FusEau acicuLé. Fusus aciculatus. Lamk. Fe LA
PI. LXXI, fig. 7, 8.
F. testd elongato-angustä, acuminatä, transversim striatd, longitudinaliter costatd; costis arcuatis ; caud4 prælongä, gracili, spirä breviore.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 318, n. 5, et ton. 6, pl. 46, fig. 6.
Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 156, n. 11.
Fusus acuminatus, Sow., Min. conch., pl. 274, fig. 1, 2, 3.
Fusus asper, idem, loc. cit., fig. 4, 5, 6, 7.
Nob., Enc. méth., Vers, tom. 2, p.152, n. 14.
Enc., pl. 425), fe. 6:14 à.
Brand., Foss. hant., tab. 2, fig. 36.
Localités: Grignon, Parnes, Mouchy, Courtagnon, C. G.; en Angleterre, Barton, pres Londres.
Espèce voisine de la précédente et qui rappelle encore mieux qu'elle le Fusus colus de Lamarck : elle est alongée, très-étroite; la spire, très-pointue, est composée de treize a quatorze tours régulièrement convexes, à suture simple et profonde, et ornée de stries transverses, régulières, ainsi que de côtes longitudinales assez étroites; ces côtes sont distantes, arquées dans leur longueur, et l’on aperçoit, dans les intervalles qui les séparent, des stries longitudinales peu régulières, résultant des accroissemens. Le dernier tour estsubglobuleux; il est très-convexe en dessous, et il est, comme en dessus, garni de stries transverses. De son centre part un canal un peu plus court que la spire, très-grêle, subcylindrique et garni à sa partie
supérieure de stries obliques nombreuses et rapprochées. En dessous il est creusé par une gouttière très-étroite et très-profonde, qui vient aboutir à l'ouverture; celle-ci est fort petite; elle est ovale-obronde; la columelle est droite, cylindracée et revêtue d’un bord gauche extrémement étroit; le bord droit est mince et tranchant, sinueux latéralement et pourvu d’une petite dentelure à l'endroit où aboutissent chacune des stries transverses.
Nous ne voyons aucune différence, si ce n’est pour la taille, entre le Fusus acuminatus et le Fusus asper de M. Sowerby; c’est pour cette raison que nous les réunissons dans notre synonymie.
Il est extrêmement rare de rencontrer cette espece dans un bel état de conservation, le sommet et le canal sont presque toujours mutilés. Cependant nous possédons un individu plus grand que ceux que nous avons vus jusqu'à présent et qui est parfaitement conservé : il a soixante-trois millimètres de long et douze de large.
Mon cabinet.
5. Fuseau uNicaRINÉ. Fusus unicarinatus. Nob. PI. LXXII, fig. 11, 12.
F. testé elongato-angustü, acuminatd, transversim striatä, longitudinaliter costellaté et tenuè striatd; anfractibus convexis, in medio carinatodentatis; ultimo basi rugoso ; caudd gracili, angust&, spirä breviore.
Localités : Rétheuil, Soissons, Guise-Lamothe, C. G.
Nous distinguerons actuellement cette espèce: elle n’est peut-être qu'une variété de l’une des deux que nous venons de décrire; car, avec la forme extérieure du Fusus aciculatus, elle a cependant la carène dentelée du Fusus serratus. Elle est alongée, étroite; sa spire, tres-aigué, est plus longue que le canal de la base; on y compte treize à quatorze tours étroits, convexes, séparés par une suture simple et profonde; ils sont ornés de stries transverses assez saillantes, au nombre de sept à huit, et pourvus dans leur longueur de côtes assez épaisses, régulières et descendant d’une suture à l’autre. Les stries transverses sont égales sur les premiers tours, mais celles du milieu s’'élèventplus rapidement et forment sur tousles suivans une carène aiguë, sur laquelle s'élèvent des dentelures comprimées, lorsqu'elles passent sur les côtes longitudinales. Outre ces diverses parties dont nous venons de parler, on remarque sur toute la surface de la coquille des stries lon-
gitudinales, régulières, fines et serrées; elles sont arquées et produites par TOME 11. 67
les accroissemens de la coquille; le dernier tour est court, subglobuleux ; il est très-convexe à la base et il est garni dans cette partie de sept à huit grosses rides transverses, dont les premieres sont les plus grosses et les plus écartées. Le canal terminal est long et étroit; il est subcylindrique, plus court que la spire. L’ouverture est petite, très-étroite; la columelle, presque droite, est dépourvue de bord gauche. Le bord droit est mince, tranchant et finement dentelé par les stries transverses qui y aboutissent,
Cette coquille, assez rare, ne s’est encore trouvée que dans les parties inférieures du bassin de Paris. Les plus grands individus ont soixante-dix millimètres de long et vingt de large.
Mon cabinet.