‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 448 sur 678 · Fuseau RIDÉ. Fusus rugosus. Lamk · texte numérisé non relu

Fuseau RIDÉ. Fusus rugosus. Lamk

PI. LXXN, Ggt4; 5,6; 710.11

F. testä elongato-fusiformi, longitudinaliter costatd, tenuè striatd , transversim rugosd; rugis angustis, distantibus, subgranulosis ; ultimo anfractu magno , caudä gracili , Contortd terminato; apertur& ovatd, supernè canaliculatä; labro incrassato, subsinuoso, tenué sulcato.

Var. a. Nob.) Testd latiore; costis longitudinalibus crassiusculis, distantioribus.

Var. b. Nob.) Testd crassiore; rugis transversalibus eminentioribus ; caudd breviore.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 316, n. 1, pl. 46, fig. 1.

Idem , Anim. sans vert., tom. 7, pag. 154, n. 5.

Nob., Enc. méth., Vers, tom. 2, pag. 155, n. 18, pl. 425, fig. 6.

Favan., Conch., pl. 66, fig. m, 7?

Localités : Grignon, Mouchy, Parnes, Courtagnon, etc., C. G.

À la synonymie de cette espèce, Lamarck ajoutait le Âurex porrectus de Brander, qui doit constituer une espèce bien distincte. Il y ajoutait également, mais avec doute, le Murex gracilis de Gmelin, et nous pensons que cette citation doit être supprimée; car il est évident, d’après la description et les figures auxquelles l’auteur renvoie, que cette espèce est

la même que celle à laquelle Lamarck a donné le nom de Fusus uniplicatus.

Le Fuseau ridé est une coquille alongée, assez étroite, composée de neuf tours légèrement convexes, et dont les premiers, lisses et subglobu-

leux, forment au sommet une protubérance subcylindrique. Les tours suivans sont pourvus de sept à huit côtes longitudinales, assez épaisses, médiocrement saillantes et traversées par six ou sept sillons étroits, saillans, assez régulièrement distans, et qui, en passant sur les côtes, y produisent des tubercules. Toute la surface de la coquille est chargée de stries longitudinales lamelleuses, très-fines, se relevant en petites écailles au sommet des sillons transverses. Le dernier tour est subglobuleux; il est prolongé à la base en un canal grêle, un peu contourné à son extrémité et présentant à sa surface extérieure les sillons et les stries que nous avons fait remarquer sur les tours de la spire. L’ouverture est ovale-oblongue; son angle supérieur est formé par une petite gouttière intérieurement décurrente. La columelle, régulièrement courbée, est revêtue d’un bord gauche fort court, assez épais, qui se détache à l’origine du canal, laisse derrière lui un large ombilic infundibuliforme, et se continue en une lamelle large et très-mince, destinée à couvrir le canal de la base; le bord droit est assez épais; il est légèrement courbé en avant et offre une sinuosité assez profonde à l’origine du canal; il est faiblement sillonné à l'intérieur.

Cette coquille est trées-variable, et il y a certains individus qui semblent établir le passage avec le Fusus Noe. Nous verrons cependant que ces espèces ont des caractères distinctifs sufisans. Nous aurions pu augmenter le nombre des variétés; nous avons mentionné les principales. Dans la premiere, les coquilles sont plus ventrues et les côtes longitudinales, moins nombreuses et plus écartées, paraissent plus étroites, parce qu’elles ont la base moins étalée. Dans la seconde variété, la coquille a le canal terminal plus court, les côtes longitudinales plus rapprochées et les sillons transverses plus gros et plus saillans.

Cette coquille est assez commune; cependant il est assez rare de la trouver dans un bel état de conservation. Les grands individus ont quatrevingt-huit millimètres de long et trente de large.

Mon cabinet.

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