‹ Description des antiquités et objets d'art qui composent le cabinet de feu M. le chevalier E. DurandChapitre 42 sur 137 · JO · texte numérisé non relu

JO

6é 4°^ — F. 3q. Peint. n. — Grande-Grèce. — Les joueurs SM accroupis de chaque coté d’un socle à deux gradins, derrière lequel est placée Minerve debout. Les deux héros sont armés de toutes pièces, munis chacun de deux javelots, et ont la tête couverte d’un casque. Derrière eux sont posés leurs boucliers ronds, ornés, l’un d’un trépied, l’autre d’une bordure de lierre. Minerve se retourne à gauche. Elle est revêtue d’une tunique talaire, et armée d’un casque, d’une lance et d’une égide écaillée et hérissée de serpents (i).

Haut. , Il pouces 10 lignes.

(i) Publié. Raoul Rochelte, Mon. inèd. Odyss. , pl. î.vt. Le savant antiquaire ( p. u 9 3 ) veut reconnaître dans ce sujet Ulysse et Diomèdes au moment où ils se disposent à enlever le Palladium.

oS' 4°4 — F. 65. Peint, n. — Vulci. — Ajax emporte le corps d’ Achille. Les boucliers des deux héros sont de forme . béotienne; celui d’Ajax porte pour emblème deux serpents; celui d’Achille est orné d’une tête de taureau. Une femme, vêtue d’une tunique et d’un péplus, se retourne vers le groupe des deux héros, et marche devant (ï). M. Raoul Rochette lui donne le nom de Thétis .

R. Bacchus barbu, assis sur un ocladias, se retourne vers une crotaliste vêtue d’une tunique et d’un péplus. Le dieu est enveloppé dans un ample manteau. 11 est couronné de lierre, et tient un cep de vigne et un céras.

Haut. , 9 pouce* 10 ligne*.

(i) Public. Raoul Rochette, Mon. inèd. Odyss., pl. lxviii, i, p. 388.

4o5 — F. 65. Peint, n. — Vulci. — Ajax emporte sur ses épaules le corps d’ Achille. Le bouclier d’Ajax est orné de deux serpents, celui du fds de Thétis de trois globules; ils sont tous deux échancrés. En avant de ce groupe est line femme, peut-être Thétis , qui s’éloigne en retournant la tête; elle est vêtue d’une longue tunique qu’elle relève de la main gauche. Une stéphané rayonnée orne sa tête. En arrière de ces trois personnages est un archer phrygien qui s’enfuit. 1! se retourne tout en paraissant saisi de frayeur, et tient son arc de la main gauche; une tunique courte et un grand carquois complètent son équipement.

R. Trois guerriers munis de boucliers ronds emmènent une femme voilée; les emblèmes des trois boucliers sont

trois globules, un dauphin et un serpent. Deux de ces guerriers se retournent vers la femme en marchant devant

elle.

&*at., 12 ponces 8 ligne*.

4o6 — F. 18. Peint, n. — Vulci. — Un guerrier armé de toutes pièces prend congé d’un vieillard à cheveux blancs (i). Entre les deux figures est un chien. Le vieillard tient un sceptre; il est vêtu d’un ample manteau. Une jambe humaine décore le bouclier rond du héros.

Haut. , 8 ponces 3 ligne*.

(i) M. Gerhard ( Ant . liildsv., t. XXXV) a expliqué un sujet à peu près semblable par Pyrrhus et Lycomcdes.

407 — F. 67, avec couvercle rapporté. Peint, n. — Vulci. — Ajax veut saisir Cassandre qui se réfugie aux pieds de Minerve. Le héros est barbu, armé d’un casque, d’une épée et de cnéinides; il tient la lance, et étend la main gauche au-dessus de la tête de la prêtresse. Une chlamyde recouvre sa cuirasse. Cassandre est entièrement nue, à l’exception d’un léger péplus; elle se retourne vers le fils d’Oïlée. Minerve est armée d’un casque, d’une égide bordée de serpents, d’une lance et d’un grand bouclier rond orné d’un serpent.

R. Bacc/ius , barbu , et vêtu d’une tunique talaire et d’un manteau, tient de la main droite un cep de vigne, et de la gauche le canthare. Sa tête, est couronnée de pampres. De chaque côté est un satyre barbu, qui retourne la tête vers le dieu.

Haut. , j compris le couvercle , 18 ponce*.

4o8 — F. 67, avec couvercle rapporté. Peint, n. — Vulci. — Ajax veut saisir Cassandre qui est à genoux aux pieds « de Minerve. Cassandre est vêtue d’une tunique courte et d’un péplus, et se retourne vers Ajax. Celui-ci tient l’épée de la main droite. Il est vêtu d’une tunique courte, et armé d’un casque et de enémides. Le bouclier de Minerve est rond et orné d’un trépied. Un casque et une égide bordée de serpents complètent son équipement. De chaque côté de ce groupe est un personnage, entièrement nu, qui s’éloigne eu retournant la tête.

,5o L VASES PEINTS.

R, T/iéséee t le Minotaure. Le héros athénien est barbu, ' velu dune tunique courte et d’une nébride; il est armé d’une épée. Il saisit le Minotaure par le cou. Celui-ci est tombé sur les genoux, et tient une pierre dans la main gauche. A droite , derrière le Minotaure, sont deux jeunes Athéniens nus; à gauche, eu arrière de Thésée, sont un éphèbe nu et une jeune fille athénienne, ^vêtue d’une tunique talaire.

Ha«t. i 18 pouces 4 ligne» y compris le couvercle.

409 — F. 67. Peint, n. — Vulci. — Cassandre , vêtue d’une tunique courte et d’un léger péplus, se réfugie aux pieds de Minerve; sa tête est cachée sous le grand bouclier rond de la déesse, Ajax , armé de pied eu cap et tenant une épée veut saisir la fille de Priant. Minerve vibre sa lance contre le ravisseur; une large bande brodée orne sa tunique. Son bouclier est décoré d’un globule entre deux croissants; un casque et une égide écaillée et entourée de serpents complètent l'armure de la déesse. A droite on voit deux guerriers qui combattent; l’un d’eux est renversé sur les genoux ; leurs boucliers sont ronds. A gauche, en arrière d’Ajax est un guerrier nu qui s’éloigne; un casque, un bouclier rond et des cnémides sont ses seules armes.

R. Hercule combat contre l’Amazone Antiope. Le héros est barbu, vêtu d’une tunique courte et de la peau de lion; il est armé d’un carquois. Saisissant le bras de l’Amazone de la main gauche, il va lui décharger un coup de la massue dont son bras droit est armé. L’Amazone est vêtue d’une tunique courte et armée d’un casque, d’une lance et d’un bouclier rond orné de globules. De chaque côté de cette scène sont un éphèbe nu et une femme vêtue d’une longue tunique; celle qui esta gauche immédiatement derrière Hercule a de plus un péplus. Les personnages à droite du groupe principal sont munis chacun d’une lance.

Ifaul. , 16 poucti 8 ligMt.

4io — F. 81 Peint, j. — Grande-Grèce. — Les filles de Priant , réfugiées dans le sanctuaire de Minerve aux pieds de la statue de la déesse. Les trois jeunes Troyennes sont, d’après l’explication de M. R. Rochette (i), Médèsicaste ,

SUJETS ILIAQUES. i5i

Polyxène et Cassandre. Ajax , fils d’Oïlée, saisit Cassandre par les cheveux. La fille de Priam a la tête nue; elle est vêtue d’une double tunique plissée; ses deux sœurs, dont l’une assise aux pieds de la déesse tient 1 exoanon embrassé, sont vêtues aussi de doubles tuuiques et coiffées de bonnets. La troisième s’éloigne en retournant la tête vers la statue. Ajax est imberbe, vêtu d’une tunique courte et d’une chlamyde, et armé d’un casque, d’une cuirasse, d’une lance et d’un bouclier rond offrant pour emblème un serpent (a). La statue de Minerve, élevée sur une base à deux gradins, se termine en gaine comme les plus anciens simulacres sacrés (3) ; le buste est vêtu d’un ampéchonium , tandis qu’une tunique talaire fort étroite couvre la gaine. Un modius couronne la tête de la déesse qui vibre la lance; sur son bouclier rond est peint un cheval eu course.

R. Un éphèbe, vêtu d’une tunique courte et plissée, la tête ceinte d’une Stéphane radiée, tient une pbiale et deux javelots; son pétase est rejeté derrière le dos, tandis que sa chlamyde est posée sur son bras gauche. Devant lui est Niké vêtue d’une longue tunique plissée et d’un ample péplus qui passant sous le bras gauche s'attache sur l’épaule droite. La déesse se retourne vers l’éphèbe qui lui présente sapliiale; elle s’appuie sur un grand bouclier rond, et tient l’oenocboé de la main droite; une large bandelette entoure ses cheveux. En arrière de l epbèbe est un personnage barbu couronné de laurier, vêtu d’une tunique talaire et d’un ample manteau et s’appuyant sur un bâton. Il est suivi d’une femme vêtue d’une longue tunique recouverte d’un péplus, et munie d’un sceptre; un riche diadème radié orne son front (4). Nous reconnaissons dans cette scène un jeune vainqueur aux jeux pythiens,le Pretre , la Prêtresse de Delphes, et la Victoire (5).

8*ot , 19 pouces 7 lignes.

(i) 4 fie», inésL, Odyss ,, p. 3at.

b) M. Rochelle s’est servi avec beaucoup de sagacité du passage de Philo- ****** ( Hcroic. , p. i37,cd. Roissouade) pour l'interprétation de Ce serpent.

(3) Vo je* Millingfii , Vases grecs, pl.i. et ti.

(4j M. Rochette ( L . oit., p. Si3) explique le sujet du revers par le prêtre et la F* (reste d" Apollon Pytlûen, un jeune initié, et Thémis ou Pytho.

(5) Publié. Raoul Rochette, Mon. inéd., pLuc. Cf. le vase du musée Biacas, P^hc par M. Rochette, ibid., pl. lxvi.

i5s I. VASES PEINTS.

4 * 1 — F* 78. Peint, r. — Vulci. — Éthra , AE0PA, ramenée de sa captivité à Troie par ses deux petits-fils AcamaSy AKAMA5 , et Démophon, ÀEMOOON. La mère de Thésée est représentée comme une femme âgée, avec une figure ridée; elle s’appuie sur un bâton; sa longue tunique parsemée de points noirs est recouverte d’un péplus ; une bandelette entoure sa tête. Démophon tient Ethra par la main gauche et retourne la tête vers elle. Il est barbu, armé de toutes pièces ; les géniastères de son masque (xpavoç) sont relevées; un centaure tenant une branche d’arbre et peint en noir décore son grand bouclier rond; une chlamyde recouvre sa cuirasse écaillée. En arrière d’Éthra, A camus détourne la tête en arrière. Son armure est semblable à celle de Démophon, si ce n’est que son casque est l’aulopis; un pégase peint en rouge orne son grand bouclier rond (1).

R. La dispute du trépied. Hercule , barbu et entièrement nu, a saisi le trépied sacré et veut frapper Apollon avec la massue dont >est armé son bras droit. Le dieu de Delphes, entièrement nu et couronné de laurier est accompagné d’une biche. Il saisit la massue d’Hercule de la main droite et tâche de retenir le trépied de la gauche. Le trépied est enrichi de divers ornements vers sa partie supérieure ; il repose sur des griffes de lion.

Ce magnifique vase, un des plus remarquables de la riche collection que nous décrivons, mérite d’être comparé pour le style des peintures avec le grand vase représentant Crèsus , dont la description se trouve plus bas au n. l\i\.

Itaut. , 15 pouce*.

(1) Polygnote avait peint dans la Lesclié de Delphes, Éthra esclave , à côté d’Hélène, et Démophon méditant de quelle manière il pourrait lui rendre la liberté. (Paus. X,a5, 3).

(2) Public dans les Mon. inéd. de l’Inst. arch., II, pl. xxiv.

Xût) 4 1 2 — F. 67. Peint, n. — Vulci. — Énée , armé de toutes B M pièces et tenant deux javelots dans la main gauche, emporte sur ses épaules son père Anchise. Le vieillard est figuré avec les cheveux blancs ; il est couvert d’un manteau et tient un long sceptre dans la main gauche. Creuse précède le groupe que nous venons de décrire, et se retourne vers Enée en faisant un geste de la main gauche comme pour Tencou-

rager dans sa fuite. La tunique brodée de Creüse est recouverte d’un ample péplus. En arrière d’Énée est un archer phrygien qui s’enfuit, emportant son carquois et une lance; il est barbu, vêtu d’une tunique courte, et se retourne vers le groupe principal.

R. Deux guerriers armés de pied en cap et munis de boucliers ronds emmènent une femme voilée. Ces sujets , qui sc reproduisent assez souvent sur les vases, paraissent avoir une signification générale. Ici on pourrait voir Éthra ramenée par Démophon et A comas. Ce qui ajouterait quelque probabilité à cette conjecture, c’est l’inscription AGE Athey tracée en grands caractères blancs sur un des boucliers de ces guerriers, et qui pourrait faire allusion au chef athénien Démophon. L’autre bouclier est orné de trois croissants.

Hant. , 9 pouces 4 lignes.

4 1 3 — F. 4^. Peint, n. sur fond bl. — Vulci. — Énée , armé de pied en cap, emporte son père Anchise. Le vieillard est chauve et couvert d’un manteau ; Énée est muni d’un bouclier béotien et de deux javelots. En arrière de ce groupe vient Creüse vêtue d’une double tunique dont la supérieure est parsemée d’étoiles et recouverte d’un péplus. Elle fait un geste de la main gauche. Deux guerriers dont l’un armé de toutes pièces porte un grand bouclier rond s’enfuient devant Enée. L’autre est un archer muni d’une hache et d’un carquois; ses anaxyrides sont parsemées d’étoiles (i).

Un buste de femme avec les deux bras en relief décore l’extrémité de l’anse vers l’embouchure du vase.

Hast. , 9 pouces 2 lignes.

(1) Publié. Raoul Rochette, Mon. inéd., Odysscide, pi. tvni, a, p. 387.

26! 4j4 ■ — F. 65. Peint, n. — Vulci. — Énce , armé de tou-

tes pièces, et muni d’un bouclier échancré et de deux jave- ' lots, emporte sur ses épaules son père Anchise. Celui-ci, *' ■ r reconnaissable à ses cheveux blancs, est couvert d’un manteau parsemé d’étoiles; il tient un long sceptre dans la main droite; de chaque côté du groupe est une femme, dont celle à droite devant Enée a la tête voilée; près de cette dernière est un vieillard debout, à cheveux blancs, et muni d’une baguette; il est entièrement drapé. A l’autre extré*?

ï Iîm»

mité est un archer phrygien, vêtu d’une tunique7 courte et muni d’un carquois.

R. Combat de deux guerriers munis de boucliers argiens contre un troisième placé au milieu, et dont le bouclier béotien est orné d’une étoile à six rayons. Celui-ci se distingue en outre par le double panache dont son casque est orné; l’un des boucliers argiens dont on peut voir l’extérieur porte pour emblème un dauphin.

Haut.» 9 pouc»»

4 1 5 — F. ioi. Peint, r. — Nola. — Polyxène , assise sur le tombeau d ' Achille y va être immolée par Nèoptoléme. Le tombeau est de forme carrée; la fille de Priam, vêtue d’une longue tunique plissée et la tête ceinte d’une bandelette, étend les bras vers son meurtrier comme pour implorer sa pitié. Néoptolèine est barbu, vêtu d’une chlamyde, et muni d’un casque et de bottines. 11 tient d’une main le fourreau de l’épée, et lève l’autre bras; on n’aperçoit point l’épée.

Dit*). » 6 pMRH 4 ligne*. Haut. , I pouce 9 lignes.

4 16 — F. ion. Peint, n. et r. terre pâle, style ancien. — Grande-Grèce. — Le cyclope Polyphénie est assis sur un rocher. Sa barbe est hérissée, sa longue chevelure descend sur ses épaules. Il tient encore dans ses mains les jambes d’un des malheureux qu’il a dévorés. Ulysse , debout et imberbe, lui présente à boire dans le vase nommé cissibion;en même temps le roi d’Ithaque, assisté de trois de ses compagnons, dirige vers le front du cyclope le pieu aiguisé qu’il a préparé pour se venger. Les quatre Grecs et le cyclopc sont entièrement nus. Au-dessus des Grecs, on voit un long serpent tacheté, dont la gueule béante touche la tête de Polyphètne. Sous la composition, un grand poisson s’approche en nageant d’un appât qu’il est sur le point de saisir.

M. le duc de Luynes(i) a reconnu dans ces deux animaux des symboles propres à caractériser Ulysse et Poly-

f>hème, l’un célèbre par son astuce et sa finesse , l’autre se aissant tromper par sa folle confiance. Le serpent est aussi un des attributs ordinaires de Minerve, protectrice dTJlysse; le poisson convient au fils de Neptune.

SUJETS ILIAQUES. i55

L'extérieur de cette coupe est orné de cercles noirs et rouges, dans le genre des vases les plus anciens (n).

biaui. , 7 pouces 10 lignes. liant. , i ponces t lignes.

(i) Ann., I, p. j8o.

(*} Publié. Mon. ined. de l’Inst. arch. , I, pl. vu, x; duc d« Lu y nés, Ann. t I , p.

/|f 7 — «F. i8. Peint, n. — Grande-Grèce. — Ulysse , attaché sous le bélier, sort de l'antre de Polyphème. On ne voit que la partie antérieure du bélier. Ulysse est barbu, et tient une épée nue dans la main droite Le cyclope est assis à terre, le dos appuyé contre un rocher, la tète penchée sur la poitrine pour indiquer le sommeil dans lequel il est plongé. Sa longue barbe et sa physionomie sauvage répondent au caractère ordinairement attribué sur les monuments anciens à ce monstre. Dans le champ, des branches de lierre (i).

H»ot ,8 pouces 6 lignes.

(i) Publié. Raoul Rochette, Mon. inèd. , Odjrxs., pl. txv, t, p. 349-

4i8 — F. to3. Peint, r. et bl. — Vulci. — Ext. Les vaisseaux d'Ulysse passant devant les sirènes. On voit deux vaisseaux voguant de front à pleines voiles. La proue est ornée d’une tête de sanglier, et à la poupe est une tête de cygne. Sur chaque vaisseau est représenté un homme debout et drapé, placé à la proue; un rameur est à l’arrière du navire; vers l’anse est une sirène placée sur un rocher, et retournant la tête vers les vaisseaux; plus loin est un dauphin. NIKOSOENES EPOIE... Nicoslhenes

R. Le même sujet, si ce n’est que les proues sont ornees chacune d’un œil, et qu’aucun personnage ne paraît sur le devant des vaisseaux. Les rameurs sont dans la même position; seulement l’un d’eux lève la main comme surpris à l’aspect de la sirène placée sur un rocher, comme sur l’autre lace, et avec un poisson plus loin.

Les voiles des vaisseaux sont peintes en blanc*

Di»®. , 10 pouces 3 lignes. Haut. , 4 ponces.

24/ — F. 67. Peint, r. — Nola. — Pénélope , assise sur

b.m. un siège à dossier, joue avec des pelotes de laine de pourpre,

sans doute destinées à faire le voile funèbre de Laërte. Une tunique talaire et un péplus forment son vêtement. Devant elle est une sarcelle ou canard (7niveXovJ/,v7Îccra)T oiseau qui caractérise la fille d’Icarius jetée dans la mer, et sauvée par des oiseaux nommés pènèlopes ( i ). Une inscription illisible est tracée devant Pénélope.

R. Un des prétendants (p.v7i<rm'p) drapé, la tête couverte du tribon, s’appuie sur un bâton.

Haut. > 10 poQcci*

(i) Eustath. ad Odyst. A p. 1421, 1412; Schol. Pind., ad Olymp., IX. 85; Tzetz. ad Lyeophr., Cassand., 792. Nous nous proposousde publier ce vase en l'accompagnant d’une explication détaillée.

4^o — F. 66, avec anses cordées. Peint, r. — Nola. — Télémaque prend congé de Nestor. Le fils d’Ulysse est armé d’un casque nommé aulopis, d’une lauce, de cnémides, d’un bouclier rond et d’une cuirasse décorée d’une palmette. Sa figure est juvénile. Nestor s’appuie sur un bâton en forme de béquille; la figure du vieillard est vénérable : ses cheveux et sa barbe ont blanchi par l’âge; l’ample manteau qui couvre son bras gauche et ses jambes laisse la partie supérieure de son corps nue; ses pieds sont chaussés. Il étend la main droite vers Télémaque , et semble l’exhorter à continuer son voyage, et à se rendre auprès de Ménélas. De chaque côté de ce groupe est une fille de Nestor, Pisidice et Polycaste (i). Celle à droite est vêtue d’une tunique et d’un ampéchonium; elle porte la main droite vers son menton. Un riche diadème orne son front. La seconde fille de Nestor, placée derrière son père, est vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus (2); elle tient l’oenochoé de la main droite et une grande phiale de la gauche. Sa tête est coiffée d’un bonnet. Devant elle est suspendue une draperie.

R. Télémaque et Pisistrate , fils de Nestor, sont reçus par Hélène. La fille de Tyndare est placée au centre; elle est vêtue d’une tunique talaire recouverte d’un péplus ; sa tête est ceinte d’une large bandelette; dans sa main droite est l’oenochoé, et dans sa gauche la phiale. Devant elle, à gauche, est Télémaque en costume de voyageur, vêtu d’une chlamyde, les pieds chaussés de bottines, le pétase rejeté sur

SUJETS HISTORIQUES. i5y

le dos, et muni de deux lances. Pisistrate, placé en arrière d’Hélène, a à peu près le même costume que le fils d’Ulysse, si ce u’est que sa tête est couverte du pétase, et que ses pieds sont nus (3).

Haot , 20 pouces.

(i) Apollod. , I, 9, 9.

(a) C est peut-être Anaxibie , femme üe Nestor ( Apollod . I. cil.), appelée Eurydice par Homère ( Odyss ., T, 45a). Dans ce cas l’autre femme serait Polycaste qui épousa dans la suite Télémaque ( Hesiod., ap., Eustalb., ad Odyss. , II, p. *796).

(3) Publié. Millingen, Vases grecs, pl. lv et lti. Italinski (Tisehbein, Vases d’Hamdton , I, pl. 14) avait déjà expliqué un sujet à peu près semblable par Télémaque à la cour de Méuélas et d’Hélène. M. Millingeu (/. cil., p. 8t) a pré» Ccré voir dans notre peiuture un jeune guerrier partant pour la guerre et prenant rongé de son vieux père. Au reste nous ne doutions notre explication que comme uoe simple conjecture.

4a i — F. 67, muni de son couvercle. Peint, r. — Vulci. — Crésus, KPOESOS {sic) barbu et vêtu d’une longue tunique brodée et d’un riche manteau à grands plis est assis sur un trône; sa chevelure relevée par derrière est ornée d’une couronne de laurier. Le roi de Lydie tient un long sceptre dont la hampe est décorée de perles et dont le sommet s’écartant pour former deux volutes ioniques est surmonté d’une grande fleur à calice évasé et à cinq pétales (i). De la main droite Crésus fait une libation avec une phiaie décorée d’un astre entouré d’oves. Les montants du trône échancrés sur leurs côtés sont surmontés d’un chapiteau à double volute ionique divisée par une palmette; ils sont enrichis en outre de deux palmettes et de deux étoiles. La traverse supérieure est incrustée de perles ; le siège est couvert d’une espèce de tapis ou de cortine renversée parsemé de cercles et descendant jusqu’à la moitié des montants. Les pieds du personnage royal reposent sur un escabeau enrichi d’oves; le trône est placé sur un grand bûcher construit de gros troncs d’arbres entre lesquels la flamme fait déjà des progrès de tous côtés. Un homme barbu nommé EVOVMOS Euthymus , couronné de laurier et n’ayant pour tout vêtement qu’une draperie autour des reins met le feu au bûcher au moyen de deux torches dont il est muni.

R. Thésée OESEVS et Pirithoüs PEPIOOS {sic) enlèvent Antiope AN Tl OPE et s’éloignent à grands pas.

Thésée a la tête couverte d’un casque (cranos) dont les géniastères sont relevées; le jeune héros est imberbe et se détourne à droite. Armé d’une épée au côté, d’unecuirasse écaillée à riches épaulièrcs ornées d’étoiles, les jambes couvertes de cnémides, il enlève entre ses bras l’amazone, qui étend la main droite et semble implorer le secours de ses compagnes. Antiope est coiffée d’un bonnet phrygien enrichi d’une palmette; son vêtement consiste en une tnnique courte par dessus laquelle est une espèce de camisole «à manches ouverte par devant et rayée. Ses anaxyridcs sont mi-parties de points et de cercles; ses pieds sont nus. De la main gauche elle tient une hache; son carquois dont le couvercle est abaissé renferme huit flèches; l’arc est rattaché au carquois et suspendu au côté de l’Amazone. Pirithoüs vient à la suite üAntiopee tse détourne à droite; il est barbu, coiffé d’un casque écaillé(aulopis); sa cuirasse et ses cnémides different peu de celles de Thésée. L’extrémité de son fourreau d’épée suspendu sur le ventre, est terminée par une tête de panthère. Le fils d'ixion tient une longue lance à poignée tressée et munie d’un double fer. Le grand bouclier rond du héros offre au centre l’image d’un taureau placé sur une base enrichie d’oves (a).

Ce magnifique vase, un des plus beaux qui soient connus, est d’un dessin grandiose et d’une excellente fabrique. C’est un des monuments les plus remarquables que les fouilles de l’Étrurie ont mis au jour. Du plus haut intérêt pour la science, il offre deux sujets d’une composition admirable et riche dans ses moindres détails.

Haut.. 34 pouees , y comprit le couvercle. Di*m. du couvercle , II ponces.

( i) C'esl le Chrysanthemum, fleur jaune et radiée. Duc de Luynes, Ann.,\, p. a4

(a) Public. Mon. inéd, de î InU, «rçh. , pl, w? et iv; duc de Luynes. Ann. , Vf p. a$7 et soi v., où se trouve une interprétation savante des deux sujets figurés sur ce superbe vase. M. le duc de Luynes cherche à établir par des témoignages puisés dans les auteurs classiques, l'assimilation de Crêsut à Hadit sous une forme euphémique et comme dieu des richesses, Plutus. La liaispu entre les deux faces du mouuiMMl est démontrée dans celle dissertation par des rapprochements ingénieux.

4^3 ~~ F, 107, Peint, n., bl. et violettes sur fond blanc, style ancien. — Vulci. — Dans l’intérieur partagé au tiers comme une médaille avec son exçrgue, on voit un roi nommé Arcèsilas APKE3IVAS, assis sur un ocladias.

terminé par des pieds de gazelle sous une espèce de tente ou de pavillon. Sa tète est couverte d’un pétase surmonté d'une fleur de lotus et ressemblant à un tutulus; ses longs cheveux descendent sur ses épaules; il est barbu et vêtu d’une tunique blanche recouverte d’un manteau brodé. Sa chaussure, relevée du bout ( calceoli repandi ), est enrichie de dessins; dans sa main gauche est un sceptre surmonté de deux branches recourbées et orné au milieu d’une fleur à trois pétales. Sous le siège ou ocladias est un chatpart muni d’un collier, et derrière le roi, grimpe un grand lézard. Arcésilas étend la main droite avec l’index déployé vers un petit éphèbe qui lui fait le même geste et qui n’a pour tout vêtement qu’une espèce de tablier; on lit à côté IO0OPTOS, le porteur de fl'eches . Devant ces deux personnages est une grande balance JOMOA(to) la balance , attachée à une poutre horizontale sur laquelle sont perchés deux oiseaux (peut-être des colombes) et un singe; un autre oiseau et un échassier dirigent leur vol vers le personnage royal. Les deux bassins de la balance sont chargés d’une matière blanche, irrégulière et assez volumineuse dont une grande quantité est encore à terre. Sous le fléau sont placés quatre hommes dont trois n’ont pour vêtement qu’un tablier; le quatrième est vêtu d’une tuni» que courte. Le premier placé sur un genou près du bassin semble faire attention à la matière qu’on pèse; le second IPMOcDOPOZ pour eippdçopoç le porteur de collier (Ch. L.), porte un sac tressé sur son épaule; le troisième se détourne vers Arcésilas et soulève un sac de même nature OPVXO ( rétrograde ), pour opu^w cxtraham? Enfin le quatrième élève le bras vers l’axe du fléau pour en constater l’équilibre et tient dans la main droite un de ces corps irréguliers comme ceux placés dans la balance. Son nom est 3AKD0MÀV02 pour at>.<popà^oç celui qui prépare le silphium.

Dans l’exergue on voit un homme accroupi, enveloppé (Uns le tribon et placé près d’une voûte; il est désigné parle nom deOVAAKOS, le gardien; deux hommes vêtus de tuniques courtes et portant des sacs tressés sont placés en avant du gardien; dans le champ est le mot MAEN (i)

no

pour âfia èv , simul in '(eamus). Les restes d’un autre nom ... A..3 se trouvent entre le gardien et un des porteurs de sacs. Plusieurs sacs tressés sont entassés devant ces trois figures.

Nous croyons que la matière irrégulière et informe entassée dans les sacs et dans les bassins de la balance est le silphium , produit célèbre de la Cyrénaïque (2). 'M. le duc de Luynes a démontré que les animaux qui figurent dans la scène qui nous occupe appartiennent tous à la Pentapole, que ce monument si curieux sous tous les rapports peut remonter à la 8ome olympiade (458 ans avant l’ère chrétienne), et que l’Arcésilas qui y figure est ce monarque de Cyrène célébré dans les vers de Pindare (3).

En dehors des ornements en noir et rouge violet se détachent sur un fond blanc sale. Le ton général de ce monument est terne; le style des peintures constate sa haute antiquité (4).

Haut , 7 pouces 4 lignes. Diam. , 10 pouces 9 lignes.

(r) Nous adoptons pour ce mot l’opinion de M. Lenormant.

(a) M. le duc de Luynes, Ann. V, p. 60, a préféré reconnaître les matières pesées devant le roi Arcésilas pour de la laine. Nous avons fait rechercher sous quelle forme on avait encore aujourd’hui l’a.Ma fatida , dont l’identité avec le silphium a été démontrée par les recherches des modernes et nous avons acquis la connaissance que cette matière se trouve chez tous les droguistes, en masses irrégulières et concassées. Il parait même qu’elle arrive entouiée de roseaux.

(3) Pyth.p IV, 457, sqq. Cf. Schol.

(4) Publié. Mon. inéd. de Finit, arc/t. , I, pl. xiaii, A; duc de Luynes, Ann.t V, p. 56. Cf. Micali, Storiadegli ant. pop. ital., tav. X.CVII, *.

4a3. — F. 66. Peint, r. — Nola. — Sapho et Phaon. Sap/10 est vêtue d’une tunique talaire plissé et d’un péplus; elle tient des deux mains la lyre. Phaon drapé dans un manteau pose la main droite sur sa hanche et se retourne vers Sapho (i).

R. Un éphèbe drapé.

Haut. , 8 ponces 9 lignes.

(r) Voyez le célèbre vase du musée de Vienne sur lequel sont représentés Alcce et Sapho avec leurs noms (Millingen, Ane. uned. mon., pl. xxxm). Un vase que j’ai vu à Paris dans la collection de M. Middleton offre w assise, tenant un rouleau et près d’elle un génie ailé nommé TaXaç.

4^4- — F. 71. Peint, r. — Basilicate. — Sapho assise sur un siège et vêtue d’une tunique talaire croise les jambes;

SUJETS HISTORIQUES. j 61

ses pieds reposent sur un escabeau. Elle pince du trigonum (i). Devant elle est Phaon, nu, appuyé contreun bassin; il est couronné de laurier et tient un bâton noueux; sa chlamyde est roulée autour de son bras gauche. Il étend la main droite vers une biche placée devant lui. Au-dessus de cette scène vole X Amour hermaphrodite , qui vient apporter une couronne, une phiale et une spliéra. Des bandelettes sont dans le champ.

R. Une femme assise sur un rocher tient le plat (xépvoç) chargé de fruits. Un éplièbe nu est debout devant elle et tient une coupe à manche et un bâton noueux; sa chlamyde est roulée autour de sou bras gauche.

iüut. , 14 pouce* 2 ligne*.

{«) Voyez dans Brondsted , Voyages et recherches en Grèce , iiv. II, frontispice, une pierre gravée sur laquelle est représentée Sapho jouant du trigonum , et com parez les savantes explications de l'archéologue danois, l. cit. pag. 227.

t)o$ 4a 5 — F. 78. Peint, r. — Vulci. — Sapho , assise sur un rocher sur lequel est posé son péplus, et vêtue d’une double tunique, croise les jambes, et tient deux flûtes. Devant elle -ü est suspendue sa lyre. Deux femmes lesbiennes, l’une vêtue d’une tunique longue et plissée, recouverte d’un péplus, l’autre revêtue d’une double tunique, sont placées devant Sapho. La première est coiffée d’un bonnet; la seconde, la tête ornée d’un diadème radié, s’appuie sur sa compagne, en passant les bras derrière le cou, et les croisant sur l'épaule gauche. A côté de cette jeune Lesbienne est un siège à dossier garni d’un coussin brodé. Au-dessus est suspendu un sac (8’îXflooç ). Une colonne dorique, soutenant une partie d’entablement décoré de triglyphes, indique l’intérieur d’une * maison.

R. Sapho , debout et enveloppée dans l’ample péplus qui recouvre sa tunique talaire, tient la lyre dans sa main droite étendue en avant. Une de ses compagnes joue de la double flûte; le costume de cette lesbienne est semblable à celui de la figure précédente. Entre les deux figures est une pyxis posée «à terre, et dont le couvercle est levé.

Le style des sujets peints sur ce vase est d’un dessin tout particulier, ainsi que la couleur. Ch. L.

B*«t. , 12 ponce* 8 ligne*

j 6a I. VASES PEINTS.

lj/} 4a6 — - F, 66. Peint, r. — Nola. Ua e'phèbe, vêtu de

R M la chlaeua, armé d’une épée, le pétase rejeté sur le dos, s’appuie sur deux javelots, et prend congé de son vieux k père appuyé sur un bâton noueux, et la partie inferieure du corps enveloppée dans un manteau.

R. Une jeune femme, peut-être Saphot vêtue d’une tu-* nique talaire et d’un ample pépins, tient une lyre et deux flûtes. Phaoriy drapé et muni d’un bâton, est devant son amante (i).

Haut. , 12 pouces 9 lignes.

(i) Ce vase, d'ua émail terne, semble avoir manqué dans la cuisson , ou n’avoir jamais été terminé.

4^7 — F* *5. Peint, r. — Vulci. — Sapho , munie de la lyre et du plectrum , la tête vue de face, est vêtue d’une longue tunique parsemée d’étoiles, et d’un péplus. Sa tête est entourée d’une large bandelette.

Haut. , 7 ponces 10 lignas.

SOS 4*8 — F. io3. Peint, r. — Vulci. — Ext. Anacréon 9 B. M . A N À K PEON , barbu et couronné de pampres, accompagne

ses chants des accords de la lyre; un manteau couvre ses épaur. ,<ç les. Devantlepoëte sont deuxéphèbes, l’un couronné de myrte, l’autre de laurier; ils étendent la main droite vers Anacréoo; l’un n’a qu’une chlamyde suspendue sur les bras, l’autre est drapé dans le tribon. Entre les deux éplièbes on |it : NV-

<DES, Njphès. En arrière d’Anacréon, KAYQS ( rétrogradé), beau.

R. Hercule , HEPAKVES, barbu, la tête couverte de la peau du lion et armé d’une épée, saisit le bou- % clier d’une Amazone qui fuit et retourne la tête vers lui. Elle est vêtue d’une tunique courte, et armée d’un casque et d’une lance. Un oiseau (xqutoç) forme l’emblème de son bouclier. En arrière d’Hercule est l’Amazone Lycopùr LVKOPIS,qui s enfuit en détournant la tête vers le groupe précédent. Elle est vêtue d’une tunique courte, coiffée du bonnet phrygien, et armée d’un arc et d’un carquois. Des tracesdumot KAVOS se trouvent dans le champ.

Int. Une femme nue, coiffée d un honuet, est occupée à

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rattacher son brodequin. Autour on lit: MEMNON KA- VOS, le beau Memnon (i).

Biaa. , CS pouces. Haut. , 4 pouce* 3 ligue*.

(i) Cf. Raoul Rochelle, Peint, ant., inéd ., p. 438.

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