ROCHER pisTANT. Murex distans. Nob
PI. LXXXI, fig. 24, 28.
M. testé oblongä, fusiformi, quadri-seu quinquefariäm varicosd, textiliosd, transversim sulcatd; sulcis distantibus æqualibus; spird ultimo anfractu breviore; aperturd ovatd, canali longo, profundo, terminatd; labro incrassato, intüs dentato, extüs serrato.
Localité : Valmondois, G. M.S.
Belle espèce de Rocher, ayant des caractères particuliers qui la rendent facile à distinguer : elle est oblongue, fusiforme, ventrue dans le milieu, alténuée à ses extrémités. La spire est plus courte que le dernier tour; on
y compte sept tours étroits, convexes, sur lesquels on voit quatre ou cinq varices, selon les individus : ces varices ne se correspondent pas toujours régulièrement d’un tour à l'autre, et il arrive quelquefois que sur les premiers tours elles prennent la forme de côtes longitudinales et sont plus nombreuses que sur les derniers tours. Les varices sont épaisses et aigués à leur bord libre; elles sont régulièrement festonnées et composées d’un grand nombre de lames courtes et crépues; le dernier tour est oblong; il se termine à la base en un canal assez alongé, jusqu'à l'extrémité duquel arrivent les varices. L'ouverture est petite, régulièrement ovale; elle est rétrécie par un bourrelet intérieur du bord droit, découpé en cinq ou six grosses dentelures peu saïllantes; la columelle est régulièrement arquée; elle est pourvue d’un bord gauche étroit, qui se détache horizontalement au-dessus du canal de la base et le couvre en partie, sans cacher une fente ombilicale étroite. On remarque sur la surface de la coquille un petit nombre de sillons transverses, égaux, convexes, réguliers, également distans et trés-écartés entre eux; entre ces sillons on remarque également, à l'aide d’une loupe, de très-fines stries transverses nombreuses, rapprochées, sur lesquelles se relèvent en écailles très-fines un grand nombre de siries longitudinales lamelleuses; ce treillissement des stries est fort élégant. Un caractère qui ne permet pas de confondre cette espèce avec celles qui l’avoisinent le plus, c’est que les intervalles des varices sont aplatis, sans côtes ni tubercules intermédiaires, comme on en voit dans les autres espèces.
Cette coquille paraît fort rare; nous n’en avons vu qu'un petit nombre d'individus provenant de Valmondois; le plus grand a trente millimetres de long et dix-sept de large.
Mon cabinet.