TOME
PREMIÈRE SECTION. — Espèces ayant plus de rois varices. 1. RocrER 4 perits puis. Murex plicatilis. Nob.
PI. LXXXI, fig. 19, 20, 21.
M. testä ovat&, in medio inflatd, transversim regulariter sulcat4; varicibus numerosis, plicæformibus, acutis ; anfractibus angustis, convexis, ultimo spird longiore; aperturd ovatd; columelld basi perforatd; labro crasso, intus paucidentato; canali terminali angusto, brevi et profundo.
Localités : Rétheuil, Guise-Lamothe, C. G. I.
Par ses variétés nombreuses, cette coquille semble former le passage entre les Rochers et les Buccins d’un côté, et d’un autre avec les Fuseaux: elle est ovale-oblongue, ventrue au milieu; la spire est presque aussi longue que le dernier tour; on y compte sept tours étroits, convexes, sur lesquels se relèvent huit à douze varices pliciformes, anguleuses et très-rarement foliacées. Le dernier tour se prolonge à la base en un canal court et étroit, a l'extrémité duquel les varices viennent se terminer. L'ouverture est petite, ovale-oblongue; la columelle, subcylindracée, est ouverte à la base en un ombilic étroit, circonscrit en dehors par un bourrelet assez épais; le bord gauche est mince et renversé dans l’ombilic, qu'il cache en partie; le bord droit est très-épais; il est évasé en dehors, garni en dedans d’une rangée de petites dents; en dehors il est grossièrement foliacé, comme dans plusieurs autres espèces. Toute la surface extérieure de la coquille est chargée de sillons transverses simples, plus ou moins rapprochés, selon les individus.
Cette coquille, fort commune dans les sables inférieurs au calcaire grossier du Soissonnais, ne se trouve pas ailleurs. Elle a vingt-deux millimetres de long et douze de large.
Mon cabinet.
2. ROCHER EN CHAUSSE-TRAPE. Murex calcitrapa. Lamk. PI LXXXI, fig. 26, 27.
M. test4 ovatd, subseptifariäm frondosd, superficie crispä ; varicibus apice spinosis; anfractibus supernè subplanis ; ultimo basi sulcato; apertur& ovatdä; columell4 basi umbilicatä.
Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 223, n. 4.
Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 573, n. 2.
An eadem species Murex cristatus, Sow., Min. conch., pl. 230, fig. 1, 2?
Localités : Grignon, Mouchy, Parnes, Courtagnon.
Coquille ovale-oblongue, formée de deux cônes inégaux, réunisbase à base; l’un d’eux est formé par la spire, et l’autre par le dernier tour. Cette spire est composée de sept à huit tours étroits, divisés au milieu par un angle fort aigu, duquel partent régulièrement sept ou huit épines assez longues, se prolongeant à leur base en une varice peu épaisse et lamelliforme. Ces varices se correspondent d’un tour à l’autre, de sorte que toute la surface de la coquille est divisée en sept ou huit parties. Les tours sont aplatis à leur partie supérieure, et ils sont presque lisses en cet endroit. Le dernier tour est plus grand que la spire; il est conique, et les varices dont il est chargé sont plus ou moins épaisses, mais toujours dentelées dans leur longueur. Dans les intervalles étroits qui les séparent, on remarque des stries d’accroissement subécailleuses, et vers la base un petit nombre de sillons transverses. Ce dernier tour se termine, à la base, en un canal assez alongé, épais et relevé en dessus. L’onverture est ovale-oblongue; la columelle est épaisse et cylindracée, et sa base est percée d’un vaste ombilic infundibuliforme. La surface de cet ombilic est limitée en dehors par un bourrelet oblique, sur lequel s'élèvent quatre ou cinq grandes écailles. Le bord droit s’épaissit avec l’âge; il est renversé en dehors et quelquefois cannelé en dedans.
Cette coquille est fort commune. Les plus grands individus ont trentecinq millimètres de long et vingt-trois de large.
Mon cabinet.