Apollon debout, nu, sauf une chlamyde qui
flotte sur ses épaules, jouant de la lyre. Calcédoine à deux
couches. H. 12 mill. L. 9 mill.
907. — Diane Tauropole. La déesse est représentée debout dans un char attelé de deux taureaux; elle tient
d’une main les rènes et de l’autre un flambeau. Un croissant
décore sa tête. Sardonyx à trois couches. H. 10 cent. L. 13 cent. Gravé, pl. IX.
Les camées d’une pareille dimension sont de la plus
grande r
té. On les compte dans les collections publiques. Celui-ci n’est pas, à la vérité, de la plus belle époque de l'art; mais bien} qu'il faille le faire descendre au moins jusqu’au règne de Septime-Sévère, il n’en est pas moins
conçu et exécuté avec une grande énergie. Il manque une
jambe à l’un des taureaux ; la partie inférieure du char a aussi souffert. Je crois que ce camée a été exécuté dans les provinces asiatiques de l'empire romain. Le type de Diane Tauropole se rencontre sur les médaillons de la Cilicie et de la Lydie. Voyez le médaillon de Julia Cornélia Paula, femme d’Élagabale, frappé à Anazarbus de Cilicie, Mionnet, t. IL, p.
Mionnet, t.W, p. 650, n. 575. Sur un médaillon de Lucius
53, n. 80; de Philippe père, à Tarse de Cilicie,
Vérus, frappé à Tralles de Lydie, la Diane est trainée par deux bœufs bossus, ou zébus, Mionnet, t. WI, p. 187, n. 1088. On voit cette dernière variante de ce type sur un médaillon de bronze encore inédit d'Olba de Cilicie, frappé sous Antonin le Pieux, qui fait partie de la collection de
M. Sabatier. On peut comparer notre curieux camée avec
un bas-relief de marbre du Mus.
» du Louvre représentant
Diane Tauropole. Voyez, dans le Musée de sculpture du
comte de Clarae, t. I, p. 342, pl. CEXVI, n° 76.
908.— Vénus et Adonis. La déesse est représentée debout et nue, sauf une légère draperie; elle tient d'une main la pomme; l'autre main est placée sur l'épaule d’Adonis qui la contemple amoureusement. Celui-ci estreprésenté entièrement nu et tenant son épieu de chasseur. Agate-onyx à deux couches. H. 15 mill. L. 12 mill.
Ce camée, dont la composition est d’un grand style, ne parait pas avoir été terminé. On peut voir, sur les représentations d’Adonis, la lettre d'Otto Jahn à M. de Witte,
et surtout la réponse du dernier de ces savants dans laquelle
sont énumérés et discutés les principaux monuments antiques où l’on peut reconnaître ce mythe. Voyez Annales de l'Institut de correspondance archéologique de Rome, t. XVIL p.386, 417.
909. — Mercure, coïffé du pétase. Buste de profil. Calcédoine à deux couches. Diam. 13 mill. Travail grec
très-fin. Je crois que ce charmant camée est celui-là même
qui a été figuré dans le Hecueil d’antiquités du comte de
Caylus. Voyez t. I, p.139, pl. LI, n° 1.
910.—L'Amour vainqueur d'un Centaure. Éros est représenté enfant, ailé; debout sur la croupe du Centaure, il lui lie les mains derrière le dos. Le Centaure est barbu. Calcédoine à deux couches. H. 20 mill. L. 16 mill.
Ce camée, d’un travail très-fin, exprime l’allégorie favo-
rite des anciens sur la toute-puissante de l'amour qui
triomphe non-seulement des dieux et des hommes, amor
omnibus idem", mais encore de créatures farouches comme
les Centaures. Les artistes se plaisaient à placer sur la large croupe d’un vigoureux Centaure cette figurine enfantine d'Éros ; ce contraste offrait des motifs variés et gracieux ; aussi ce sujet se rencontre-t-il fréquemment sur les monuments. On peut voir entre autres exemples un basrelief d’un sarcophage du Musée Pio-Clementino, t. V, pl. vn, représentant une marche bachique, et le'groupe du
même Musée représentant l'Amour a
s sur la croupe d’un Centaure chasseur, (Voyez Museo Pio-Clementino, Y, 51; Clarac, Musée de sculpture, pl. DCCXXXIX, n 1783.)