‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 511 sur 678 · Rocxer RuDE. Murex rudis. Nob · texte numérisé non relu

Rocxer RuDE. Murex rudis. Nob

PL. LXXXI, fig. 1,2, 3.

M. testä ovato-oblongd, subfusiformi, septifarièm varicosd, transversim profundè sulcatd, tenuè striatd; sulcis strüsque arguté squamosis ; varicibus eleganter foliaceis, dentato-crispis; spird acutd, ultimo anfractu breviore ; anfractibus convexis ; aperturd ovato-rotundd; columellä valdè arcuatä ; labro incrassato , intüs denticulato.

Murex frondosus , Sow., Min: conch., pl. 416, fig. 3.

Localités : Valmondois, et en Angleterre à Barton.

M. Sowerby ayant confondu cette espèce avec le Murex frondosus, qui est bien différent, comme nous l’avons vu, nous nous trouvons dans l’obligation de lui donner un autre nom.

Ce Rocher, très-rare encore aux environs de Paris, est certainement la plus élégante parmi les espèces fossiles du terrain parisien. Elle est ovaleoblongue , atténuée à ses extrémités, renflée dans le milieu; sa spire, pointue, est un peu plus courte que le dernier tour; elle est formée de six ou sept tours convexes, sur lesquels sont disposées régulièrement sept et rarement huit varices épaisses, obtuses et foliacées d’un côté. Ces varices, aussi bien que les intervalles qui les séparent, sont traversées par de petites côtes transverses, étroites, mais fort saillantes, régulières, presque égales et également distantes. Dans les intervalles de ces côtes, et jusque sur leurs parties latérales, on voit des stries fines et serrées, inégales, sur lesquelles se relévent un grand nombre de petites écailles remarquables par leur finesse et leur élégance. Ces écatlles sont imbriquées, et celles qui se montrent sur le dos des côtes, sont un peu plus grosses, mais aussi nombreuses que celles des stries. Le dernier tour se termine, à sa base, par un canal assez long et à peine oblique. L’ouverture est presque ronde; elle est petite. La columelle est fortement arquée en demi-cercle et elle est accompagnée d’un bord gauche assez épais, calleux à la base etse prolongeant, au-dessus du canal terminal, en une large lamelle irrégulièrement écailleuse. Cette lamelle s'approche beaucoup du bord droit, de manière à ne laisser ouverte qu’une fente très-étroite. Le bord droit est épaissi par la dernière varice, et l'on voit à sa surface une multitude de lamelles festonnées, dont les dentelures correspondent aux côtes extérieures et aux stries principales. En dedans, ce bord est garni d’un petit nombre de dentelures, dont quelques-unes sont bifides.

Il est très-rare de rencontrer cette espèce dans un bel état de conservation, provenant d’une localité où presque toutes les coquilles sont roulées. Nous n’avons vu jusqu’à présent qu’un seul individu, dont le dernier tour est d'une admirable conservation, et au moyen duquel nous avons pu rendre notre description assez complète.

Les grands individus ont trente-sept millimètres de long et vingt-deux de large.

Mon cabinet.

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DEUXIÈME SECTION. — Espèces ayant trois varices.

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