‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 193 sur 678 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

Parmi les coquilles fossiles des environs de Paris, il en est quelques-unes qui, présentant des caractères assez ambigus, furent placées, dans l'incertitude où l’on était à leur égard, tantôt dans les Ampullaires, qui sont fluviatiles, et tantôt dans un genre Ampulline, créé exprès pour elles. Ces coquilles, en étudiant convenablement leurs caractères, appartiennent plus vraisemblablement aux Natices qu'à tout autre genre; elles ne paraissent par leur ensemble pouvoir justifier la création d'un genre particulier. Leur extrême abondance dans tous les terrains marins ; l’obliquité constante du plan de leur ouverture sur l’axe longitudinal ; la forme de l’ombilie, calleux comme dans les Natices, mais présentant une modification particulière; enfin, la forme de l'ouverture, qui est tout-a-fait semblable à celle des Natices, qui ont l'opercule corné, sont les motifs qui nous ont déterminé à introduire ces coquilles parmi les Natices.

Les Natices sont des coquilles marines ordinairement globuleuses, à spire plus ou moins saillante, ayant le plus souvent le test fort épais et solide, ouvert à la base par un ombilic plus ou moins grand, rarement nu et plus ou moins obstrué par une callosité qui le recouvre quelquefois entièrement. Les Natices ne présentent rien de bien particulier dans leur gissement aux environs de Paris: on les trouve toutes en abondance dans les terrains marins, soit inférieurs, soit supérieurs au gypse; on voit quelques espèces passer à travers toutes les couches marines, y subir quelques modifications avant de s’éteindre dans les dernieres, tandis que d’autres sont plus constamment fixées dans certaines couches, dont elles ne dépassent pas les limites. Le nombre des espèces actuellement connues est assez considérable ; nous en comptons seize, qui peuvent être distribuées en deux sections : nous allons en donner la description.

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