LOUI
FOULD
usité jadis en pareille circonstance, et qu'on retrouve encore aujourd'hui dans certaines contrées de l'Orient. Trois femmes s'empressent autour de la nouvelle accouchée. et de c
le à deux têtes de l'Empire sur la face princi-
L'extérieur est décoré de mées. On dis-
rabesque
tingue g
13 cent.
brique d'Urbino, m
pale. H.
d'une époque ba
2068 et 2069. — Une paire de flambeaux revêtus de peintures. H. 19 cent.
2068. — Dans la partie supérieure, des Amours; sur la
ir
partie intermédi , quatre trompettes romains en marche avec la peau de loup comme surles monuments antiques; deux sonnent de la trompette droite, {uba; les deux autres
sonnent le lifuus, ou trompette recourbée à large pavillon.
Dans la partie inférieure, un paysage sans figures. Voyez
ci-dessus et le numéro suivant.
2069. — Partie supérieure : Amours. Partie intermédiaire : deux guerriers sortant de leurs tentes, réveillés
évidemment par les trompettes qu'on voit sur l'autre flam-
ge riant, un
beau. Partie inférieure : au milieu d'un pay jeune guerrier assis au pied d’un rocher.
Ces flambeaux, d’une admirable conservation, sortent des
fabriques d'Urbino. Le style des peintures qui les décorent est excellent et accuse le milieu du xvr' siècle. Les costumes
sur les monuments de Rome avec une exacti-
sont copiés
tude qui se ressent de l'amour enthousiaste que l’on portait
aux restes de 1
antiquité dans la ferveur de la renaissance.
Voyez n° 2068.
2070. — Aiguière à une anse dont le bec est sculpté en gueule de lion. Si l’on ne se rappelait à quel point la
ècle, se donnait de licences, on cherche-
fantaisie, au xvr
ait vainement à expliquer les peintures qui ornent ce beau vase. Mais en n'oubliant pas que les artistes de cette époque se permettaient tout, comme ceux dont parle Horace au commencement de son Épitre aux Pisons, on peut tenter l'aventure. Sur le col de notre aiguière parait l'aigle de Jupiter armé du foudre; au-dessous de l'anse, le dieu d’un
fleuve couché et appuyé sur son urne; voilà des sujets
paiens; mais ensuite il faut passer sans transition comme
sans raison au moins apparente à des sujets évidemment
empruntés à l’histoire sainte, mais qu'il n’est pas facile d'interpréter. On voit d’abord deux personnages, un homme et une femme, qui font penser à Adam et Ëve quittant le Paradis terrestre, ou à Abraham et Agar, bien qu'on ne voie pas le
jeune Ismaël; plus loin, un homme agenouillé
tenant une aiguière sur ses genoux et dont les traits expriment le désespoir. Cet homme, qui semble abandonné dans un désert, est secouru par un ange; c’est peut être Élie ou Élisée. H. 27 cent.
Cette aiguière, remarquable par son excellente conser-
valion et l
bino
éclat des peintures, est de la fabrique d'L
et date du xvr' siècle,
2071. — Aiguière en forme d'oiseau. Le bec se rattache à l’anse unique par un mufle de lion; la queue de l'oiseau est décorée d'un mascaron en relief. Sur la panse de l'aiguière, un paysage au milieu duquel paraît une figure allé-
gorique qui personnifie la Force : c’est une j
une femme
debout s'appr
nt sur un bouclier. Fabrique d'Urbino,
ele. Couleurs vives et harmonieuses. H, 20 c. 2072. — Ce numéro manque.
2073. — Vase sans anses ou urne de forme presque
ronde, à col étroit et petite ouverture, avec deux sujets séparés par des feuillages. D'un côté, tête de vieillard chauve
et barbu; de l’autre, tête de jeune femme. Ces têtes se
détachent sur un fond jaune. Les feuillages et arabesques sont peints en jaune et blane sur fonds bleus et verts de