Fuseau ANGULEUx. Fusus angulatus. Lamk
PEACARINE EE lin 12,7, 5.
F. testä elongato-fusiformi, acuminatd; anfractibus angulatis, costatopolygonis; costis transversim bisulcatis; ultimo anfractu canali angusto terminato, transversim rugoso ; aperturd ovatà ; labro simplici, incrassato.
Fusus angulatus, Lamk., Ann. du Mus., tom. 5, pag. 586, n. 20.
Var. a. Nob.) Testä angustiore; ultimo anfractu subcylindrico, sulcis maculis rufescentibus minimis ornatis.
Localités : Mouchy, Parnes, Grignon, Beyne, C. G.; Assy, G. M. S.
Coquille singulière et que l’on pourrait prendre, si l’on n'y faisait attention, pour une variété de la précédente; elle s'en rapproche en effet par la forme générale; elle est cependant toujours plus petite, et le sommet de la spire n’est jamais terminé par les deux ou trois tours lisses et cylindracés qui caractérisent le Fuseau ridé et quelques autres espèces. La spire est pointue et composée de neuf tours assez étroits, convexes, garnis d'un petit nombre de côtes longitudinales, plus saillantes dans le milieu que vers les sutures, et traversées par deux sillons transverses, distans, qui, en passant sur les côtes, s'élèvent en deux dentelures presque égales. La partie supérieure des tours remonte en s'appliquant sur le tour précédent, et se termine à une suture linéaire finement plissée, La partie supérieure des tours est lisse; sur la partie inférieure on remarque des stries longitudinales assez régulières, produites par les accroissemens; le dernier tour est subglobuleux, terminé par un canal grêle, plus court que la spire; il est caréné à sa partie supérieure, et depuis cette carène jusqu’à l'extrémité du canal, il est couvert de sillons transverses, écartés, étroits, un peu onduleux et subanguleux. L'ouverture est ovale-oblongue; son angle supérieur est creusé en une petite gouttiere intérieure. La columelle est régulièrement arquée, recouverte par un bord gauche appliqué dans toute son étendue et proportionnellement plus large que dans le Fuseau ridé. Le bord droit est simple, assez épais et presque droit.
La variété que nous avons inscrite est fort curieuse : les côtes longitudinales commencent à s’effacer vers la fin de l'avant -dernier tour et disparaissent complétement sur le dernier; celui-ci est subcylindrique et terminé par une queue plus grêle et un peu plus alongée; les sillons sont moins épais, surtout ceux du milieu, et ils sont ornés, principalement ceux de la base, de petites taches roussâtres, rangées assez régulièrement. À considérer l’aspect général de cette variété, nous aurions pu établir pour elle une espèce particulière, si nous n’avions remarqué la ressemblance la plus parfaite dans la forme et les accidens des premiers tours de la spire.
Cette espèce, plus rare que la précédente, est longue de cinquante-trois millimètres et large de vingt-deux.
9. FUSEAU À GROS TUBERCULES. Fusus tuberculosus. Nob. PI. LXXIII, fig. 14, 15.
F. testd fusiformi, clavatd, transversim striatd, longitudinaliter costatonodosd; anfractibus angustis, supernè depressis; ultimo subglobuloso; caudd subgracili, contortd terminato; aperturd ovatd, supernè canaliculatä; labro tenui, simplici, infernè subsinuato.
Localité : Parnes, C. G.
Coquille singulière et dont nous ne connaissons qu'un petit nombre d'individus; elle a quelque analogie d’un côté avec le Fusus nodosus, et d'un autre avec quelques variétés du Fusus longævus. La coquille est alongée, fusiforme, plus en massue que les espèces précédentes; la spire est plus large et plus courte; on y compte six à sept tours; les deux premiers sont lisses et forment une proéminence cylindracée; les tours suivans, jusqu’au dernier, sont courts, déprimés à leur partie supérieure et couverts de stries transverses assez fines. Vers le sommet des tours on remarque de petites stries longitudinales qui aboutissent à la suture. A la base des tours s'élève une rangée de gros tubercules épais, arrondis à leur sommet, et qui sont plus proéminens sur les premiers tours que sur le dernier; car, lorsque l'on arrive à l'extrémité de l’avant-dernier tour, déja ces tubercules ont sensiblement diminué d’élévation : ils s’'effacent et s’aplatissent peu à peu, et ils sont remplacés sur les deux derniers tours par de faibles ondulations longitudinales. Ce dernier tour est très-ventru ; il est presque lisse à sa partie moyenne, mais à sa base il est couvert d’un très-grand nombre de très-fines stries onduleuses et comme crépues. Le canal terminal est assez épais à son origine; il est plus court que la spire et contourné assez fortement à son extrémité. L’ouverture est ovale : elle est terminée à son angle supérieur par une gouttière décurrente assez profonde. La columelle est épaisse et revêtue d’un bord gauche mince, assez large et appliqué dans toute son étendue ; le bord droit est simple, assez épais et légerement sinueux dans sa longueur.
Cette coquille, fort rare, est longue de quatre-vingt-dix millimetres, ét large de trente.
Mon cabimet.
Las © ca