‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 441 sur 678 · CANCELLAIRE DE BRANDER, Cancellaria evulsa. Sow · texte numérisé non relu

CANCELLAIRE DE BRANDER, Cancellaria evulsa. Sow

PI. LXXIX, fig. 27, 28.

C. testä ovato-oblongd, utrinquè attenuat&, ventricosd, longitudinaliter costellatä, transversim striatä; strüs subæqualibus; aperturd ovatd; columellé arcuatd, triplicatä ; labro incrassato , regulariter intüs sulcato.

Buccinum evulsum, Brand., Foss. hant., pl. 1, fig. 14.

Sow., Min. conch., pl. 361, fig. 2, 3, 4.

An eadem species ? Cancellaria buccinula, Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, pag: 117, n. 5.

Cancellaria evulsa, Nob., Enc., tom. 2, pag. 183, n. 10.

Var. a. Nob.) Testd longiore; costis longitudinalibus, obsoletis; striis transversis minoribus, numerosioribus.

Fusus biplicatus, Lamk., Ann. du Mus., tom. 3, n. 31.

Localités : Grignon, Senlis, Rétheuil, C. G.; en Angleterre, à Barton, et en Belgique, dans les argiles de Boom.

Cette Cancellaire est plus ventrue que les espèces précédentes; sa spire pointue se compose de sept à huit tours très-convexes, à suture simple et non canaliculée, garnis de côtes longitudinales nombreuses, assez saillantes, traversées par des stries inégales, dont trois ou quatre, plus grosses sur chaque tour, sont assez éloignées entre elles pour que trois ou quatre stries très-fines puissent se placer dans leurs intervalles; quelquefois, au lieu de ces finesstries, on en remarque seulement une ou deux un peu plus grosses et toujours plussaillantes que celles dontnous venons de parler. Le dernier tour est ventru et globuleux:;il est plus court que la spire;l’ouverture qui le termine est très-oblique à l’axe longitudinal; elle est ovale-obronde, presque aussi large que longue; la columelle est fortement arquée et elle est garnie inferieurement de trois plis peu saillans, égaux et également distans. Le bord droit est très-épais; il est denté à l’intérieur et garni en dehors d’un bourrelet convexe, large et saillant. Le canal de la base est très-court et il est indiqué par une légère dépression qui se voit au-dessous de l'extrémité de la columelle.

Nous avons distingué une variété assez constante, dont les côtes longitudinales sont presque effacées et les stries transverses, nombreuses, presque égales et rapprochées.

Le plus grand individu de cette espèce que nous ayons vu, a trente millimètres de long et dix-sept de large.

Mon cabinet,

7. CANCGELLAIRE VOLUTELLE. Cancellaria volutella. Lamk. PI. LXXIX, fig. 10, 204524.

C. testä ovato-elongatd, angustd, subturritä , longitudinaliter costatd ;

DES COQUILLES FOSSILES. 5ob

transversim obsoleté striatd; anfractibus convexiusculis, varicibus irregulariter dispositis , interruptis; costulis arcuatis; striis tenuissimis regularibus ; aperturd ovato-angustd, basi canaliculatd; canali retorto emarginato; margine sinistro expanso tenui; labro marginato , intüs tenuè plicato; columelld in medio triplicatd.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 63, n. 2. 5

Idem , Anim. sans vert., tom. 7, pag. 117, n. 7.

Localité : Grignon.

Il n’est pas bien certain pour nous que cette coquille doive rester dans le genre Cancellaire. Elle offre en effet des caractères ambigus, qui, d’un côté, la rapprochent de certaines Volutes ou Mitres, et d’un autre, de quelques Tritons subturriculés. Elle a particulièrement, quant aux formes extérieures et même quant aux autres de détail, la plus grande analogie avec une petite coquille vivante que la plupart des conchyliologues mettent au nombre des Tritons. Mais il existe entre ces deux coquilles une difrérence trés-considérable : lune ayant constamment des plis à la columelle, et l’autre en étant toujours dépourvue. Nous avons vu que la plupart des Cancellaires n'avaient pas une véritable échancrure à l'extrémité du canal; dans celle qui nous occupe, au contraire, non-seulement le canal est relevé du côté du dos, mais de plusil est profond et échancré à son extrémité.

La Cancellaire volutelle est une coquille étroite, subturriculée, ayant la spire longue et pointue, et composée de sept à huit tours convexes, garnis de côtes longitudinales élégantes, régulières, un peu courbées en $ italique trés-alongé. Ces côtes sont interrompues par des varices droites, assez épaisses, plus ou moins nombreuses, selon les individus, et irrégulierement éparses. Ces côtes longitudinales sont traversées par des stries que l'on n’aperçoit bien qu’à l’aide de la loupe; elles sont peu profondes, mais régulières, très-fines et très-rapprochées; le dernier tour est plus court que la spire; le canal qui le termine est proportionnellement plus grand, plus alongé que dans les autres espèces; il est étroit, profond, en partie recouvert, renversé en dessus et terminé par une petite échancrure. L’ouverture est étroite, ovale-oblongue; la columelle est alongée, subcylindracée et garnie de trois plis, dont le médian est ordinairement le plus gros. Cette columelle est bordée par un bord gauche, mince, étalé et se relevant au-dessus d’une petite fente ombilicale. Le bord droit est épais; il offre en dehors un bourrelet simple, étroit et saillant; en dedans il est finement crénelé.

Cette coquille, assez rare, ne s'est encore rencontrée jusqu'a présent que dans les localités de Grignon et celles qui l’avoisinent. Les grands individus ont vingt-huit millimètres de long et huit de large.

Mon cabinet.

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