‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 492 sur 678 · Fuseau og8rus. Æusus obtusus. Nob · texte numérisé non relu

Fuseau og8rus. Æusus obtusus. Nob

PI. LXX VII, fig. 5,6.

F. testä ovato-claviformi, globulosä, transversim striato-sulcatä; striis sulcis intersectis; spird brevi, acuminatä; anfractibus angustis, suprà subplanis , tenuè striatis, basi subcarinatis, ultimo anfractu spirä majore, ventricoso, basi canalicontorto, brevi terminato ; aperturd ovato-oblongd, supernè profunde angulatä; columelld basi contortd; labro tenui, tenue plicato.

Localité : Lachapelle près Senlis.

On pourrait sans difficulté placer cette coquille parmi les Pyrules, si elle ne se liait, par des rapports tres-grands, au Fusus subcarinatus, dont elle n’est peut-être qu'une très-forte variété. Elle est ovale, trés-ventrue, claviforme, ayant la spire courte, pointue et formée de huit tours étroits, dont les premiers seuls sont proéminens au-dessus de la surface courbe et uniforme que produisent les trois ou quatre derniers. Ces derniers tours sont aplatis et leur suture se fait sur le bord aigu d’une carène peu saillante qui les circonscrit à la base. Toute cette partie supérieure de la spire est couverte de stries fines, onduleuses et comme tremblées. Le dernier tour est beaucoup plus grand que le reste : il est très-ventru, et dès la carène supérieure, placée presque à sa circonférence, naissent des côtes longitudinales en petit nombre, obtuses, à peine proéminentes et descendant en s'atténuant jusque vers la base. De ce côté la coquille se rétrécit assez subitement en un canal assez large et court, un peu relevé à son extrémité. Toute cette partie inférieure de la coquille présente un petit

nombre de sillons transverses, réguliers, de plus en plus rapprochés, à mesure qu'ils descendent vers la base de la coquille. Entre ceux de ces sillons qui sont à la partie supérieure, ceux qui sont le plus écartés, on voit trois stries fines, dont la médiane est un peu plus saillante que les autres. Dans les intervalles des sillons suivans il n’y a plus de place que pour deux stries, et enfin ils se rapprochent de manière à ce qu'une seule strie puisse s'y placer. L'ouverture est grande, ovale; son angle supérieur est profond et son angle inférieur se confond insensiblement avec le canal de la base, lequel est large et profond. La columelle est fortement tordue dans sa longueur; le bord droit est mince et tranchant, et il est garni de petites dentelures correspondant aux stries et aux sillons extérieurs qui y aboutissent.

Cette coquille paraît fortrare. Sa longueur est de trente et un millimètres et sa largeur de vingt et un.

Mon cabinet.

Page 1