‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 513 sur 678 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Murex tripterus, Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 222, n. 1.

Murex tripterus, Enc., pl. 417, fig. 5, @&, b.

Knorr, Test. diluy., tom. 2, pl. C. II, fig. 8.

Favanne, pl. 66, n1,n2,n 4?

Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, p. 177, n. 67.

Localités : Grignon, D er Mouchy, Courtagnon, C. G.

Lamarck avait à tort donné le nom de Triptère à cette espèce; déjà il en existait une vivante, ainsi désignée par les auteurs, et il était à craindre qu'on ne les prit pour des analogues d’une même espece.

Le Rocher triptéroïde est une coquille oblongue, fusiforme, assez étroite, ayant une spire longue et pointue, composée de huit à neuf tours aplatis, à peine convexes, très-régulièerement partagés par trois varices lamelliformes, parfaitement continues de la base au sommet, de sorte que la coquille, par cette disposition, semble formée de deux pyramides triangulaires à angles très-aigus, accolées base à base. Entre chaque varice et sur le milieu ‘de chaque tour se montre un tubercule oblong, peu saillant, qui semble se continuer d’un tour à l’autre, à la manière 44 varices. Le dernier tour se termine à la base en un canal déprimé en dessus, très-large, ce quiest produit par la grande dilatation en aile de la dernière varice. L'ouverture est petite, ovale-oblongue, atténuée à son extrémité inférieure; son bord droit, dilaté en dehors, est épaissi en dedans par une rangée de six ou sept dentelures assez grosses et obtuses. Le bord gauche est un peu dilaté à son sommet, appliqué dans toute son étendue, et il se continue avec une lamelle excessivement mince, très-fragile, et qui ferme le canal de la base si complétement, qu’elle semble soudée de chaque côté : il n’en est pas ainsi, cependant; car on trouve entre elle et le bord une fente capillaire extrémement étroite. La surface extérieure de cette coquille présente un assez grand nombre de sillons transverses, simples, entre lesquels on n’aperçoit aucune strie; ces sillons, en SDottebedt sur les varices lamelleuses, les plissent dans presque toute leur étendue.

Mon cabinet.

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