‹ Description des collections d'antiquités conservées à l'Hôtel LambertChapitre 19 sur 128 · Geograph., VIII, pp. 381 et · texte numérisé non relu

Geograph., VIII, pp. 381 et

3. Dodwell, Classical Tour through Greece, vol. II, p. 196. — Otto Jahn, Beschreibung der \ asensammlung Kônig Ludwigs, in der Pinakothck zu München, Munich, 1854, n° 211.

INTRODUCTION

couvertes d’inscriptions en caractères de l’alphabet usité à Corinthe? Au premier abord, un tel fait semble étrange; rien de plus simple, toutefois : on n’a quà ouvrir l’histoire. Denys d’Halicarnasse, dans ses Antiquités romaines *, raconte que le Corinthien Démarate, de la race des Bacchiades et qui avait amassé de grandes richesses par son commerce dans les villes des Tyrrhéniens les plus opulentes de l'Italie, avait été chassé de sa patrie par une sédition à la tète de laquelle était Cypsélos qui s’empara de la tyrannie; Démarate emporta tout ce qu’il put de ses richesses, se réfugia à Tarquinies, Tune des plus florissantes villes de la Tyrrhénie et y épousa une femme appartenant à une

des premières familles du pays. Son fils devint plus tard roi de Rome sous le nom de Tarquin.

Pline ajoute que Démarate avait emmené avec lui en Étrurie deux artistes

auxquels il donne les noms d’Euchir et d’Eugrammus; or, les mots grecs E’JXaP ef Euypap.p,°ç, sous lesquels Pline désigne les deux artistes corinthiens,

ne sont autre chose que des noms emblématiques et indiquent tout simplement des sculpteurs et des peintres habiles, car l’un signifie main habile et

1 autre bon dessinateur. L’émigration de Démarate eut lieu dans la seconde année de la trente-et-unième olympiade, 655 ans av. J.-C.

Les vases les plus anciens portant des signatures d’artistes appartiennent a la classe des vases corinthiens; on en connaît deux, le premier signé du nom de Timonidas 7? (sic), l’autre portant le nom de Charès

Af*B^ (sic). Des héros de la guerre de Troie sont représentés sur l’un et sur l’autre de ces deux vases 1 2 3.

Bien des objections ont été faites contre les récits relatifs à l’arrivée de la colonie corinthienne de Démarate en Italie; s’il fallait en croire Niebuhr et les

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