‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 249 sur 380 · LOUI · texte numérisé non relu

LOUI

FOULD

pieds de laquelle on voit l'Amour enfant. Les noms des

personne se lisent ainsi en lettres d’or: paLLAS. vexvs.

IVNE. PARIS. Peinture en grisaille teintée de diverses cou=

leurs parmi lesquelles domine le bleu, dans une bordure d’arabesques en or. Le revers du couvercle et le pied sont

également décorés d’arabesques. H. 12 cent. D: 17 cent.

1993. — Flambeau. Le pied, tr

douze médaillons relevés en bosse, de forme ovale, sur

large, est orné de

chacun desquels est peint un sujet mythologique. 1° Hercule étouffant Antée; 2° Hygie:

4 Apollon; 5° Hercule enlevant une femme au dieu Par

® Hercule enchainant Cerbèrc

6° Mercure; 7° Hercule portant le ciel; 8° Minerve; 9° He

cule perçant d'une flèche un Satyre; 10° Cybèle ou Ops

(voyez le u° 1999); 11° Hercule vainqueur de la biche aux cornes d'or; 12° Méléagre. La tige du flambeau est séparée en deux parties par une sorte de bobèche décorée de grou-

pes d'enfants traités avec une grâce et une naïveté déli-

cieuses; les uns font danser un ours; un autre chevauche

sur un bâton à tête de cheval; un autre sur un véritable cheval; enfin un dernier sonne de la trompe. Sur la partie

supérieure de la ti

e, Neptune et Amphitrite sur un char ivis de Tri-

tons. Le contre-émail du pied est bleu, semé de fleurs de lis

trainé par des chevaux marins, précédés et s

d'or. H. 17 cent. Diam. du pied, 19 cent.

J'ai cherché vainement la signature de Jean Courtoi

ce flambeau, mais bien qu'elle n’y soit pas, je l'attribue sans hésitation à ce maitre qui en a signé un semblable de ses initiales L. C. Ce flambeau, qui ne diffère du nôtre que par sa dimension (il a 29 centimètres de hauteur) et par la couleur de l'émail du pied qui est pourpre et non bleue, fa

dans le catalogue de M. Labarte, sous le n° 739, parmi les

it partie de la collection Debruge-Duménil et est décrit

œuvres de Jean Courtois. (V. p. 600.) Je sais que M. le comte de Laborde a cru pouvoir distinguer parmi les émaux signés I. G, les beoux qu'il attribue à Jean Courtois, des médiocres qu'il pense avoir été exécutés par un inconnu signant des mêmes initiales. (V. Votice p. 299.) Mais la beauté

Jean Cour-

de notre belle pièce autorise à l'attribuer à tois, et non à l'inconnu I. C, si tant est qu'il faille admettre son existence, ce qui n’est peul-être pas nécessaire,

car le même artiste peut avoir fait des œuvres de mérite

inégal. On rencontre rarement de splendides flam-

beaux. Le Louvre en possède deux ou trois, non compris

dans la notice de M. le comte de Laborde, qui me parais-

sent devoir être attribués à Jean Courtoi

mais il n’y en

avait qu'un dans la riche collection Debruge-Duménil, ct il

u'y en a pas un seul au musée de Cluny.

1994. — Coffret de cuivre ciselé et doré, orné de douze

petits tableaux sur émail, peints en grisaille lég

ment teintée, avec inscription en lettres d’or. Sur le cou-

ele, au-dessous de la poignée, au milieu de rinceaux, on

lit en creux, sur un cartouche, cette devise : DEVM TIME. —

MONUMENT

DE

Crair

s Dieu! L'histoire de Tobie a fourni les sujets de ces

tableaux; mais

l'artiste, peu soigneux de la partie littéraire

de son

uvre, n'a pas placé ses plaques dans l'ordre natu-

rel de l'histoire, et de plus les inscriptions sont pleines de

fautes, des mots sont oubliés, d'autre aussi

ne

répété

m'astreindrai-je pas à décrire les plaques dans l'ordre

qu'elles occupent sur le coffret; je préfère suivre l'histoire

de Tobie dans la Bible :

1° Débuts de l'histoire; chapitre L, v. 1. Inscription

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