H. 28 cent
tons très-harmonieux. Fabrique de Faenz Cir. 81 cent.
— Vase en forme de Sirène. Ce n’est pas la Si-
rène de la mythologie, qui est une femme à corps d'oiseau,
la Sirène des modernes, une femme se terminant en
poisson, qui fait penser au monstre décrit par Horac
Desinit in piscem formosa superne. Nous avons en effet ici une tête et un buste de jeune femme avec un corps d'oiseau finissant par une queue de serpent qui servait d'anse. Cet être chimérique est perché sur deux pattes de palmipède. Le vase n’a pas d'autre ouverture que deux trous pratiqués à la bouche; c'était une de ces malices
qu'on aimait beaucoup au xvr siècle.
Notre oiseau est peint la fabrique de Faenza, mais on peut hésiter entre cette ville et Urbino. H. 21
de diverses couleurs. On croit pouvoir le donner à
cent.
2075. — Ai
par une tresse, La panse de cette &
ière à une anse avec goulot réuni au col
gu
ère, séparée en deux
par une large cannelure, est décorée d'a
abesques qui se
détachent en bleuâtre sur un beau jaune. Au-dessous de l'anse, sur et au-dessous du goulot, dans un cartouche,
marque de fabrique peinte en noir disting
on y ue une
S et une N surmontées d’une F dont le haut forme la croix patriarcale. Fabrique de Faenza; commencement du
xvr° siècle. H. 27 cent,
2076. — Grand vase de pharmacie de forme ovoïde, sans anses. Sur la face principale, buste de Minerve cas-
quée, se détachant sur un fond jaune. Des feuille des
res, arabesques et rosaces décorent le reste de ce vase. Fabrique de Faenza ou, selon quelques-uns, de Castel-Durante, au-
jourd'hui Urbania. H. 37 cent.
2077. — Vase à deux anses, de forme semi-ovoïde, décoré d’arabesques bleues et jaunes sur fond blanc, avec
reflets nacrés. Fabrique italo-mauresque, xvr' siècle. H. 21 c.
2078. — Grand vase à couverele, surmonté d’une boule
MONUMENTS DE
à pointe à l’orientale. La décoration de ce vase, de la plus
grande élégance, est divisée en grands quartiers; sur les
uns, fleurons jaunes sur fond blanc; on distingue sur les
autres,
des imitations de lettres arabes qui se détachent en blanc avec semis de jaune sur fond bleu. Le couvercle
est
aussi grand que le vase lui-même. H. totale 55 cent. Circonf. 1 m. 41 cent.
Ce magnifique échantillon des fabriques italo-mauresques a été rapporté de Sicile; on est donc en droit de l’at-
tribuer à Caltagirone.
décoré
2079. — Vase à deux anses, à reflets nacrés, d’ornements de diverses couleurs, parmi lesquelles dodans un cartouche
IHS,
Sur les deux f
mine le jaune.
ovale, le monogramme de Notre-Seigneur tel qu'il a
Jésus. EF
été adopté particulièrement par la Socit
brique de Pesaro. H. 30 cent.
2080. — Vase à pied, à couvercle pointu, avec couverte
jaune à reflets opalisés. La forme de ce vase et les écailles
ou clous en relief qui le décorent rappellent la pomme de
Pesaro. H. cent.
pin. Attribu.
2081. — Vase à couvercle et à deux anses en faïence
vernissée brune, couvert
d'ornements en relief représentant des fleurs et des fruits et rappelant les Palissy. Ces ornements se détachent sur le fond en blanc, vert et bleu.
Fabrication toscane du xvir siècle. H. 34 cent.
2082. — Plat de fabrique hispano-mauresque, avec sords godronnés. L'ombilic proéminent est décoré d'un éeusson sur lequel on reconnait un lion grossièrement dessiné avec la tête traversée par une sorte de flèche à deux ointes. Les peintures de ce plat sont jaunes sur fond
lanc avec reflets nacrés. Diam.
2083. — Plat de fabrique hispano-mauresque, décoré à peu près dans le système de celui qui a été décrit sous 2078. Ici,
les imitations d'inscriptions arabes sont
lus distinctes. Sur l'ombilie, écusson armorié : d'azur à
trois fasces d'argent à la bande d'or brochant sur le tout.
Diam. 47 cent.
2084. — Plat profond de fabrique hispano-mauresque, avec ombilice proéminent sur lequel parait un écusson chargé d'un lion rampant. Les ornements sont peints en 2079. Le
jaune sur blanc avec reflets nacrés comme au n°
revers est décoré d'arabesques. Diam. 37 cent.
2085. — Plat de fabrique hispano-mauresque avec orne-
ments de même couleur que les précédents. Sur l'ombilie, écusson chargé d’un aigle. Sur les bords, pas de légende
comme sur le précédent, mais godrons. Diam. 47 cent.
2086. — Plat de fabrique hispano-mauresque, dont
l’ombilic bombé et godronné est chargé d'un écusson
chargé d’un taureau et d'une rose. Une légende imitant
les inscriplions arabes entoure le fond; cette légende est
séparée de l'ombilie par d'élégants fleurons jaunes sur blanc. Les bords sont peints de fleurons de même couleur,
divisés également en sections
dont quelques-unes sont en
outre décorées de cartouch
sur lesquels l'azur, l'or et le
blanc harmonieusement mariés, forment une élégante orne-
mentation. Diam. 49 cent.
2087. — Plat de fabrique hispano-mauresque charg
d’ornements peints en jaune à reflets d'or de style orien— tal avec ombilie proéminent sur lequel parait un écusson chargé d'un bouquetin et d'un objet qui ressemble au
l'Église romaine. Sur les bords
gonfanon de
légende en
relief de la même couleur; cette légende où le même mot
reparait sans cesse n’a pas de sens. C’est une imitation des
inscriptions arabes, qu’on ne peut
étonner de trouver sur un plat de fabrique hispano-mauresque. Diam. 49 cent.
2088. — Plat décoré d'ornements bleus sur fonc Sur
blanc.
l’ombilie, écusson ovale armorié; d'azur à six montagnes d'argent, à la bande de sable. Diam. 47 cent,
Ce plat et les quatre
uivants sont de fabrique italomauresque, c'est-à-dire qu’on les croit faits en Italie à
limitation des plats mauresque
2089. Grand plat décoré de fleurons bleus sur fond
blanc. Sur l'ombilic, IH
resque, peut-être de Faenza. Diam. 45 cent.
le monogramme de Notre-Se
gneur,
en caractères
gothiques d'or. Fabrique italo-mau
2090. — Grand plat de fabrique italo-mauresque. La décoration principale consiste en quatre écussons chargés d'arabesques qui se détachent en blanc sur fond d’or. Les intervalles entre les écussons sont remplis par des entrelacs et des imitations d'inscriptions or et blanc sur fond bleu.
Le revers est décoré d’un grand griffon qui se dé-
tache en or sur fond blanc au milieu de feuilla Reflets nacrés. Diam. 44 cent.
2091. — Grand plat sur l'ombilic duquel parait un écus-
son cha d'un lion rampant. Ornements de fantaisie
bleus et jaune
2092. — Grand plat à refle
s métalliques et opalisés, blanc. Au
de Florence.
décoré de fleurons bleus et jaunes sur fond
centre, l'écusson de l'illustre famille des Stroz
Diam. 45 cent.
Comme on le remarquera aussi plus loin, n°
28 et
), les armes ne sont pas rigoureusement aux couleurs
de la maison dont on a voulu figurer le blason. La
maison Strozzi
porte d’or à la fasce de queules chargée de
trois croissants d'argent; ici on distingue bien le fond d’or
et la nuance rougeâtre de la fasce, mais les croissants ne
sont pas d'argent. Les beaux reflets métalliques et opalisé
| de ces plats ne permettaient évidemment pas de peindre
scrupuleusement les blasons. On croit ce plat de fabrique
italo-mauresque.
de la mai
— Plat portant au centre les armoiries d'un pape
son de Médicis, car l’écusson est surmonté de la
tiare et des clefs en sautoir. Les bords sont décorés d’or-
nements de fantaisie parmi lesquels dominent de gros fleu-
rons bleu foncé. Fabrique de Faenza. Diam. 35 cent.
Ce beau plat pour eri, dans son
it être celui que Pa
Istoria delle pitture in majolica, ete. p. 41, désigne
comme lui ayant appartenu et qui portait, dit-il, L
\rmes de Léon X; cependant, il faut dire que l’absence des lettres L. X., qui accompagnent souvent le blason de ce pontife, ne permet pas de choisir entre les deux papes de la maison de Médicis qui se succédèrent en l’espace de dix
ans sur la chaire de saint Pierre.