‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 494 sur 678 · FUSEAU BULBIFORME. Fusus bulbiformis. Lamk · texte numérisé non relu

FUSEAU BULBIFORME. Fusus bulbiformis. Lamk

PI, LXX VIII, fig. 5,6, 7, 8, 9, 10, 15, 16, 17, 18.

F. test ovatd, ventricosd, sublævigatä; spird brevi, mucronatd; anfractibus subplanis, angustis, ultimo spir4d longiore; aperturd ovatd, superné angulatä , canali brevi, lato , terminatd ; labro simplict, acuto , superné subcalloso.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 387, n. 26.

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 155, n. 8.

List., Conch., pl. 1028, fig. 7.

Favan., Conch., pl. 66, fig. m, 11.

Murex bulbus, Brand., Foss. hant., pl. 4, fig. 54.

Seb., Mus., tom. 4, pl. 106, fig. 21 —25.

Murex bulbus,Chemn., Conch., tom. 11, pag. 298, pl. 212, fig. 3000, 3001.

Encycl., pl. 428, fig. 1,4, b.

Sow., Min. conch., pl. 291, fig. 4.

Var.a. Nob.) Testd angustiore, spird longiore.

Sow., Min. conch., pl. 201, fig. 1, 2.

Var. à. Nob.) Test4 minore, angustiore; spirä brevi.

Var. c. N ob.) Testä breviore, globulosd; spirä mucronatd, brevi.

Murex pyrus, Brand., Foss. hant., fig. 52, 53.

Var.d. Nob.) Test4 majore; anfractibus supernè depressis, subcanaliculatis.

Sow., Min. conch., pl. 201, fig. 5, G.

Localités : Grignon, Parnes, Courtagnon, Mouchy, etc.; Rétheuil, Soissons, C. G.; en Angleterre, à Barton dans l'argile de Londres, Valogne, département de la Manche.

Coquille des plus commune et l’une de celles dont l'étude bien faite est très-intéressante, non-seulement parce qu’elle offre une série considérable de variétés, mais encore parce qu’elle avoisine tellement quelques espèces de Pyrules, qu'il est quelquefois très-diflicile de trouver des caractères distinctifs, de sorte que la fusion des deux genres, au lieu de s'établir, comme nous l'avons vu plusieurs fois, à l’aide d’une série d'espèces, semble se faire ici par une seule, qui comprendrait à la fois les Pyrula lævigata et subcarinata, considérées comme variétés du Fusus bulbiformis. Il est trés-dificile d'affirmer aujourd’hui si les trois espèces que nous venons de

citer doivent en former une seule ou rester séparées. Lorsqu'on les compare, on trouve bien des différences dans les formes extérieures de certains individus; mais il faut reconnaître qu'il en existe quelques-uns qui semblent établir le passage entre ces diverses formes; peut-être que si l'on pouvait s'aider par des systèmes de coloration, on parviendrait plus facilement à distinguer des espèces que l’on est aujourd’hui porté à réunir et à confondre. |

Nous prenons comme type du Fusus bulbiformis les individus les plus répandus et qui semblent former le point central auquel peuvent se rattacher les diverses variétés. Cette coquille est ovale-oblongue, ventrue, atténuée à ses deux extrémités. La spire, composée de sept à huit tours, est tres-pointue au sommet; elle est plus courte que le dernier tour; elle est lisse; ses tours sont à peine convexes et séparés par une suture linéaire, superficielle, mais bien marquée. Le dernier tour est très-ventru; on remarque dans les vieux individus des stries transverses vagues, obsolètes et peu régulières. Ce dernier tour se termine à la base en un canal fort court, peu profond, largement ouvert et un peu oblique. L'ouverture est ovaleolbongue; la columelle, légèrement concave dans sa longueur, est revêtue d’un bord gauche plus ou moins épais, selon les individus, et quelquefois calleux à sa partie supérieure. Au-dessus de l'extrémité antérieure de ce bord on voit à la columelle une petite fente ombilicale en grande partie cachée par le bord gauche. A la jonction du bord droit et de l’avant-dernier tour, l'ouverture forme un angle aigu, qui se prolonge jusqu’à l’extrémité de la suture par une petite rigole assez profonde. Le bord droit est mince et tranchant; il est simple dans le plus grand nombre d'individus; mais, dans quelques-uns, il est ridé à l’intérieur. À sa partie supérieure, à l'origine de l’angle de l'ouverture, il s'épaissit à l’intérieur, de sorte que cet angle supérieur est placé entre la callosité columellaire dont nous avons parlé et cet épaississement du bord droit.

Les variétés que nous avons inscrites sont toutes établies sur des modifications dans la forme des individus. En effet, il n’en existe point d’autres. A prendre les individus qui ont la spire la plus alongée, et dans ceux-là cette spire est presque aussi grande que le dernier tour, on voit, par des nuances insensibles, cette partie se raccourcir de plus en plus, de manière à être réduite à peu près au quart de la longueur totale. Il arrive ordinairement qu'à mesure que la spire diminue, les individus deviennent de plus en plus globuleux et plus ventrus dans le milieu. Il y a cependant des exceptions; car nous avons des coquilles de cette espèce à spire fort courte

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