RE
AISSANCE.
du soleil. En bas, à gauche, le même monogramme d'ar-
tiste qu’au droit. Argent. Diam. 5 cent.
1974. — Marguerite de Carslagen. Buste de profil. Légende MARG4/C/G. À. CARSLAGEN. IOACH?7?7. POLITÆ.
Gonivax. Marguerite de Carslagen, femme de Joachim Polites. 1/2.
de Carslagen, fille de Jacques Koppier de Car lagen, avait
épousé Joachim Polite
nt. Diam. 6 cent.
Marguerite Koppier
de Tergoes en Zél
ande, greffier
d'Anvers et poëte; en 1594, elle était remariée à un autre greffier de la même ville, nommé Guillaume Martini. Si mes souvenirs ne me trompent point, il existe au musée
de Boulogne-sur-Mer un médaillon semblable au nôtre
qui présente au revers le premier mari de Marguerite de
Carslagen. Van-Loon, qui a publié la m
édaille de Margue-
rite de Carslagen dans son Histoire métallique des Pays- Bas, (Voy
- 1, p. 199), la donne comme ici sans reve
docteur, et une robe à fourrure
isme. Buste de profil, avec le bonnet de
Daus le champ, son nom en abrégé : Er. nor. Hrasme de Rotterdam. À l'exergue, la date 1519. Autour du portrait, on lit une légende en
latin et une en g
rec. 1° IMAGO AD VIVAZ2 EFFIGIE/2 EXPRESSA.
THN KPEITTO TA I. Ses écrits offrent de lui la plus Module,
: revers de cette médaille, que l’on rencontre
Image exécutée d'après nature.
EYTTPAMMATA AEIZ
fidèle image. Médaillon d'argent sans r 10%cent LE
quelquefois, est la célèbre devise d'Éraëme, le dieu Terme,
avec la légende Concedo nulli. Voyez, Trésor de numis- Médailles allemandes, pl. XI, n° 2, page 20.
malique, 1
1976. — Adolphe de Bourgogne,
eigneur de Beures.
Buste de profil, coïffé d’un chapeau à forme plate, avec toute sa barbe; le sire de Beures porte le collier de la Toi-
son d'or. Légende : GENERosvS NoBILIS AG 1LLvSrRISSŸm US DOM
NVS ADOLPHVS DE BVRGVNDIA
DOMINVS DE BEVERICO DE VLiSSi24a Admiralis maris. moxxvir. Le généreux, noble et trèsillustre seigneur, Adolphe de Bourgogne, seigneur de Beures, de Fle.
d'argent sans revers. Module, 5 cent. 1/2.
inque, amiral de la mer, 1528. Médaillon Si le person-
nage représenté sur cette médaille n’a pas joué un rôle
très-important sur la scène du monde, on peut supposer
que les circonstances seules lui ont fait défaut, car, comme
il est dit dans l’Aistoire généalogique de la maison de France, du P. Anselme, (t.
mérité d’être loué par Érasme pour ses bonnes qualité
I de l'édition en 9 vol.,
56), Adolphe de Bourgogne, seigneur de Beures, a
L'observation du P. Anselme est fondée ; Adolphe de Bour-
gogne, seigneur de Beures ou Beverne et de Flessingue,
ait se trouve sur notre cu-
prince de Veere, dont le port
rieuse médaille, parait avoir été assez avant dans l’ami-
tié d'Érasme pour que le savant Hollandais ait consenti à donner quelques soins à l'éducation de son fils Maximilien. Érasme a même adressé à Adolphe de Bourgogne
une épitre latine datée de Paris l'an 1498, dont le
titre est : De virtute amplectenda. (N. Yédition de ses
œuvres de Leyde, 1706, t. V, p. 6: ) Ce prince descen-
dait de la maison royale de France par la main gauche;
il était petit-fils d'Antoine fils naturel de Philippe le Bon duc de Bourgogne, dit le grand Bâtard. Adolphe de Bourgogne fut amiral de Flandre, chevalier de la Toison d'or
en 1516, et mourut en 1540, laissant plu
ieurs enfants
d'Anne de Berghes, sa femme, qu'il avait épousée l’année
»n admission dans l’ordre de la Toison d’or.
même de
gique en 1566. Buste de trois quarts, la tête nue, avec
. — Henri de Bréderode, chef des Gueux de Bel-
l’armure; il porte, suspendue au cou, la célèbre médaille des Gueux dont un exemplaire figure dans la collection.
: HEenriovs xx1
(Voyez n° 1978.) La légende est ainsi conq
31, opur 1568. Henri, 21° sei-
BREDERODI DOMINVS NATVS
gneur de Bréderode, né en 1531, mort en 1568. Revers :
Henri de Bréderode, un genou en terre, suivi d’une foule
nte en leur nom une supplique à s, M:
e sur un trône sous un dais et entourée de
de gentilshommes, prés
la gouvernante des Pays-E guerite d'Autriche. La
princes, sa cour, tend la main à Bréderode pour prendre la sup-
ende : QVI VVLT AMARI LANGVIDA REGNET MANV. —
plique. Lé Qui veut étre aimé, doit régner avec douceur. Celte
maxime est lirée d'une tragédie intitulée la T’hébaïde qu'on
attribuait jadis à Sénèque, mais qu'on ne réunit plus aux dix que la critique moderne lui accorde. (Voyez la 7'Aébaïde dans le Sénèque de l'imprimerie Plantinienne d'An-
vers de 1586, acte IV, vers 659.) A l’exergue, on lit :
MDLXVI DIE D Aprir?s. Quatre cents 66. Argent. Module, 8 cent.
ceac NOBi/es SUPPLICE:
nobles suppliants le 5 avril 1
Il est facile de voir que cette médaille n'est pas contemporaine de l'événement dont elle retrace le souvenir. On la doit à quelque curieux, soit à un admirateur de le,
comme le croit Van Loon qui publie cette médaille dans
Bréderode qui la fit exécuter dans le cours du xvu’ siè
son Histoire métallique des Pays-Bas, t. 1, p. 79, ou plutôt à une spéculation commerciale analogue à celle qui a fait naître la médaille décrite n° 1980. La supplique
dont il est question dans la légende fut remise en effet à
la gouvernante des Pays-Bas, Marguerite d'Autriche, fille
naturelle de Charles-Quint, par Henri de Bréderode, seigneur de Vianen, accompagné du comte Louis de Nassau
il 1566,
nilshommes, le 5 av
et de près de quatre cents £
à Bruxelles. Bréderode adressa un di
scours à la gouver-
nante et lui remit une requête dans laquelle les sup-
pliants demandaient entre autres choses l'abolition des
édits du roi d'Espagne sur l’Inquisition et une assemblé
générale des États. C'est de ce moment que date le surnom de Gueux donné aux gentilshommes confédérés. On raconte diversement l’origine de cette dénomination; celle-ci est la plus accréditée : le baron de Barlemont ayant traité les
confédérés de gueux, ceux-ci acceptèrent cette injure
mme un titre d'honneur, et, dès le lendemain, Henri de
LOU
Bréderode, à un grand banquet, parut avec une besace au cou, ef, après avoir rempli de vin une tasse de bois semblable à celles que portaient les véritables gueux, il
y fit boire à
son exemple tous les convives, et on cria Vivent les queux! Le lendemain, beaucoup de ces gueux
volontaires parurent habillés de bure grise et portant à
et une tasse. Puis on fabr
la ceinture une petite besac
qua des médailles à l'effigie du roi auquel on prétendait
vouloir rester fidèles jusques à porter la besace. (No) n° 1978.) Henri de Bréderode, qui joua un rôle important
dans les troubles de la Belgique, ne vécut pas assez pour
en voir la fin. Il mourut en 1568, deux ans après l’au-
dience solennelle retracée sur la médaille. Il avait, avant
l'affaire des gueux, lutté seul contre le tout-puissant et inflexible Philippe IT; un historien rapporte qu'il avait osé emprisonner un huissier du Roi Comte de Hollande, pour avoir voulu exercer sa commission dans sa seigneurie de Vianen qu'il prétendait libre et indépendante. (Voyez Revue numismatique, article de M. Chabouillet sur une monnaie d'or de Henri de Bréderode, seigneur de Vianen.
Année 1849, p. 217 et suiv.)
1978. — Médaille ovale en argent des Gueux de Bel-
gique, avec un élégant encadrement et une bélière. D'un
côté, le buste de profil de Philippe II, roi d'Espagne, la
tête nue, avec l’armure. Légende : EN TOVT FIDELLES AV Roy
IVSQVES À POR1
LA Besace. Cette phrase se lit moitié du côté
de la face, moitié au revers. Revers : deux gentilshommes de la ligue des Gueux, debout, se donnant la main en signe d'union; ils portent à la ceinture la besace et la tasse des mendiants. H. 5 cent. L. 4 cent.
On à d
à parlé des Gueux dans l’article consacré à la
médaille de Henri de Bréderode, n° 1977. lei nous avons
un rare et curieux exemplaire de la médaille que portaient comme lui les gentilhommes belges qui voulaient secouer le joug de la maison d'Autriche. Soit pour conserver une apparence de légalité à leur association, soit par un reste de scrupule, les Gueux se prétendaient fidèles au roi jusques à porter la besace, comme dit la médaille. Van Loon, dans l'Æistoire métallique des Pays-Bas, a publié, t. 1
n® 79 à 8%, plusieurs variantes de ce rare et intéressant
monument des troubles religieux et politiques de la Bel-
gique à la fin du xvr siècle. Sur quelques-unes de ces médailles on lit de plus que sur la nôtre les mots : Vivent les Gueux, écrits en abrégé : V. L. G. L'une des médailles don-
nées par Van Loon est entourée d’un encadrement sem-
blable à celui de notre pièce qui offre, du reste, quelques particularités qui la différencient de toutes celles qu'on
peut voir dans cet ouvrage.
1979. — Robert Dudley
trois quarts, coiffé d'un bonnet à plume, avec une armure
comte de Leicester. Buste de
richement ciselée, et la longue barbe. Légende : roger/us
cornes Lerces{erii ET IN BELGIO GvBer#a{or. 1587. Robert,
MONUMENT
DE
comte de Leicester et gouverneur des Pays-Bas. Revers :