PHASIANELLE PETITE. Phasianella pullus. Lamk
PL. XL, fig. 5,6, 7.
P. test minimd, turbinato-elongatd; spird exertiusculé, lævigaté, nitidd; aperturd subrotundd, obliqud; labro tenuissimo. An Turbo pullus, Born., Mus.? tab. 12, fig. 17, 18.
Turbo pullus, Lamk., An. sans vert., tom. 7, pag. 49, n. 31.
Localité : Grignon, C. G.
Il est bien à présumer que sous ce nom de Turbo pullus on confond plusieurs espèces, qui toutes appartiennent incontestablement aux Phasianelles; l'une de ces espèces vivantes que nous possédons, et à laquelle nous attribuons plus particulièrement le nom de Phasianella pullus, est l'analogue parfait de l'espèce fossile qui se trouve non-seulement aux environs de Paris, mais encore à Bordeaux et à Dax. Cette coquille est fort petite, turbinoïde, proportionnellement plus étroite que les espèces précédentes. Sa spire est plus longue, obtuse au sommet et composée de six tours convexes, dont le dernier est subglobuleux ; il se termine par une petite ouverture ovale, un peu atténuée à son extrémité postérieure; la eolumelle est mince, à peine si l’on y aperçoit un bord gauche; le bord droit est tres-mince et trés-tranchant; toute la coquille est lisse, polie et brillante. On y trouve souvent des traces de coloration, qui consistent principalement en un petit nombre de flammes blanchâtres qui descendent de la suture vers le milieu des tours; à la base du dernier se montrent des ponctuations blanchätres, irrégulièrement éparses; le fond devait être brunâtre ou rougeûtre; car, malgré la fossilisation, il est encore de cette nuance, mais extrêmement pâle.
Cette petite coquille, assez commune dansles calcaires grossiers des envixons de Paris, est longue de six millimètres et large de quatre.
Mon cabinet.
3. PHASIANEELLE DEMI-STRIÉE. Phasianella semi-striata. Lamk. PI. XE, fig. 8, 9, 10.
P. testä turbinato-elongaté, transversim et eleganter striatä; striis tenurbus, confertis; spird brevi, acutd; anfractibus convexis; aperturd magné obliquä ; columelld extüs marginatd; labro tenuissimo, fragili.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 297, n. 2.
Localités : Grignon, Mouchy-le-Châtel, C. G.
On distingue bien facilement cette espèce de la précédente, non-seulement parce qu'elle est toujours striée, mais aussi par une forme qui lui est particulière. Elle se rapproche de la forme de certains Turbos; sa spire est courte, pointue, composée d’un petit nombre de tours très-convexes, élégamment striés dans: toute leur étendue. Les stries sont fines, régulières,
rapprochées, presque égales; le dernier tour est proportionnellement plus grand et plus dilaté que dans l’espèce précédente; l’ouverture qui le termine est grande, ovalaire, un peu rétrécie vers son extrémité postérieure; la columelle est assez épaisse, arrondie et remarquable en cela, comme dans certains Turbos, qu’elle est pourvue postérieurement d’un bourrelet assez épais, obliquement décurrent; le bord droit est très-mince, trés-tranchant et fragile. Il est à présumer que l'espèce que l’on rencontre à Valognes, qui, au lieu de stries, a sa surface couverte de sillons, n’est qu'une forte variété de celle-ci; ce qui est remarquable, c'est qu’on la trouve toujours sans aucune trace de coloration, et cependant dans les mêmes localités que la précédente.
Cette coquille, fort rare, est longue de quatorze millimètres et large de dix.
Mon cabinet.
4. PHASIANELLE MULTISILLONNÉE. Phasianella multisulcata. Nob. PI. XXX VIII, fig. 19, 20, 21.
P. testd elongato-subturritd, apice acuminatd; anfractibus convexis, transversim sulcatis; ultimo basi striato; aperturd obliqud, ovatd; columellé basi depressä. ,
Localité : Houdan, C. G.
Cette coquille appartient au genre Phasianelle tel que Lamarck l’a circonscrit, c’est-à-dire qu'elle a beaucoup d’analogie avec celles qui, comme la sillonnée et l’'angulifère, ont un opercule corné et la columelle aplatie. Ces espèces, selon nous, appartiennent au genre Lititorine de M. de Férussac, et les trois espèces que nous allons décrire devront être placées dans ce genre, lorsqu'il sera définitivement introduit dans les méthodes.
Cette coquille est subturriculée; sa spire est assez alongée, pointue; on y compte sept à huit tours médiocrement convexes, étroits, et sur lesquels on voit quatre ou cinq sillons transverses, réguliers; au-dessous de ces sillons, sur le dernier tour, se présentent des stries très-fines, qui se continuent jusqu’à la base. Ces stries sont inégales et au nombre de cinq ou six seulement. L'ouverture est petite, oblique à l’axe, ovalaire, terminée postérieurement par un angle assez aigu; la columelle est aplatie, tran-
chante à la base; le bord droit est tranchant, mais épais intérieurément. TOME ll. 36
Cette petite espèce rare ne s’est encore trouvée que dans la localité où je la cite; elle est longue de dix millimètres et large de six. Mon cabinet,