‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 503 sur 678 · PYRULE ÉLÉGANTE. Pyrula elegans. Lamk · texte numérisé non relu

PYRULE ÉLÉGANTE. Pyrula elegans. Lamk

PI. LXXIX, fig. 8, 9.

P. testd ovato-oblongä, angustd, subclaviformi, eleganter stris tenuibus decussatd; spird brevi, obtusd; anfractibus angustis, convexis, ultimo basi caud4 gracili terminato.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 391, n. 4.

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 572, n. 4.

Pyrula Greenwodiüi, Sow., Min. conch., pl. 498.

Localités : Grignon, Beyne, C. G.; Valmondois, G. M.S.

Coquille ovale-oblongue, dont la forme rappelle le Pyrula ficus et autres espèces analogues. Sa spire est courte et obtuse; elle est composée de six ou

sept tours étroits, convexes, dont les premiers sont tout-à-fait lisses, tandis que les suivans sont couverts d’un réseau fort élégant d’une grande finesse, produit par l’entrecroisement de stries transverses et longitudinales. Le dernier tour est tres-grand; il est terminé à la base en un canal étroit et assez long, sur lequel les stries transverses sont un peu plus apparentes que sur le reste de la coquille. L'ouverture est ovale-oblongue, étroite; la columelle est faiblement contournée en italique. Le bord gauche qui la revêt est fort mince et à peine apparent; le bord droit est mince et fragile. A l'endroit de sa jonction à l’avant-dernier tour, il offre une sinuosité assez profonde, comparable à celle de quelques Pleurotomes. Le canal qui la termine est étroit et peu profond. Le test est très-mince, ce qui rend la coquille d'une grande fragilité. Aussi il est rare de rencontrer des individus bien conservés.

Les plus grands individus que nous connaïssions ont trente-trois millimètres de long et seize de large.

Mon cabinet.

4. PYRULE TRICOTÉE. Pyrula nezilis. Lamk, PÉPLXXIX) fente, /3745 55 6917.

P. testä elongatä, claviformi; spird brevi, apice obtusd; anfractibus striis transversis distantibus et longitudinalibus, tenuibus, clathratis ; ultimo anfractu caud4 gracili, acutd, terminato.

Var. a. Nob.) Testd minore; striis transversis, numerosioribus.

Var. b. Nob.) Testä angustiore; stris transversis , distantioribus.

Pyrula nexilis, Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 391, n. 6.

Murex nexilis, Brand., Foss. hant., pl. 4, fig. 55.

Pyrula nexilis, Sow., Min. conch., pl. 331.

Var. c. Nob.) Testä majore; striis tribus, majoribus, in ultimo anfractu.

Pryrula tricarinata, Lamk., Ann. du Mus., loc. cit., n. 5.

Idem, Anim. sans vert., loc. cit., n. 3.

Idem, Sow., Genera of Shells, fig. 3.

Var. d. Nob.) Testd majore; carinis tribus nodulosis.

Localités : Beyne , Parnes, Grignon, Senlis.

Lamarck a donné, comme provenant de Grignon, une coquille qu'il dit être l’analogue parfait du Pyrula ficus. Depuis trente ans que ce fait a été.consigné dans les Annales du Muséum, et malgré les recherches si

multiplices qui se sont faites sur cette localité célèbre, cette espece ne s'est Jamais retrouvée, et comme nous n'avons jamais vu l'individu provenant de la collection de feu Richard, cité par Lamarck, nous présumons que Richard et Lamarck ont été trompés par une fausse indication, ou bien qu'ils ont pris pour l’analogue de l’espèce vivante une variété un peu grande de l'espèce qui nous occupe. Cette coquille est intéressante à étudier, à cause de ses variétés. Elle est ovale-alongée, claviforme; sa spire est courte, obtuse, composée de six ou sept tours étroits, souvent aplatis à leur partie supérieure et quelquefois convexes. Les premiers sont lisses, mais les suivans sont ornés d’un réseau très-élégant, à grandes mailles carrées, formées par l’entrecroisement à angle droit de stries égales, longitudinales et transverses; le dernier tour est ovale-oblong, et il se termine à la base en un canal étroit, tres-gréle et presque aussi long que le dernier tour lui-même, lorsqu'il est entièrement conservé. L'ouverture est ovale-alongée, étroite; la columelle est presque droite; elle est très-mince et se termine en pointe aigué ; le bord droit est mince et fragile; il est tranchant, et, comme dans l'espèce précédente, forme une légère échancrure à l'endroit de sa jonction avec l’avant-dernier tour. Toute la coquille est mince, fragile, à peine de l'épaisseur du papier.

Nous regardons comme types de l'espèce, ceux des individus qui ont les stries égales et distantes. Avec ceux qui ont les stries égales, mais bien plus rapprochées, nous avons fait notre première variété. Notre seconde variété renferme les individus dont les stries transverses sont beaucoup plus éloignées. Dans la troisième nous réunissons tous ceux qui, à la partie supérieure du dernier tour, onttroisstries plus saillantes que les autres. Lamarck avait fait de cette variété une espèce particulière, mais nous ne l’admettons pas, parce que nous voyons ses carènes s'élever peu à peu et ne devenir bien apparentes qu'après un certain nombre de nuances, qui démontrent que ces trois stries, plus saillantes, ne sont que des modifications peu importantes de l'espèce. Ces trois carènes ne sont pas également distantes dans tous les individus; aussi il arrive que le nombre des stries qui sont entre elles varie de 1 à 3. Enfin, notre derniére variété, que l’on peut regarder comme la modification extrême de l'espèce, contient des individus à trois carènes, mais dont les carènes sont noduleuses. Il est trèes-rare de rencontrer entière cette coquille extrêmement fragile.

Nous n’en avons vu jusqu'à présent qu'un trés-petit nombre d'individus, dont le plus grand a quarante-sept millimètres de longueur et dix-neuf de largeur.

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