARIA AVGVSTA. Henri IV, roi trèschrétien. Marie reine. Le revers, qui est séparé du droit,
offre le type décrit au n° 1967; comme on l’a dit plus
haut, le mot #mpe y est écrit in extenso. On lit de nouveau la signature du graveur : G. DVPRE. Bronze. Module, 19 cent. Voyez au n° 1967.
1969. — Médaille de Henri IV, sans revers. Buste de
profil du roi, la tête nue, portant sur une cuirasse richement ciselée le Saint-Esprit et l’écharpe blanche. Le champ de la médaille est semé de fleurs de lis et de fleurons. Bronze. Médaillon coulé et ciselé. Module, 12 cent.
Je n’ai jamais vu d'autre exemplaire de ce médaillon qui est peut être unique et provient de la belle collection de feu le baron d'Henneville qui avait réuni un grand
nombre de portraits de Henri IV.
1970. — Médaillon de bronze de Pierre Jeannin. Le
célèbre ministre des rois Henri IV et Louis
XII est repré-
senté en buste, la tête nue, avec le manteau des gens de robe, comme il convient à un président au parlement.
Lé
CONSIL/0 ET
gende : PETRYS IEANNIN REG imi A
eto
SACRŸ ÆRA772 PRÆFECTVS. Pierre
Jeannin, membre du conseil privé du roi très-chrétien et surintendant des finances. Exergue : @. pvrre. r. 1618. (Ces
lettres sont à rebours.) Module 18 cent.
1971. — Marc-Antoine Memmo, doge de Ven
Buste de profil, coiffé de la corne ducale et revêtu d'une robe
de riche brocard. Légende : MARGVS ANTONIVS MEMMO Dvx
VENETIARVM. Exergue : G. pvpre. F. 16 — Œuvre de
Guillaume Dupré, 1612. Bronze. Mod., 9 cent. Exemplaire
de la fonte et du ciselé d’un
remarquable par la fine
médaillon recherché par tous les connaisseurs comme un
des chefs-d'œuvre de Guillaume Dupré, l’un de nos plus
célèbres graveurs français. On rencontre toujours ce médaillon sans revers.
1972. — Jean Warin, le célèbre graveur en médailles,
sa femme et sa fille. Tous trois sont représentés en buste et de profil; la fille de Warin est coiffée d'une sorte de éable
perle lui sert de pendant d'oreilles. On lit en haut la date
plume d'un effet plus singulier qu'ag une grosse 1648, et en bas, la signature van. On sait que Jean Varin, originaire de Liége, signait tantôt avec le double W, tantôt à la française avec le v simple. Médaillon oblong. H. 9 cent. L. 13 cent. Avant d'accepter la tradition qui veut que ce médaillon, ouvrage de Jean Warin, représente l'artiste lui-même avee sa femme et sa fille, je l'ai comparé attentivement avec un curieux tableau que l’on conserve à l'Hôtel des monnaies de Paris, et qui, d'après
l'inscription, représente Z. Warin, graveur, montrant
MONUMENTS DE
une médaille antique à Louis XIV enfant, MDCCL. Les
du célèbre artiste sont ceux de notre médaillon;
‘une forme caractéristique, est grand comme celui que lon voit ici; les cheveux sont de même longs et
flottent sur les épaule
en un mot, je ne doute pas de l'authenticité de l'inscription.
xiste-t-il d'autres por-
traits contemporains de Warir mais le
je ne le sai
Cabinet des Estampes de la Bibliothèque impériale, dans ts
seul qui soit de l'époque de cet éminent artiste. Il y en
sa nombreuse collection de port
de pas un
n'en poss
a un gravé par Édelinck en 1697, longtemps après la
mort de Warin; un autre, par Balechou, puis une copie
de celui d'Édelinck. Ces portraits n’offrent pas un caractère d'individualité bien frappant, et je ne leur accorde pas une grande confiance; cependant, tous sont d'accord avec le portrait de l'Hôtel des Monnaies de Paris et avec notre médaillon pour donner au nez de J. Warin les proportions qui durent le faire remarquer. Il ne faut pas oublier de signaler deux médailles représentant le célèbre artiste,
toutes deux avec son nom, qu’on trouvera gravées dans le
Trésor de numismatique. Médailles françaises, W partie, pl. XXVI, N° 1, et Ill partie, pl. XXII, N° 10. La première n'est ni signée ni datée, et l’auteur, peut-être Warin luimême, parait avoir flatté son modèle. La seconde, signée Dufour, est datée de l'an 1683. Quoique gravée plusieurs
années après la mort de Warin, on y retrouve les traits
Ilants de son visa ici l’histoire de
ge. Je ne répéterai pa
Warin qui est assez connue; il suffit de rappeler que cet
habile homme, né au pays de Liége en 1604, mourut à Paris en 1672 et non en 1692, comme on le lit dans la
Biographie de Michaud. La Ga
zelie burlesque de Loret a
lesse; sa fille, sans doute l'enfant que l’on voit ici, s’em-
fait connaitre le funeste événement qui attrista sa vi
poisonna, dit-on, le lendemain de-ses noces, de désespoir
d’avoir épousé, malgré elle, un homme qu’elle n’aimait point. (Vo
ger de dire que le tableau conservé à l'Hôtel des Mon-
: Lettre du 3 décembre 1651.) J'allais négli-
dans le salon des séances de la Commission des
monnaies, est peint sur panneau de bois et qu'il est signé :
F. Marius. pingebat. La prétendue médaille antique,
montrée par Warin à Louis XIV, n’est pas autre chose
qu'un médaillon représentant Alcibiade qui doit être, soit
ance, soit une
l'ouvrage de quelque artiste de la Renais
œuvre de Warin lui-même. On trouvera le médaillon de Warin avec sa famille gravé dans le 7résor de numismatique et de glyptique; Médailles françaises, W° partie,
page 20, pl. XXXII. N° 5.
1973. — Philippe IV, roi d'Espagne. Buste de profil, la têle nue, cuirassé et portant la grande collerette à
godrons. Sur la cuirasse richement ciselée, le collier de
la Toison d'or. En 1
à gauche, le monogramme d'un
artiste inconuu. Revers :