P. 54, <*d. Hudson
INTRODUCTION
Contraste étrange! si, d’une part, cette classe de monuments est si nombreuse, de l’autre les écrivains de l’antiquité en ont à peine parlé. On trouve quelques mots sur ces sortes de poteries dans Aristophane*, dans Pindare2, dans Strabon3; mais les auteurs anciens ne sont entrés dans aucun détail ni sur la fabrication des vases, ni sur les peintures qui les décorent, ni sur les divers usages auxquels ils pouvaient être destinés. Tout ce que nous savons, c’est que plusieurs d’entre eux étaient fabriqués pour être placés dans les tombeaux. Aristophane 4 dit expressément que les potiers athéniens décoraient de peintures les vases de la forme du lècythos consacrés aux morts. Évidemment dans ce passage il s’agit de ces élégants petits vases de terre enduits d’une couverte blanche sur laquelle se détachent des figures dessinées an simple trait, qu’on trouve fréquemment dans les tombeaux de l’Attiquc. Quelquefois les figures tracées sur ce genre de monuments sont rehaussées de couleurs vives et l’on en connaît quelques-uns d’assez grande dimension, oh l’élégance des contours le dispute à la richesse des couleurs*.
D’autres vases de terre, d’après le témoignage de Pindare® et de son Scoliaste, étaient destinés à être donnés comme prix dans les jeux publics. Ce sont là ces amphores panalhénaïqites que l’on a trouvées, non seulement à Athènes même, mais aussi dans la Cyrénaïque et en Italie, et qui portent quelquefois les noms des archontes éponymes d’Athènes7.