‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 288 sur 678 · TURRITELLE CARINIFÈRE. T'urritella carinifera. Nob · texte numérisé non relu

TURRITELLE CARINIFÈRE. T'urritella carinifera. Nob

PI. XXXVI, fig. 1, 2.

T. testdelongato-turritd, apice acuminatd; anfractibus concaviusculis, transsersim striatis, basi unicarinatis; carind acutä ; aperturd subquadranguluri, basi lateraliterque profunde sinuatä.

Localités : Chaumont, Parnes, Mouchy, Houdan, C. G.

‘ Cette espèce prend toujours une plus grande taille que celle qui précède; elle s'en distingue encore par plusieurs autres caractères : elle est proportionnellement plus large à la base; ses tours sont moins étroits, ils sont un peu concaves et ils sont terminés à la base par une carène aiguë et saillante au-dessus de la suture. Leur surface est couverte de stries inégales et diversement espacées, selon les individus; les plus fines sont entre les plus grosses, et toutes sont obscurément granuleuses; la carène est ordinairement simple et lisse, quelquefois elle est rendue bifide par un sillon qui la partage; l'ouverture est ovale, subquadrangulaire; la columelle est étroite, mince , un peu tordue vers la base, et elle se termine par un angle

que la sinuosité du bord antérieur rend plus saillant; le bord droit est mince et tranchant; il est presque toujours mutilé, et on ne peut juger de la forme que par les stries d’accroissemens; il devait être profondément sinueux dans son milieu, ce qui contribuait à rendre plus saillante son extrémité antérieure, qui prend la forme d’une petite oreillette.

Cette coquille, non moins commune que la précédente, a seize centi-

mètres de longueur et vingt-huit millimètres de diamètre à la base. Mon cabinet.

3. TURRITELLE ROTIFÈRE. Turritella rotifera. Nob. PI. XL, fig. 20, 21.

T. testd elongato-turrit4 , apice tricarinaté; anfractibus superioribus basi carinatis et transversim bistriatis; carind prominentissimd , acutd; aperturd subrotundä , lateraliter: sinuatd.

Localité : Soissons, C. G.

Coquille fort singulière et qui nous semble constituer une espèce bien distincte de toutes ses congénères : elle a cependant de l’analogie avec la précédente, mais elle offre des différences assez considérables pour qu'on ne puisse la confondre avec elle. Elle est formée de douze à quinze tours assez étroits : les premiers sont pourvus de trois petites carènes égales, régulières ettransverses; peu à peu la carèneinférieure des tours devient plussaillante, et sur les cinq ou six derniers elle est très-proéminente, tandis que les deux autres carènes diminuent insensiblement et se réduisent sur les derniers tours à deux stries transverses simples, peu saillantes. La carène de la base des tours est aiguë et tranchante ; ouverture est courte, ovale, subquadrangulaire; la columelle, peu épaisse, est revêtue d’un bord gauche assez étroit; son bord droit présente une profonde sinuosité oblique, qui se termine en bec à l'extrémité antérieure; à la dernière carène le bord inferieur est également sinueux, tandis que la base de la coquille, légèrement aplatie, offre deux stries concentriques, distantes; la sinuosité profonde du bord inférieur rapproche un peu cette coquille de celles qui forment le genre Proto de M. Defrance.

Cette espèce, très- rare à ce qu'il paraît, se trouve dans le bassin de Paris, et elle provient des environs de Soissons; nous en avons deux exem-

DES COQUILLES FOSSILES. ns 275

plaires, qui proviennent des environs de Montpellier. La longueur est de soixante-dix millimètres, et la largeur est de dix-neuf. Mon cabinet et celui de M. Michelin.

Page 1