‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 514 sur 678 · ROCHER PETITE AILE. Murex micropterus. Nob · texte numérisé non relu

ROCHER PETITE AILE. Murex micropterus. Nob

PI LXXXII, fig. 3, 4.

M. testé ovato-oblongd, utrinquè attenuatä , trifariäm varicosd; varicibus angustis, depressis. sublamellosis ; anfractibus subplanis, transversim sulcatis, costuld unicä icngitudinali inter varices instructis ; ultimo anfractu.

canali longo , recto terminato; aperturd ovato-oblongd, angustd; labro intus dentato.

Localité : Valmondois.

Peut-être devra-t-on regarder cette coquille commeune variété du Murex tripteroides ; elle en a, en effet, quelques-uns des caractères principaux; mais comme elle nous a offert aussi quelques autres caractères non moins constans, nous avons pensé qu’il était nécessaire de former avec elle une espèce particulière, en attendant que l’on ait observé des variétés intermédiaires propres à faire réunir ces deux espèces sous une même dénomination.

Le Murex micropterus est alongé, subfusiforme, proportionnellement plus petit et plus épais que le Murex tripteroides. La spire est en forme de pyramide triangulaire : elle est plus courte que le dernier tour, et l’on y compte six ou sept tours aplatis, dont les varices, aplaties, sublamelliformes, sont simples et continues du sommet à la base. Ses varices sont beaucoup plus courtes, plus épaisses que dans le Rocher triptéroïde, et elles ne sont point interrompues sur le sommet des tours. Dans le milieu de l'intervalle qui sépare les varices on trouve une côte longitudinale, obtuse, qui occupe toute la largeur du tour d’une suture à l’autre. Le dernier tour se termine à la base en un canal droit, alongé, à l'extrémité duquel les varices viennent aboutir en s'élargissant en forme de petite aile. Toute la surface extérieure est couverte de gros sillons arrondis, élargis à la base et tout-à-fait différens, par leurs formes, des sillons minces et peu apparens que l’on voit sur le Rocher triptéroïde. L'ouverture est ovaleoblongue, fort étroite; elle est bordée en dehors par la dernière varice, dont la surface est lamelleuse. Le bord gauche ést très-mince, à peine apparent; à la base de la columelle il se détache en une lamelle fort mince, recouvrant presque entièrement le canal terminal. Le bord droit est denielé en dedans et son extrémité est régulièrement festonnée.

Les plus grands individus de cette espèce ont quarante-trois millimètres de long et vingt-deux de large.

Mon cabinet.

11. ROCHER TRICARINÉ. Murex tricarinatus. Lamk. PI. LXXXII, fig. 7, 8,9; 10.

M. testé ovato-oblongd, trigond, transverse sulcatd, trifariäm varicosd ; varicibus dentato-crispis, antice subspinosis; caudä ascendente.

598 DESCRIPTION Murex asper, Brand., Foss. hant., tab. 3, fig. 77, 78.

Encycl., pl. 418, fig. SALE À

Lamk., Anim. sans vert., tom. 7, p. 177, n. 68.

Murex tricarinatus, idem, Ann., p.223, n. 2.

Localités : Grignon, Courtagnon, Parnes, Mouchy, C. G.

Coquille oblongue-ventrue, atténuée à ses deux extrémités; la spire est plus courte que dans l'espèce précédente, très-pointue au sommet: elle a la forme d’une pyramide triangulaire, fort régulière. Chacun des angles de la pyramide est formé par une varice lamelliforme, tres-mince, qui, sur chaque tour, se termine supérieurement en une épine fort aplatie, trés-courte et canaliculée en dessous. Entre chacune des varices les tours de spire présentent un trés-petit tubercule oblong, obtus, qui est en partie caché par le tour qui suit; le dernier tour est très-ventru à sa partie supérieure; il se termine peu à peu en une queue assez longue, un peu relevée en dessus et infléchie à droite. L'ouverture est ovale-oblongue; son bord droit est épaissi par la dernière varice, et il est assez finement plissé à sa partie interne. Le bord gauche est fort mince, tres-étroit, appliqué dans presque toute son étendue, un peu relevé à la base, pour se continuer avec une lame transverse très-mince, qui couvre le canal dans toute sa longueur. Toute la surface extérieure de cette coquille est ornée de sillons transverses fort réguliers, entre lesquels on n’aperçoit aucune strie. En aboutissant aux varices, ces sillons y produisent des plis d’une grande régularité, lesquels, dans certains individus, se terminent en petites épines crochues.

Les grandsindividus de cette espèce ontcinquante millimètres de longueur.

Mon cabinet.

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