‹ Description des collections d'antiquités conservées à l'Hôtel LambertChapitre 6 sur 128 · L. cit · texte numérisé non relu

L. cit

7. Voyez un travail que j’ai publié dans les Annales de l’Institut archéologique, vol. XLIX, 1877, pp. 294 et suiv.

INTRODUCTION

Pendant plus de deux siècles, les poteries peintes furent connues sous le nom de vases étrusques. Cette désignation est devenue vulgaire et aujourd’hui encore on a de la peine à faire comprendre aux gens du monde que cette appellation est fausse, qu’elle ne repose que sur une donnée sans valeur. Les premiers monuments de cette espèce- auxquels on fit attention furent trouvés en Toscane, l’ancienne Etrurie, et, de là, le nom de vases étrusques qui leur est resté. Malgré la présence de compositions toutes inspirées par la mythologie des Grecs, malgré les inscriptions en langue grecque et en lettres grecques tracées dans le champ des peintures, on persistait à attribuer tous les vases peints sans exception à l’art des Étrusques. Winckelmann1 fut le premier qui osa combattre ces assertions et restituer aux vases peints leur véritable patrie, leur véritable origine, sans cependant remonter à la source où les Grecs avaient été chercher leurs inspirations artistiques.

Auj ourd’hui la science a reconnu d’une manière positive que les plus anciens de ces produits ont été fabriqués par les peuples de l’Orient, on ont été exécutés sous l’influence de ces peuples. Le nombre le plus considérable des vases enrichis de dessins et de peintures est dû à l’art hellénique, soit que ces vases aient été faits dans la Grèce continentale, dans les îles de l’Archipel, en Sicile, soit qu’ils sortent des fabriques établies dans la Grande-Grèce ou dans l’Etrurie. Et ce qui est à remarquer, c’est que les Romains, fidèles imitateurs des Grecs et portés généralement à admirer l’art grec, n’ont jamais

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