L’Aurore dans son char. La divinité est repré
sentée debout, vêtue d’une longue robe et d'un peplus
dirigeant elle-même les chevaux de son bige. Un voile
(ampechonium) flotte au-dessus de sa tête et y forme
une sorte d’auréole. Sardonyx à trois couches. H. 36 mill. L. 54 mill. Gravé, pl. VIL. Ce camée, l'un des plus impor-
tants de la collection, serait cl:
é parmi les pierres d
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emier ordre dans un Musée publie. L'excellence du tra-
vail et la richesse de la matière concourent à lui assurer
e rang que nous lui ons. Acheté en Italie par M.
duc de Luynes, dont l'Europe connait la science et le goût éclairé, ce camée est entré, il y a quelques années, dans le cabinet de M: Louis Fould, par suite d'un échange conclu
var M. de Luynes avec un amateur paris
en.
Le sujet de l’Awrore dans son char à été souvent repro-
duit dans l'antiquité, On le retrouve sur une autre pierre de a collection, traité avec la même élévation de style, quoique sur une matière moins remarquable et d’une dimen-
sion moindre. Voyez n° 905. Voir aussi aux Pâtes de verre
es n° 1460 et 1461 qu'on trouvera sur notre planche XX, et enfin Marlborough Gems, t. 1, pl. XLVIIT et XLIX.
Un camée semblable, sinon le même, existait au xvi‘ siècle
dans la collection de Mathias Corvin, roi de Hongrie,
si célèbre pour la protection qu'il donna aux lettres et aux
arts. On peut le voir reproduit sur une belle miniature
qui orne un superbe manuscrit de Ptolémée, conservé à la
ément latin.
Bibliothèque impériale, sous le n° 871 du supp
Voyez aussi Miliotti, Description d'une collection de
Pierres gravées qui se trouvent dans le Cabinet impérial
de Saint-Pétershourg. Vienne, 1803, p. 92.
905. — Même sujet qu'au numéro précédent. Sardonyx à deux couches. Voir plus haut le commentaire du n° 904. H. 24 mill. L. 28 mill.