‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 509 sur 678 · Rocner FEuILLETÉ. Murex frondosus. Lamk · texte numérisé non relu

Rocner FEuILLETÉ. Murex frondosus. Lamk

PI. LXXXII, fig. 20, 21, 22, 23, 24, 25.

M. testd elongato-fusiformi, subnovemfariäm varicosä, transversim sulcatd, longitudinaliter striato-lamellosd; varicibus frondosis; anfractibus convexiusculis, ultimo caud4 longd, gracili terminatä; aperturd ovatd; labro incrassato, intus sulcato, extus foliaceo.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, p. 224, n. 6, et t. 6, pl. 45, fig. 7, a, b.

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, p. 575, n. 4.

Localités : Grignon, Parnes, Mouchy, C. G.

Il est rare de rencontrer entière cette petite coquille élégante et fragile; elle est alongée, fusiforme; sa spire est très-pointue, et l'on y compte sept ou huit tours convexes et étroits, dont le dernier est plus grand que tous les autres réunis. Toute leur surface extérieure est couverte de gros sillons transverses, réguliers, également distans, et entre lesquels on remarque quelquefois une strie; des stries longitudinales nombreuses, fines, lamelliformes, se relevent en petites écailles en passant sur les sillons; eiles sont moins relevées dans leurs interstices. Si l’on examine un petit nombre

d'individus, et si l’on n’a pas acquis la certitude par l'observation d’autres espèces, que le nombre des varices est variable, on serait porté à établir deux espèces pour celle-ci, en se servant uniquement de ce caractère. Comme Lamarck l’a dit, on compte huit ou dix varices longitudinales sur chaque tour, dans le plus grand nombre des individus; mais dans quelques autres il y en a douze ou treize, ou bien quatre ou cinq seulement. Il est facile de reconnaître que ces individus, qui ont un si petit nombre de varices sur le dernier tour, appartiennent à une même espèce que les autres, parce que sur les tours précédens les varices deviennent plus nombreuses. Ces varices ont une structure particulière: elles sont relevées avec élégance, dentées sur leur bord et composées de plusieurs lamelles trèsminces, placées les unes au-dessous des autres. Le dernier tour est assez grand, subglobuleux, et terminé à la base en un canal étroit et alongé, sur lequel les varices du dernier tour viennent se terminer en une simple lamelle. L'ouverture est ovale-oblongue; la columelle est cylindracée, revêtue d’un bord gauche fort mince, qui, dans les individus adultes, se relève au-dessus du canal de la base en une lamelle qui le recouvre presque entièrement; le bord droit est évasé, assez épais, lamelleux et plissé à l'intérieur.

M. Sowerby, dans le Wineral Conchology, a donné le nom de celle-ci à une espèce distincte, dont nous donnons ici la description, parce qu’elle se trouve aussi dans le bassin de Paris.

Le Rocher feuilleté est rare; les plus grands individus ont vingt-trois millimètres de long et dix de large.

Mon cabinet; celui de M. Defrance, pour un individu grand et d’une admirable conservation.

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