PL DAA VI, HE
F. testd abbreviato-fusiformi, ventricosä, transversim striatd; spinis longis armatd; anfractibus supernè coronato-spinosis ; ultimo infrà spinas tuberculis acutis unicd serie prædito; caudä recurvd.
Murex minax, Brand., Foss. hant., pl. 5, fig. G2.
Murex minax, Encycl., pl. 441, fig. 4.
Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, pag. 135, n. 6.
Murex minax, Sow., Min. conch., pl. 220, fig. 2.
Localités : Valmondois, Senlis, Assy, Tancrou, Betz, G. M. S.; Barton pres Londres.
Coquille à peu près aussi variable que la précédente, et cependant dont il est plus facile de reconnaître les variétés. Quelques conchyliologues la placent parmi les Rochers, mais évidemment à tort, puisqu'elle n’a point de varices; elle est ovale-ventrue, atténuée à ses extrémités; sa spire, pointue, est plus courte que le dernier iour: on y compte sept à huit tours rétrécis, convexes, un peu déprimés supérieurement, et sur le milieu desquels s'élève une rangée de fortes épines plus ou moins longues, selon les individus. Ces épines sont en général comprimées, un peu courbées dans leur longueur et creusées en dessous d'une petite
gouttiere. Le dernier tour est grand et ventru; au-dessous de sa premiere rangée d'épines on en voit une seconde, à peu près sur le milieu de sa longueur. Mais les épines de ce second rang sont beaucoup plus courtes et plus pointues. Au-dessous d’elles toute la base de la coquille est garnie de gros sillons transverses, arrondis, dont le premier est le plus profond. Le canal semble tordu sur lui-même; il est court, et son extrémité est relevée vers le dos. L'ouverture est ovale-obronde; la columelle, tres-épaisse, est arquée dans sa longueur, et elle est revêtue d’un bord gauche assez épais et appliqué dans toute sa longueur. Sa base est tronquée obliquement; elle est percée d’une fente ombilicale plus ou moins grande et circonscrite en dehors par un bourrelet écailleux, saillant et obliquement contourne. Le bord droit est mince, onduleux et dentelé à la base à l’endroit où aboutissent les sillons transverses; le canal terminal est étroit, peu profond et courbé dans sa longueur. Toute la partie supérieure de la coquille est couverte de stries fines, égales, onduleuses et transverses.
Sous le rapport de la forme générale, cette coquille est peu variable; mais dans ses accidens extérieurs elle offre plusieurs variétés remarquables. Les épines deviennent quelquefois très-courtes et se changent en tubercules obtus. D’autres fois elles sont plus aiguës, mais plus rapprochées, et elles ontune tendance à se confondre par leur base et à former une carène continue et dentelée. Des variations à peu près semblables se montrent dans le rang inférieur du dernier tour : d’un côté on les voit successivement diminuer en nombre et en épaisseur, et finir par disparaitre complétement; d’un autre, elles se multiplient, restent plus petites, se rapprochent et finissent par former un cordon noduleux. La base de la columelle offre aussi des variétés assez considérables; tantôt elle est rétrécie et laisse à peine apercevoir la fente ombilicale : tantôt elle est beaucoup plus large, obliquement tronquée et percée d’ün grand ombilic infundibuliforme. Dans les individus qui ont le bord droit bien entier, on remarque que le premier sillon de la base aboutit sur le bord à une dent plus saillante que les autres; cette dent rappelle tres-bien celle qui se remarque dans certaines Turbinelles, et plus particulièrement dans le Buccinum crassum de Chemnitz.
Cette coquille est plus rare que la précédente. Les grands individus sont longs de soixante-quinze millimètres et larges de quarante-sept, sans y comprendre la longueur des épines.