Jupiter sous la forme d’un cygne et Némésis ou
Léda. Némésis, revêtue d’une longue robe ; 8 ;
la main droite elle tient une draperie sous laquelle
cache le cygne. On distingue un collier au cou du cygne. Cornaline. Onyx à trois couches. H. 30 mill. L. 26 mill.
Gravé, pl. VIT. Le Cabinet des médailles et antiques, à le
Bibliothèque impériale, pos
de une pâte de verre antique
représentant le même sujet, mais traité avec moins de
chasteté. (Voyez n° 3373, Catalogue de M. Chabouillet.) La
déesse est entièrement nue, au lieu qu'ici nous la vo
yons
pudiquement revêtue d’une robe talaire, ce qui, joint au diadème qui orne son front, la fait ressembler à Junon, la |
compagne légitime de Jupiter, plutôt qu'à une de ses in- Le) Le) ?
nombrables amantes. Aussi le nom de Némésis, déesse
qu'Hésiode place à côté de la Pudeur (Opera et Dies, v.
200), convient-il mieux à cette représentation que celui de Léda. Suivant le Scoliaste de Callimaque (ad hymnum in Dianam, v. 232), ce n’est pas Léda qui accouche d'un
œuf mais bien Ném
sis. Voyez aus
si, sur ce sujet, les p. 296.
On peut comparer avec ce camée un bas-relief de terre
annotations de Spanheim sur Callimaque. T. II,
cuite du British Museum, représentant Némésis drapée comme ici, et s'appuyant sur le cygne divin. Taylor Combe
(A description of the collection of ancient terracottas in
the British Museum) décrit un bas-relief romain représen-
tant Vénus sur un € ait bien être attribué à Némésis. V. pl. XXXV, n. 72, p. 36 bliée par D'Agincourt, dans son Recueil de fragments de |
gne, qui pour!
ur une Jam
)e pu
sculpture antique en terre cuite, XXNIII, 3., on voit
Léda nue comme sur la pâte de verre citée plus haut.
903. — Cérès, voilée et tenant une corne d’abondance. Buste de face. Calcédoine à deux couches. H. 19 mill. L. 15 mill. C’est probablement une femme de famille impériale qui est ici représentée en Cérès. Ce joli camée, qui parait dater du 1 siècle de l'ère chrétienne, est orné d’une mon-
ture moderne en or émaillé.