‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 267 sur 678 · TROQUE PATELLÉ. Trochus patellatus. Nob · texte numérisé non relu

TROQUE PATELLÉ. Trochus patellatus. Nob

PI. XXXI, fig. 5, 6, 7.

T. testä orbiculato-depress4, conicd, brevi, basi dilatatä; anfractibus angustis, planis oblique et longitudinaliter subplicatis; plicis irregularibus ; ultimo anfractu ad peripheriam angulato, subtüus plano, umbilicato , læviter striato; aperturä depress4, subquadrangulari; margine externo, repando.

Localités : Valmondois, Acy, Mary, Tancrou, G. M.S.

Coquille fort singulière, intermédiaire entre les Troques agglutinans et les autres espèces du même genre : elle est orbiculaire, très-déprimée, beaucoup plus large que haute. La spire, assez aiguë au sommet, est composée de sept tours aplatis, continus, à suture simple, quelquefois un peu onduleuse ; les premiers tours sont lisses et les derniers présentent des plis peu ane, longitudinaux et onduleux; la circonférence du dernier tour est formée par un angle très-aigu; la surface inférieure est plane; son centre est percé d’un assez large ombilic, que l’on voit remonter jusqu’au sommet de la coquille : il estinfundibuliforme et entouré de quelques stries fines en plus ou moins grand nombre, selon les individus. L'ouverture estsubquadrangulaire, très-déprimée, beaucoup plus large que haute, et ressemble à plusieurs égards à celles de certaines Calyptrées, dont toute la coquille au reste a assez la forme; le bord inférieur est coupé en arc de cercle.

DES COQUILLES FOSSILES. 24x

Il est concave et se réunit insensiblement d'un côté avec la columelle, et de l’autre avec le bord externe; celui-ci se prolonge d’une manière remarquable le long de l'angle de l’avant-dernier tour.

Cette coquille très-rare a seize millimètres de hauteur et trente-deux de diamètre à la base.

Mon cabinet.

16. TROQUE AGGLUTINANT. 7rochus agglutinans. Lamk. PI. XXXI, fig. 8, 9, 10.

T. testä orbiculato-depressä, conicd, basi angulatd, dilatatd; anfractibus planis, ad suturam impressis; ultimo subtüs plano, profunde umbilicato; umbilico costellis, radiantibus , irregularibus instructo; aperturd ovatodepressä; margine externo dilatato.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 51, n. 8; t. 7, pl. 15, fig. 8, 4, B.

Idem, Defr., Dict. des sciences nat., tom. 55, pag. 476, var. exclus.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy -le-Châtel, C. G; Valmondois, G. M.Ss.

__ On devrait réserver exclusivement le nom de Trochus agglutinans à l'espèce fossile des environs de Paris, décrite par Lamarck dans les Annales du Muséum; par ce moyen on éviterait de confondre sous un même nom plusieurs espèces qui, malgré la propriété dont elles jouissent d'agglutiner des corps étrangers, se distinguent néanmoins d’après de bons caracteres; il conviendrait alors de rendre à l'espècevivantelenom de Trochus conchyliophorus, que Born lui avait imposé le premier. Le Troque agglutinant paraît être le même que le Trochus benetiæ, trouvé aux environs de Londres; mais il diffère de toutes les autres coquilles qui ont comme elle la singulière propriété de fixer sur leur test des corps étrangers en plus ou moins grande abondance. Le véritable Troque agglutinant se distingue par sa forme orbiculaire, déprimée, conique; la spire, formée de sept à huit tours, est pointue au sommet; les tours sont larges et présentent sur la suture des impressions irrégulières, ordinairement assez petites, qui résultent de l'adhérence des corps étrangers qui ont laissé sur le test leur empreinte exacte. Sur le dernier tour, entre les impressions de la suture et ceiles de la circonférence, le test est à nu et on y remarque des plis très-obliques, longitudinaux, traversés par de très-fines stries onduleuses; la circonférence de ce dernier tour est formée par un angle fort aigu, festonné sur son bord; en dessous la surface est plane : on y remarque des stries arquées et°

obliques, produites par les accroissemens. Le centre est occupé par un ombilic assez largement ouvert, infundibuliforme, duquel sortent en assez grand nombre des petites côtes irrégulierement espacées el rayonnantes. Ces côtes s'atténuent à leur extrémité et sont quelquefois bifides. L’ouverture est ovale, transverse; les bords en sont minces et tranchans; l’inférieur est concave et l’externe est largement dilaté.

Cette coquille, assez commune, a vingt-trois millimètres de hauteur et quarante millimetres de diamètre.

Mon cabinet. j

17. TROQUE CONCHYLIOPHORE. Trochus conchyliophorus. LL AAXT. die. 1,42.

T. test4 orbiculato-conicd, basi dilatatä, apice acutd; anfractibus planis, irregularibus , irregulariter impressis, vel cochleis sarcinatis; ultimo anfractu ad peripheriam angulato, subtüus imperforato, striis arcuatis, irregularibus et transversis, undulatis, instructo ; aperturd dilatatd, depressä; marginibus incrassatis.

Localités : Monneville, Senlis, Tancrou, Castelgomberto.

Ce Troque a beaucoup plus d’analogie avec le Conchyliophorus de Born que celui auquel nous avons conservé le nom de Trochus agglutinans. En comparant cette description avec celle de l’auteur linnéen, on pourra se convaincre de la grande analogie de l'espèce vivante et de celle-ci : elle est conique, à spire saillante, presque aussi haute que large. Son test est épais, et toute la surface est occupée par des coquilles entières ou fragmentées, ou par les grandes impressions qu’elles ont laissées. Ces accidens rendent la surface extérieure fort irrégulière et très-raboteuse; les tours se distinguent à peine; ear la suture est la partie la plus chargée de corps étrangers; le dernier tour est limité en dehors par un angle assez aigu, trés-irrégulièrement découpé sur son bord. La surface inférieure est concave; elle n’est jamais ombiliquée, et le centre est recouvert par une callosité que produit le sommet de la columelle. Cette surface, outre des stries arquées d'accroissement, présente encore un grand nombre de petites stries transverses, interrompues et onduleuses. L'ouverture est petite proportionnellement à la grandeur de la coquille; les bords sont épaissis, l'inférieur est très-fortement arqué, concave, et se joint sans interruption à la columelle et au bord externe; celui-ci est mince et beaucoup moins dilaté et aussi moins prolongé que dans le Trochus agglutinans.

‘Cette coquille, que l’on rencontre assez fréquemment dans les localités que nous venons d'indiquer, a irente-six millimètres de hauteur et cinquante de diametre à la base.

Mon cabinet.

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