TURRITELLE 1MBRICATAIRE. Turritella imbricataria. Lamk
PL XXXV, fig.1,2; pl. XXXVL fig, 7,8; pl. XXXVIL, fig. 9,10; pl. XXXVITI, fig. 1, 2.
T. testd elongato-turritd, subulatd; anfractibus planis , imbricatis, basi subcarinatis ; suturâ profundd separatis , transversim et inæqualiter striatis ; striis minoribus tenuissimé granulosis; apertur4 ovato -subquadrangulari; labro oblique sinuato.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 4, pag. 216, n.° 1; tom. 8, pl. 37, fig. 7, 4, B.
Ibid., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 561, n. 1.
Var. b. Nob.) Testd minore angustiore vix striatà striis simplicibus.
Brand., Foss. hant., pl. 3, fig. 48.
Turritella edita, Sow., Min. conch., pl. 51, fig. 7.
An turritella elongata? ibid., pl. 51, fig. 2.
Var. c. Nob.) Testd basi latiore, anfractibus basi obtusis, striis æqualibus simplicibus.
Var. d. Nob.) Testä longiore, anfractibus basi biangulatis, striis transversis majoribus , distantioribus, subgranulosis.
Localités : Grignon , Parnes, Chaumont, Mouchy-le-Châtel, Saint-Félix, Courtagnon, etc., C. G.
La variété b vient des sables inférieurs du Soissonnais. La variété e est de Bracheux, d'Abbecourt et de Noailles. La variété d se trouve à Courtaguon; on la trouve également à Valognes.
Il serait possible que l’on ne fit plus tard qu’une seule espèce de celle-ci et des deux suivantes. Il manque encore quelques points intermédiaires pour opérer cette réunion, que nous ne proposons pas aujourd'hui, parce que nous ne possédons pas encore tous les matériaux nécessaires. Cette coquille très-variable est alongée, assez étroite, très-pointue au sommet; elle se compose de vingt-deux à vingt-quatre tours de spire aplatis et dont la base forme un angle saillant au-dessus de la suture, de sorte que les tours semblent imbriqués les uns dans les autres, ce qui leur donne un peu la forme de certaines vis prenantes, que l’on appelle à cause de cela tire-fonds; leur surface présente des stries inégales et inégalementdistantes; les plus fines sont entre les autres, et elles sont très-finement granuleuses. Ces stries sont obliquement traversées par d’autres beaucoup plus fines et régulières, qui résultent des accroissemens; ces stries sont flexueuses dans leur longueur, et leur forme indique celle de l'ouverture, dontelles sontles anciennes traces; l'ouverture est un peu plus haute que large : elle est ovale, subquadrangulaire; la columelle est peu épaisse, arquée dans sa longueur et revêtue d'un bord gauche, lisse et brillant, qui s'étale sur l’avant-dernier tour; le bord droit est très-mince, très-tranchant et extrêmement
fragile; il est sinueux latéralement, et le bord inférieur l’est également. La base du dernier tour est ordinairement lisse : il faut une forte loupe pour distinguer quelques stries concentriques.
La variété b est remarquable et elle est constante dans les sables du Soissonnais ; elle est toujours plus petite, plus étroite; les tours sont plus profondément séparés : ils semblent lisses; mais lorsqu'on les examine avec attention, on y voit quelques stries transverses simples. La variété c n’est pas moins constante, elle est en général plus large à la base; la carene de la base des tours est plus obtuse, et leur surface est chargée d’un grand nombre de stries iransverses presque égales, mais simples.
La variété d conduit presque à l'espèce suivante; car la base de ses tours estheaucoup plus saillante, mais toujours arrondie et divisée en deux par un sillon. Les stries de la surface sont inégales, les plus fines sont à peine granuleuses.
Cette espèce, tres-commune dans tout le bassin de Paris, se trouve aussi aux environs de Valognes et dans le bassin de Londres. Montfort, dans sa Conchyliologie systématique, en fit le type d’un genre qui mérite à peine d'être cité, auquel il donna le nom de Haustator. Les grands individus ont dix centimetres de longueur.
Mon cabinet.