‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 393 sur 678 · TOME 1]: D · texte numérisé non relu

TOME 1]: D

PREMIÈRE SECTION.— Espèces coniformes.

1. PLEUROTOME ANCIEN. Pleurotoma prisca. Sow. : PLAIN; fe 1, 2:

P. testä elongato-ventricosd, utrinque attenuatd, spird acuminatd; anfractibus convexiusculis, supernè striato-marginatis, infernè lævigatis; ultimo anfractu in medio lævigato, basi multistriato; striis confertis, undulatis ; aperlurd elongato-angustd ; labro profundè emarginato.

Murex priscus, Brand., Foss. ant., pl. 3, fig. 44.

Pleurotoma priscus, Sow., Min. conch., pl. 588.

Localités : Valmondois, Tancrou, Acy, G. M.S.; Beyne, C. G.

Nous distinguons cette espèce de la suivante, avec laquelle il est facile de la confondre, et nous lui restituons le nom que lui a donné Brander, et après lui M. Sowerby; mais en adoptant ce nom, nous rejetons l'opinion du savant anglais, qui regarde cette coquille comme l’analogue du Pleurotoma clavicularis de Lamarck.

Parmi les espèces lisses et qui se rapprochent des Cûnes par leur forme, celle-ci est la plus grande: elle est alongée, rétrécie à son extrémité, ventrue dans le milieu; sa spire est un peu plus longue que le dernier tour; elle est très-pointue et formée de douze à treize tours assez larges, médiocrement convexes et toujours bordés à leur partie supérieure de stries transverses très-fines; elles s'arrêtent brusquement, et le reste des tours est lisse; le dernier est régulièrement conique, sa base se terminant en un canal peu alongé et fort étroit à son extrémité; ce dernier tour est touta-fait lisse dans le milieu et présente à la base un grand nombre de stries transverses, fines, rapprochées, presque toujours onduleuses et quelquefois granuleuses. L'ouverture est fort étroite, à bords presque paralleles; la columelle, légèrement épaissie à la base, étroite dans presque toute sa longueur. Le bord droit demande à être examiné avec attention dans son entier, pour être assuré qu'il offre constamment des différences avec celui du Pleurotome claviculaire : il est mince, tranchant; son échancrure est placée immédiatement au-dessous des stries qui bordent la suture; elle est profonde, et dans une petite partie de sa longueur les bords en sont un peu parallèles, comme dans les espèces de la section suivante. Il est à remar-

quer que dans le claviculaire ou autres espèces voisines, cette échancrure est toujours beaucoup plus large, plus courte, ce qui donne nécessairement au bord droit une forme différente.

Cette coquille, qu'il est rare de rencontrer entiere, est longue de soixantedouze millimètres et large de vingt-cinq.

Mon cabinet.

2, PLEUROTOME CLAVICULAIRE. Pleurotoma clavicularis. Lamk.

PEEXIX het Oo Mro;, 19116 ar, 018;

P. testd eloncaio-subventricos@; anfractibus latis, supernè striato-mar- 5 2 D inatis, inferné lævisatis; ultimo anfractu basi striato, aliquandd sulcato oO 2 labro tenui, lateraliter emarginato; fissurd latä, triangulari. Var. a. Nob.) Testd angustiore, longiore; anfractibus sulco unico marginabis. ; Var. b. Nob.) Testä angustiore; anfractibus convexioribus, basi apiceque lævigatis.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, Courtagnon, C. G.; Valmondois , , 5 3 2 , Acy, Tancrou, G.M.Ss.

Coquille assez variable, mais beaucoup moins abondante aux environs de Paris qu’on ne le suppose habituellement, étant ordinairement confondue avec plusieurs espèces qui l’avoisinent par leurs caracteres, et qui sont distinctes cependant, lorsqu'on vient y apporter l'attention nécessaire: elle ressemble beaucoup à la précédente; elle reste constamment plus petite et proportionnellement plus étroite; elle est alongée, formée de deux parties presque égales, l’une par la spire, et l’autre par le dernier tour: la spire est régulièrement conique, très-pointue, composée dans les grands individus de treize à quatorze tours légèrement convexes, quelquefois striés à leur partie supérieure, et offrant assez souvent, au lieu de ces stries, un ou deux sillons assez profonds; le reste de leur surface est parfaitement lisse : le dernier tour n’est pas aussi ventru que dans le Pleurotoma prisca; il est régulièrement conique, de sorte que la coquille semble formée de cônes réunis base à base; il est strié à sa partie supérieure, comme les tours précédens, et sillonné à sa base. L'ouverture est étroite, à bords presque parallèles; la columelle, légèrement calleuse à son extrémité anté-

rieure, ne présente à sa partie supérieure aucune trace de bord gauche; le bord droit est mince et tranchant, réguliérement arqué dans sa longueur en portion de cercle; son échancrure est large, triangulaire, peu profonde et placée un peu au-dessous des stries supérieures. Les variétés que nous avons indiquées sont les plus constantes : elles se lient entre elles et au type de l'espèce par des nuances insensibles, qu'il est impossible de signaler particulièrement. La dernière des variétés, la plus remarquable, ne s'est jusqu'à présent rencontrée que dans les sables du Soissonnais.

Les plus grands individus de cette espèce ont cinquante millimetres de long et vingt de large.

Mon cabinet.

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