scène. V. n* 2006 à
2007. — Le Portement de croix. Jésus-Christ succombe sous le poids; un soldat le menace d’une massue et le repousse du pied; des saintes femmes en prières accompagnent le Sauveur. Dans le fond, foule, soldats, cavaliers.
Voy. n° 2006-2008.
2008. — Le Crucifiement. Jésus est en croix entre les
deux larrons. Au-dessus de la tête radiée du Sauveur on lit : INRI. A droite de la croix, la lune; à gauche, le soleil. Au pied de la croix, la sainte Vierge et les saintes femmes soldats, cavaliers,
à genoux en prières; un prince des
prêtres avec mitre épiscopale, ete. V.
2009. — Plaque provenant d’un coffret. Le martyre de
saint Laurent, copié exactement d’après la gravure de
Marc-Antoine. Grisaille sur fond plutôt bleu, avec rares rehauts d'or. H. 66 mill, L. 82 mill. La belle composition de Baccio Bandinelli, peinte en grisaille et réduite aux petites proportions d'une plaque de 66 millimètres de haude sa
teur, n'a rien perdu randeur. Le peintre émailleur
auquel on doit ce chef-d'œuvre, l’un des joyaux de la série
si riche des émaux de cette collection, a signé son œuvre, mais en cachant son petit monogramme dans le coin le plus modeste. On l'y découvre cependant, c'est un M. et un P.
M. de Laborde cite p. 302 une grisaille de la collection de M. Gatteaux avec la même signature, Ce monogramme cache peut être l'artiste qui signait MDPP, MD avec un 1 dans le D, MD. PAPE, et, enfin, MPAPE, comme sur une belle plaque de la célèbre collection de feu Charles Sauvageot, et qu'on peut voir au Louvre grâce à la libéralité de cet antiquaire éclairé. Si cetle conjecture était fondée, on devrait encore ce précieux émail à Martin-Didier Pape, auquel nous attribuons le
grand triptyque ,
n° 1995. Je n'y verrais rien d'impossible; le travail du grand tableau et de la petite miniature pourraient trèsbien être de la même main. (Voyez au n° 1995 ce que nous ayons dit des diverses signatures qu’on croi pouvoir
attribuer à un seul et même peintre, qui se nommait sans
doute Martin-Didier Pape.)
2010. — Plaque dont la partie supérieure est échancrée.
La composition est encadrée d’un filet d’or. Grisaille teintée
LA
avec rehauts d'or. Le sujet est Jésus mis au tombeau. Joseph d’Arimathie et Nicodème déposent dans le tombeau le corps de Notre-Seigneur, dont les plaies sont encore saignantes. Marie-Madeleine aide à soutenir le saint fardeau. Un ange et, contrairement à la tradition, deux figures d’apôtres nimbés, comme le sont aussi Joseph et Nicodème, assistent à cette scène. Au revers, sur une couverte jaune, on
distingue le petit poinçon des Pénicaud; c'est celui qu’on
voit figuré dans la note de la page 159 de l'ouvrage de
M. de Laborde. Gravé pl. XXXIV. H. 8 cent. L. 10 cent. 1/2
Pierre Pénicaud a traité
e mème sujet en grand. Voyez
comte de Laborde, p. 170, n° 184. Cette plaque, qui porte
le poinçon des Pénicaud, peut done être attribuée à eet habile homme, pour lequel M. de Laborde a été un peu sévère. Le bel échantillon de son talent que nous venons
de décrire pourrait peut
tre plaider en sa faveur. La com-
position et le dessin rappellent de loin la manière d’An-
drea del Sarte.
2011. — Le Passage de la mer Rouge. Les Égyptiens
sont submergés; on voit leur foule innombrable du milieu
de laquelle se distingue, sur le premier plan, Pharaon monté sur un magnifique cheval et regardant le ciel avec colère. Peintures en grisaille, avec quelques teintes de couleur aux chairs et des rehauts d’or très-sobrement appliqués. Plaque carrée provenant d'un coffret. H. 8 cent. 1/2. L. 9 cent.
Jean Courtois a traité plusieurs fois ce sujet; M. le comte de Laborde décrit parmi ses œuvres, sous le n° 392, une
plaque ovale, en émaux de couleur, dans laquelle le Pha-
raon, au lieu d'être à cheval, est dans un char. Je trouve le même sujet peint et presque identique à notre plaque sur une coupe de la collection de M. le colonel Bourgeois, publiée dans les Ars au moyen dge, de Du Sommerard. XXXIT, ch. 1x).
plaque est
(Voyez Album, T° série, pl. On peut
donc supposer que cette petite du même maitre. La signature manque, il est vrai, mais M. le comte de Laborde ne la signale pas non plus sur l'émail
du Louvre qu'il lui donne, et d'ailleurs cette iature
pouvait se trouver sur une autre des plaqnes du coffret
dont provient cet objet.
2012. — Plaque carrée, mais arrondie dans la partie supérieure. Deux sujets d’inégale grandeur décorent cette belle plaque : le premier et le moindre représente l'Annonciation; l'ange Gabriel se présente devant la Vierge, représentée nimbée, à genoux et en oraison. L'ange tient à la main une épée autour de laquelle s’enroule une banderole sur laquelle on lit en lettres d’or imperceptibles les mots Maria. En outre, autour de AVE MARIA
cette pre
consacrés de la salutation : AvE cette composition, on lit en gros caractères :
GRACIA PLENA. Une ligne d’arabesques sépar
mière partie de la seconde, qui représente ce qu’on appelle
le Mariage de sainte Catherine. Li
sainte Vierge, assise,
tient l’enfant Jésus sur ses genoux; le Sauveur tient de la
main gauche le globe crucigère et tend la droite à sainte
té-
Catherine qui s'incline devant lui. La sainte est c:
risée par la roue qu’elle tient à la main gauche, Une vigne chargée de raisins occupe le fond du tableau. H. 16 €. 172. L. 10 cent.
Gri de la Vierge rappelle par la pose et le style les madones
ille avec rehauts d’or. Excellent travail. La figure
de Raphaël, dont elle est une copie où tout au moins un reflet.
2013 et 2014. — Deux plaques provenant du même coffret. H. 9 cent. L. 12 cent.
2013. — L'Adoration des bergers. La sainte Vierge
à genoux en oraison devant l'enfant Jésus qui est couché
sur la crèche à côté de l'âne et de la vache. D'un côté
saint Joseph nimbé accourt une lumière à la main; de l’autre un des bergers entre dans la cour. A gauche, on distingue Dieu le Père dans le ciel, puis l’ange qui annonce la bonne nouvelle aux bergers, enfin un des bergers qui se hâte de venir adorer le Sauveur. V. n° 2013
et 2014.
à la porte de la crèche tient sur ses genoux l'Enfant divin
Adoration des rois. La sainte Vierge a
qui
ax renfermés dans un coffret que lui
offre à genoux l'un des rvis mages; les deux autres, é
ga-
lement chargés de présents, attendent leur tour pour
adorer le Sauveur. Derrière la Vierge, on distingue saint
Joseph et les animaux dont Jésus partagea l'humble asile. Dans le ciel, on distingue l'étoile qui guida les rois mages, et, au dernier plan,