Plutarch. Artaxer
3. Antiquités \du Bosphore cimmérien, pl. xlv-xlvi. — Cf. deux autres aryballes avec reliefs, couleurs et dorures, l’un aujourd’hui au Musée Britannique (Panofka, Musée Blacas, pl. tii); 1 autre publié par Raoul Rochette, Monum. inédits, pl. xlix, 3. — Cf. Cat. Durand, n° 1379.
INTRODUCTION
couleurs sont encore employées avec sobriété. C’est la teinte rougeâtre de la terre, légèrement colorée, qui domine; la pureté des lignes, la simplicité, la réserve dans les ornements décoratifs font le mérite de ces peintures. La négligence avec laquelle la plupart des revers sont peints fait penser que les vases ainsi décorés étaient destinés à n’être vus que d’un seul côté.
Nous venons d’examiner successivement les diverses périodes de l’art céramographique, nous arrivons maintenant à l’époque de la décadence. Plus on approche des temps où l’art vint à déchoir, plus on rencontre avec profusion les ornements et les couleurs; c’est par ce luxe d’ornementation poussé à l’excès et si éloigné de la noble simplicité de la grande époque qu’on cherche à suppléer à la beauté des formes, à la pureté des lignes, à l’élégance de la composition.
Les vases de la période intermédiaire, ceux que l’on peut considérer comme ayant été fabriqués vers l’époque d’Alexandre le Grand ou peu de temps après la mort du héros macédonien, sont déjà décorés d’un grand nombre de figures.
Les vases à couverte noire et brillante sans aucune espèce de peintures ont été fabriqués à l’époque où l’on faisait encore des compositions à figures noires sur fond clair, mais le nombre le plus considérable de ces sortes de
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