‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 265 sur 380 · DE FABRIQUE VÉNITIENNE · texte numérisé non relu

DE FABRIQUE VÉNITIENNE

2045. — Aiguière en cuivre émaillé, à anse surélevée.

Sur fond d’émuil blanc visible à l’intérieur et à l’extérieur,

à l'attache de l’anse et près du pied est appliquée une

couche d'un bel émail bleu sur lequel sont semés à profusion des ornements de fantaisie en or. Un cordon d’émail vert sépare la panse du pied. La couleur blanche est semée d'étoiles d'or à l’intérieur et à l'extérieur. Sur la panse de l'aiguière, grand écusson aux armes du possesseur. Cet écusson, qui a pour supports deux sauvages armés de massues, est surmonté, en guise de casque, d’un arbre émaillé vert et or qui ressemble au rouvre ou chène des armes parlantes

de la maison de la Rovere, On peut blasonner ces armes,

qui sont cerli a bande

de deux chaud

nement espagnoles, de gueules à

zur engoulée par deux têtes de lions d'or, cantonnée

es d'azur. H. 29 cent.

Cette aiguièr n* 2046-7, 8 et 9

ainsi que les quatre objets qui suivent,

, est de fabrique italienne. On attribue même généralement, mais sans beaucoup de certitude, cette

à des artistes vénitiens. Cette fabri-

série de précieux objets

tion dura peu de temps, éclipsée qu’elle fut par le succès

es émaux peints de Limog aussi ses produits sont—ils

ujourd’hui de la plus grande rareté. On n’en compte que

st seulement une

six pièces dans le Musée du Louvre; c'e

plus que dans la collection L. Fould, et je n’en trouve

as du tout dans le catalogue du Musée de Cluny.

Notre aiguière, qui est tout à fait semblable à celle du

ouvre que M. de Laborde décrit sous Je n° 171, sauf

u'elle est de plus armoriée du blason de son possesseur,

‘aperçu qu'il a

st mentionnée par M. de Laborde dans

onné de cette branche des arts dans sa Voice des émaux

(voy. p. ciateur éclairé des œuvres de l'art,

figures

145, note). Appré

M. de Laborde fait remarquer avec raison que les

d'hommes

auvages qui servent de support aux armoiries « sont indignes de la beauté et de l'élégance de

la pièce. » On peut en conclure que les artistes italiens

dignes de ce nom ne daignèrent pas s'occuper de la décoration de ces objets qui fut confiée à de simples artisans,

mais ces artisans furent certainement guidés par des artistes

FOULD

quant à la forme et aux contours des pièces, car elles sont

d'une élégance remarquable.

2046. — Plateau d’aiguière, à grands godrons, émaillé dans le même style et aux mêmes couleurs que l'aiguière

n° 2045, à laquelle on pourrait croire qu'il a dû appartenir ) I I I PP

si le pied s'adaptait plus exactement sur l’ombilie. D. 46 ce. 2047. — Vase en forme de vidrecome, à une seule anse

et à goulot, émaillé aux mêmes couleurs que les deux pré-

cédents. L’ornementation est à peu près la même; il faut

cependant signaler ici la présence d'un semis de fleurs de

lis héraldiques d'or qui alternent avec des étoiles ou

rosaces. Le nœud qui sépare le pied du vase est blane avec

un semis de pois bleu clair. H. 19 cent.

2048. — Petit plateau à godrons, décoré dans le même

style et aux mêmes émaux que le n° 2046. D. 22 cent.

2049. — Vase à pied, sans anses, mais avec vestiges

des attaches d’un couvercle.

Ce joli vase, décoré dans le même style et aux mêmes

émaux que les quatre objets qui précèdent, est godronné

comme les n* 2046 et 2048. H. 12 cent.

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