‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 487 sur 678 · Fuseau RÉGULIER. Fusus regularis. Sow · texte numérisé non relu

Fuseau RÉGULIER. Fusus regularis. Sow

PI. LXXVI, fig. 35, 56.

F. testd oblongdä, fusiformi, ventricosd ; spird acuminatd , conicä, ultimo anfractu breviore; anfractibus convexis, suprà subplanis, longitudinaliter costatis, transversim regulariter tenuè sulcatis, sulcis æquidistantibus; striis tenuissimis clathratis ; ultimo anfractu ventricoso, basi caudd brevi, angusta, contortd, terminato; aperturd ovatd, labro superné late et profunde sinuoso.

Murex antiquus, Brand., Foss. hant., pl. 6, fig. 74.

Idem, Sow., Min. conch., pl. 187, fig. 2.

An eadem species, varietas? Murex carinella, Sow., loc. cit., fee 42, 46

Fusus regularis, Sow., Min. conch., pl. 423, fig. 1.

Localités : Rétheuil, Guise-Lamothe, Soissons, C. G. IL.; Barton en Angleterre.

Cette coquille n’est connue dans le bassin de Paris que depuis peu d’années; elle a été trouvée aux environs de Londres depuis long- temps, et figurée par Brander sous le nom de Murex antiquus. Il est à présumer que

l'auteur anglais ne s'était pas souvenu que Linné avait déja donné ce même nom à une autre espèce. Ce double emploi dut être rectifié, et c’est ce que fit M. Sowerby, en lui imposant le nom de Murex regularis, et plus tard celui de Fusus regularis. Ayant sous les yeux des exemples des singulières variations qu'une même espèce de coquilles peut éprouver, nous pensons que le Murex carinella de M. Sowerby est une variété de l'espèce qui nous occupe; mais, n'ayant pas à notre disposition cette coquille, nous n'avons fait ce rapprochement qu'avec le doute convenable.

Le Fuseau régulier est alongé, oblong, très-ventru dans le milieu, atténué à ses extrémités. On compte huit à neuf tours à la spire : ils sont trèsconvexes et ils sont pourvus de neuf à onze côtes longitudinales, grosses, épaisses, assez régulièrement espacées et fortement courbées dans leur longueur, surtout à leur partie supérieure; sur le dernier tour elles sont moins régulières et ont une tendance à s'effacer. Ce dernier tour est plus long que la spire : il est très-ventru supérieurement; il est conique à la base et se termine en un canal court, plus ou moins grêle, selon les individus, et contourné dans sa longueur. Sur toute la surface de la coquille, si ce n'est à l’extrémité antérieure, où ils disparaissent, on remarque des bandelettes étroites, distantes, aplaties, sembables à des petits rubans collés sur une surface plane; elles sont régulièrement espacées: dans leurs intervalles on voit à l’aide de la loupe un réseau tres-fin, produit par l’entrecroisement de stries transverses et longitudinales. L'ouverture est ovale, presque aussi longue que large; la columelle est régulierement concave et contournée à son extrémité; elle est revêtue d’un bord gauche, mince, appliqué et recouvrant presque entièrement une fente ombilicale, étroite et profonde. Cette fente ne se montre pas dans tous les individus, et lorsqu'elle n'existe pas, le canal terminal est plus grêle et plus cylindracé; l'angle supérieur de l'ouverture est à peine marqué; son angle inférieur se confond avec le canal, qui est largement découvert. Le bord droit est mince et tranchant; dans les individus que nous avons vus, provenant des environs de Paris, il est lisse en dedans; dans ceux d'Angleterre il est épaissi et profondément sillonné: la partie supérieure de ce bord offre une sinuosité concave, large et assez profonde, tandis que le reste se projette en avant, en formant une courbure convexe.

Cette coquille, rare aux environs de Paris, est longue de soixante-sept millimètres et large de trente-huit.

Mon cabinet.

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