‹ Description des collections d'antiquités conservées à l'Hôtel LambertChapitre 3 sur 128 · J. DE WITTE · texte numérisé non relu

J. DE WITTE

INTRODUCTION

La céramique (■/.epxy.e(x), l’art du potier, a été connue de tous les peuples de 1 antiquité. Les Grecs, qui étaient dans l’habitude d’attribuer les inventions utiles à leurs dieux, ou du moins à des personnages héroïques de race divine, disaient que Céramos était le fils de Dionysos et d’Ariadne1. C’était de lui que le Céramique tirait son nom, ce quartier d’Athènes habité par les potiers. On peut se demander pourquoi Dionysos était considéré comme le père du héros, protecteur des potiers? C’était sans doute pour donner à entendre que l’on conservait le vin dans des vaisseaux de terre, et que des coupes de terre servaient à porter aux lèvres la liqueur bachique.

Il y avait encore d’autres traditions sur les inventeurs de l’art du potier. Les uns attribuaient cette invention à l’Athénien Corœbos2 ou au Corinthien Hyperbios3, les autres en faisaient honneur aux Crétois, en nommant Talos, le neveu de Dédale4.

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