‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 488 sur 678 · Fuseau muricoïne. Fusus muricoides. Nob · texte numérisé non relu

Fuseau muricoïne. Fusus muricoides. Nob

PI. LXXI, fig. 5, 4.

F. testä oblongd, fusiformi, utrinquè conicd, apice acuminatd, longitudinaliter costatd; anfractibus in medio angulato-dentatis, suprà subplanis, infra sulcatis, ad suturam plicato-crispis; ultimo anfractu spird longiore, conoideo , regulariter transversim sulcato, sulcis distantibus; apertur& ovatooblongä; columellé crassd, basi umbilicatä.

Var. a. Nob.) Testd minore; sulcis transversis, minoribus , numerosioribus.

Localités : Grignon, Beyne , Mouchy, Parnes, Chaumont, C. G.

Ce Fuseau a un peu le port de certaines Turbinelles: il est alongé, ventru dans le milieu, pointu à ses extrémités; sa spire, régulièrement conique, est composée de huit tours, dont la surface est divisée en deux parties presque égales; l’une, supérieure, formant un plan oblique, sur lequel on remarque des stries fines, transverses et longitudinales, formant un réseau assez régulier. Cette partie supérieure des tours est séparée du reste par une carène aiguë , à laquelle aboutissent des côtes longitudinales, obtuses, et se terminant à cette carène en dentelures assez aiguës. Sur la partie inférieure des tours les côtes longitudinales dont nous venons de parler sont traversées par un petit nombre de sillons distans et réguliers. On ne voit pas entre ces sillons de stries transverses, tandis que les stries longitudinales sy montrent en grand nombre. Le dernier tour est plus alongé que la spire; il est caréné et dentelé à sa partie supérieure; toute sa partie inférieure est garnie de sillons égaux, distans, entre lesquels les stries longitudinales se relèvent en écailles lamelliformes. Ce dernier tour se termine à la base en une queue large et courte, légèrement tordue dans sa longueur. L'ouverture est ovale-oblongue; son angle supérieur est creusé par une petite gouttière; le canal qui la termine à la base, est étroit et profond ; la columelle est épaisse, subcylindracée, régulièrement arquée; le bord gauche qui la revêt est assez épais, mais appliqué dans presque toute son étendue. Il laisse à découvert un ombilic profond, infundibuliforme, que l’on voit à la base de la coquille. Le bord droit est assez épais etil présente dans sa longueur ur petit nombre de gouttières superficielles, correspondant à la terminaison de la carène et des sillons.

Il existe une variété assez remarquable de cette espèce, qui diffère du

type en ce que sa carène est moins marquée, les dentelures plus obtuses et les sillons transverses plus nombreux et plus rapprochés.

Cette espèce n’est point très-rare; les grands individus ont trente-huit millimètres de long et vingt de large.

Mon cabinet.

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