‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 231 sur 678 · Daurninuze DE REGLeY. Delphinula Regleyana. Nob · texte numérisé non relu

Daurninuze DE REGLeY. Delphinula Regleyana. Nob

PI. XXIII, 6g. 7, 8.

D. testé orbiculato-convexd; anfractibus suprà planulatis, infernè convexis, ad marginem carinatis, suturis profundis obtectis separatis, supernè bifariam nodulosis, in ernè eleganter squamosis; carind spinis longiusculis depressis, numerosis armatdä; aperturd rotundatd; umbilico magno , pro-

Jundo.

Localités : Parnes, C. G.; Courbeville près Valognes.

Nous avons dédié à M. Regley cette belle et rare espèce, qui nous a été communiquée par ce naturaliste aussi recommandable par son savoir et sa modestie que par ses autres qualités personnelles. Cette coquille est suborbiculaire, à spire peu saillante et tres-obtuse au sommet; on y compte six tours aplatis en dessus et peu saillans; leur circonférence est limitée par une carène aiguë, aplatie, de laquelle partent en rayonnant et en se relevant un peu en dessus, de nombreuses épines aplaties; la suture est profondément cachée sous le large rebord que forme la carene et les épines. La partie supérieure des tours est aplatie, lisse à la base de la carène : ils sont ornés vers la suture de trois rangées de petits tubercules arrondis; en dessous le dernier tour est très-convexe ; il est percé au centre par un large ombilic infundibuliforme; toute sa surface, depuis le bord de lombilic jusqu'au-dessous de la carène, est occupée par sept rangs de petites écailles spiniformes cylindracées; les plus fines sont vers lombilic, les plus grosses vers la circonférence. L'ouverture est arrondie, nacrée en dedans, et ses bords sont onduleux.

Nous ne connaissons de cette espèce que le seul individu que nous a communiqué M. Regley. Il a trente millimetres de diamètre. Nous en avons une variété subscalariforme de Valognes.

Mon cabinet.

. DavPuiNuze EN ÉPERON. Delphinula calcar. Lamk.

PI. XXIIT, fig. 11, 12.

D. testé orbiculato-convexd, apice obtusä; anfractibus supernè planulatis, ad periphæriam carinatis undique squamulis brevibus asperatis; carind spinis depressis armatd; ultimo anfractu basi latè umbilicato; aperturd rotundatä; marginibus acutis.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 110, n. 1, et tom. 8, pl. 36, fig. 1, a, b.

Def., Dict. des sciences nat., tom. 12, pag. 544.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Courtagnon, C. G.

Quoique cette espèce ait beaucoup d’analogie avec la précédente, elle s’en distingue cependant avec facilité : elle a une forme subturbinoïde et quelquefois subdiscoïde; sa spire, fort courte et très-obtuse au sommet, se compose de sept à huit tours aplatis en dessus et à peine séparés entre eux; la suture, étant immédiatement au-dessous de la carène saillante et fort aiguë, est découpée par de longues épines redressées, plus ou moins nombreuses, selon les individus. Le dernier tour est très-convexe en dessous et percé au centre d'un trés-large ombilic, qui remonte jusqu’au sommet de la spire. Ce qui distingue surtout cette espece de celle qui précède, c'est que toute sa surface extérieure est couverte d’un grand nombre de stries fort rapprochées, chargées de courtes écailles subimbriquées et faiblement ployées; on compte quelquefois jusqu’à quinze rangées de ces écailles en dessous du dernier tour, et cinq à six en dessus. L'ouverture est médiocre, arrondie, à bords simples et tranchans.

Les grands individus de cette espèce sont fort rares. Ils ont trente et un millimètres de diametre.

Mon cabinet.

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