‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 267 sur 380 · LUCA DELLA ROBBIA ET SON ÉCOLE · texte numérisé non relu

LUCA DELLA ROBBIA ET SON ÉCOLE

lib. Ces mots ont été souvent placés autour de l'écusson fleurdelisé des rois de France. Le docteur Waagen, dans ses Treasures of art in Great-Brilain, mentionne un basrelief qui doit être une répétition de celui-ci comme un des plus beaux spécimens de Luca della Robbia. Ce basrelief dont l'écrivain n'indique pas les dimensions et qu'il ne cite évidemment que parce que cet objet l’a frappé particulièrement, car il s'occupe bien plus de la peinture que des autres branches de l’art, est conservé dans la col-

| lection de James Morrison, esquire.

2053. — Bas-relief. La sainte Vierge agenouillée adorant

‘enfant Jésus couché à ses pieds. Dans les cieux, Dieu e Père représenté à mi-corps, ouvrant ses bras avec un geste de suprème bonté. Sur sa poitrine, on distingue a colombe, emblème du Saint-Esprit, ce qui complète la représentation du mystère de la Trinité. La figure de Jé-

entourée de

| hovah es chérubins. Plus bas, quatre

autres anges dans les airs en adoration, On lit sur une

vanderole tenue par deux chérubins ces mots : GLORIA IN

EXCE

SiS DEO ET IN TERRA. (pa hominibus bonæ voluntatis, est sous-entendu.)

Les figures se détachent en blanc sur un fond bleu. I

bordure, également en faïence, se compose d'une large guirlande de fleurs et de feuillages émaillée en blane et en vert. Diam, 1! mètre 93 cent.

Il faudrait répéter ici les épithètes admiratives que nous avons si justement prodiguées au bas-relief qui pré cède. On admire au Musée de Cluny un médaillon de la même dimension que le nôtre et dont le sujet ne diffère n° 2034 1rd, éd. de 1858.

que par quelques variantes. V. le dans le Ca-

talogue rédigé par M. E. Du Somme

On peut voir une gravure de ce remarquable morc

dans le Magasin pittoresque, année 1850, page 245.

MONUMENTS DE

ao

2054. — Médaillon rond. La sainte Vierge, vue à micorps, tenant dans ses bras l'enfant Jésus. Une couronne de feuilles et de fruits coloriés au naturel encadre ce médaillon qui est teinté de quatre couleurs. Les figures sont en blanc, sauf les prunelles qui sont en noir; les nimbes sont en jaune; le fond est bleu. Diam. 43 cent. Fabrique

de della Robbia. Terre émaillée en couleur (terra inve-

triata), comme le n° 20:

. — Médaillon rond. Saint Jean assis écrivant son

angile ; un ange tient son encrier. Diam. 38 cent. M. Jules Labarte, dans l'Introduction du Catalogue de la

collection Debrug

- Duménil, cite ce précieux médaillon comme pouvant servir à faire apprécier le mérite des com- (W. p. 291.)

En effet, on y voit fondues avec habileté les couleurs ha-

positions en émail colorié de Luca della Robbi:

biluellement employées par le célèbre inventeur des basreliefs émaillés de blanc et du coloriage de cet émail. Notre bas-relief provient de la vente Debruge-Duménil.

(Voyez n° 1139 du Catalogue.)

5 et 20

. — Deux médaillons semblables avec

sujets émaillés en couleur. Le Phénix sur le bûcher allumé

par les re

yons du soleil. Bordure composée d’une guirlande

de feuilles et de fruits. Diam. 80 cent.

— Médaillon circulaire sur lequel parait une tête de Bacchus de très-haut relief. La tête d’émail blanc est ceinte d’une couronne de raisins et de pampres de couleurs naturelles ; sur le cou parait une sorte de collier également composé de raisins et de pampres. Diam.

75 cent.

Ouvrage du x siècle qui doit être attribué à Andrea,

neveu de Luca ou à l'un de ses fils.

— Fragment d’une frise sur laquelle paraît en haut-relief un chérubin au milieu d'arabesques. Terre émaillée blanche sur fond bleu. H. 30 cent. L. 63. cent,

iècle.

On peut faire dater ce précieux fragment du xvi°

2060, 2061, 2062 et 2063. — Quatre figures d'esclaves maures enchainés, en terre revêtue d’un vernis blane analogue à celui de Luca della Robbia. H. 40 cent.

Ces remarquables figures sont des copies réduites des fameux esclaves de la statue pédestre du grand-duc de Toscane Ferdinand I", que l’on admire à Livourne, devant le

port, et qui fut commencé

par Cosme IT, son fils. La statue colossale, en marbre blanc, est de Giovanni Bandini, dit dell” Opera, et non pas, comme l'ont écrit divers auteurs

et entre autres le comte Litta, dans ses Famiglie celebri

d'Italia, art. Medici, de Jean de Bologne. Les quatre esclaves sont de P. Tacca, qui termina le monument avec l'aide de deux de ses élèves, sous Le règne de Ferdinand I, en 16

ticité prétend que Tacca prit pour modèles de ses esclaves

Une tradition dont on ne garantit pas l’authen-

un Turc et ses trois fils prisonniers de la bataille de Lé-

pante. Quoi qu’il en soit, ces quatre esclaves jouissent

d'une ©

élébrité méritée, et on peut dire avec- Valery

(Voyages d'Italie, &. I, p. 376,) « que jamais monu- «ment ne fut mieux mérité, » car c'est au grand-duc Ferdinand [* que le port de Livourne doit sa prospérité. On croit pouvoir attribuer ces figures de faïence vernissée à la manufacture établie près de Florence, au commence-

ment du xvu° siècle, par le marquis Ginori.

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