‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 29 sur 678 · CABOCHON CORNE D'ABONDANCE. Pileopsis corru copiæ. Lamk · texte numérisé non relu

CABOCHON CORNE D'ABONDANCE. Pileopsis corru copiæ. Lamk

PL. IT, fig. 13, 14, 15, 16.

P. testé obliquè conicä , basi ovatä , subrugosä, obsoletè decussatä ; vertice elevato, adunco.

Knorr. Petrif. tom. 2, deuxième partie, tab. 131, fig. 3.

Patella cornu copiæ. Lamk. Ann. du Mus., tom. 1, pag. 314, n. b; et tom. 6, pl. 43, fig. 4,a, b, c.

Hipponix cornu copie. Def.

An Patella anguis ? Sowerby, mineral Conchology, n. xxv, pl. 139, fig. 7, 8.

Patella cornu copiæ. Brocchi, Conchyologia subapenn., tom. 2, pag. 258, n. 6.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Chaumont, Courtagnon, Montmirail. C. G. Hauteville près Valogne.

Angleterre, Hollywels ? lialie, la Rocchetta près Asti.

On reconnaît facilement cette espèce par sa forme en cône oblique, par ses stries peu apparentes, par son ouverture fort large et la grande épaisseur du test ; son sommet est obtus dans la plupart et non en spirale, ce qui me porte à regarder avec doute la Patella anguis de M. Sowerby comme analogue, car elle diffère de

la nôtre par son sommet aigu el en spirale. Quant à celle que l'on trouve en Italie, ne l'ayant jamais vue, nous devons nous en rapporter à un observateur aussi exact et aussi éclairé que M. Brocchi, et noter cette coquille parmi le petit nombre des analogues fossiles que nous observons avec l'Italie.

Dans toutes les localités où on trouve abondamment cette coquille, on y rencontre aussi en proportion des supports qui ne peuvent avoir appartenu qu’à celte espece, et on est d'autant plus fondé à le croire, que M. Defrance en ayant trouvé un en place, il n’est plus possible de se méprendre à cet égard ; cette base est orbiculaire, à surface supérieure lisse, tantôt plane , tantôt concave , tantôt convexe, selon la forme du corps sur lequel elle adhère; face inférieure irrégulière, présentant des points d'insertion sur les corps sous-marins; le bord antérieur est plus épais que le postérieur; l'insertion musculaire que l’on remarque à la face supérieure, a la forme d'un fer à cheval dont les deux extrémités plus larges se recourbent l’une vers l’autre, mais ne se touchent pas; dans les jeunes individus, ces deux extrémités se touchent sans se confondre, et leur partie étroite et postérieure est également séparée, de manière que l’on voit évidemment que ce sont deux impressions qui se confondent postérieurement et qui s'écartent antérieurement à mesure que l'animal prend de l'accroissement. Parmi les individus de cette espece, il en est qui prennent un fort grand volume, comme M. Defrance Va observé sur ceux de Valogne. Ceux que nous avons aux environs de Paris ont de moindres dimensions, soixante millimètres du sommet au bord antérieur, et trente-huit de diamètre à la base.

Mon cabinet. Coquille très-commune.

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