‹ Description des cérémonies de la semaine sainteChapitre 5 sur 26 · IL · texte numérisé non relu

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Bénédiction des Rameaux faite par le Pape .

Afin que l’entrée trionphale du Sauveur à Jérusalem, fût chaque année non seulement représèntée par les fidèles unis en esprit aux choeurs angéliques , mais aussi renouvellée en quelque

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manière, l’on institua la fête, la bénédiction, et la procession des Rameaux; l’église veut encore figurer par cette Cérémonie solemnelle, l’entrée triomphante du Rédempteur au ciel avec les élus, après le jugement universel.

Après que les Cardinaux evêques suburbicaires se sont revêtus de l’amict, du surplis sur le rochet, de la chape, avec le formate orné de trois pommes de pin en ligne perpendiculaire, (pour le distinguer de celui du Pape,*qui le porte, comme on l’a dit, en forme triangulaire); les prêtres de la chasuble, les diacres des chasubles violettes relevées, et les Caudataires du surplis, et la Vippa , ou le voile; que tous les autres evêques assistans et non assistans, ont mis, au lieu qui leur était destiné, l’amict, et la chape sur le Rochet, ou le surplis s’ils sont Réguliers, on commence la bénédiction des Rameaux de cette manière.

Les palmes sont appuyées contre le mur du côté de l’évangile et gardées par deux Bussolanti , par le maître d’hôtel du palais, et par un de la garderobe, il y en a sept placées sur l’atuel entre les chandeliers, et par derrière du côté de l’épltre, plusieurs autres de différentes formes. La plus petite des trois les plus distinguées, est donnée par le second maître des Cérémonies, à monsignor Sacrista , et les deux autres au diacre, et au sous-diacre.

Ils montent tous les trais sur la première marche du trône, se mettent à genou, ayant au milieu

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d’eux le Sacrista en chape; s’il ne peut y aller, la même palme est portée par le p. sous-sacristain avec le surplis, et l’amict, comme il a. été fait plusieurs autres fois. Le Pape , en lisant les prières saintes prescrittes par le Rituel, qui font allusion principalement à la gloire des trionphes, à la grandeur de la grâce de J. C. et au mérite de nos oeuvres, les bénit, et les encense trois fois.

Les cendres, que l’on retire ensuite d’une partie de ces branches d’olivier bénit, sont celles que l’on répand sur la tête des fidèles le premier jour du Carême; elles doivent être sèches, et non pas humides, comme l’on avait coutume de les employer, con^ trc l’usage commun de l’église.

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