XL VII I
INTRODUCTION
cule, si féconds en épisodes. Puis viennent les sujets inspirés par les poèmes d’Homère, les artistes grecs ayant toujours eu un penchant prononcé pour reproduire les faits de la guerre de Troie. Il serait inutile de nommer ici ces sujets; il faudrait, pour ainsi dire, rappeler presque tous les faits chantés par Homère.
Parmi les sujets empruntés à la Thébaïde, on peut citer OEdipe et le Sphinx, le départ d’Amphiaraos, Tydée et Ismène.
On a aussi des sujets tirés des poèmes relatifs à l’expédition des Argonautes : le bélier ressuscité par Médée et les filles de Pélias.
Les mythes attiques sont fréquemment figurés, surtout les exploits de Thésée et Triptolème au milieu des divinités honorées à Éleusis.
On a aussi représenté le mythe de Persée et des Gorgones, ainsi que la chasse de Calydon.
Europe, enlevée par le taureau, ne se distingue pas des Bacchantes. En général, le caractère individuel manque et souvent des sujets identiques pour la forme extérieure, sans la moindre modification dans les poses ou dans les détails, reçoivent des dénominations différentes *. Ainsi, on rencontre de nombreuses scènes de combats 2, des guerriers qui s’arment ou qui s’apprêtent à partir 3, des femmes enlevées par des guerriers 4, des prisonniers qu’on conduit enchaînés3, etc. Toutes ces compositions sont vagues et indéterminées et souvent ne diffèrent les unes des autres que par le nombre des personnages qui y prennent part. Aussi hésite-t-on souvent sur les noms qu’il faut donner aux personnages qui y figurent, et plusieurs savants se refusent à reconnaître des scènes mythologiques dans ces sortes de tableaux. Mais c’est à tort, car des inscriptions, tracées dans le champ de peintures d’un caractère banal, donnent quelquefois la solution de l’énigme : il n’y a pas par conséquent de raison