‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 532 sur 678 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Localité : Abbecour, près Beauvais.

Nous n'avons vu jusqu'à présent qu'un seul individu un peu complet de cette coquille remarquable ; et malgré le soin que nous avons pris à la rechercher, il nous a été impossible de découvrir rien qui püt suppléer à à ce qui manque dans l'individu que nous possédons, quoique ce soit une partie essentielle, l'extrémité antérieure du bord droit; nous ne pouvons douter cependant que la coquille ne soit réellement du genre Strombe. Nous sommes guidé dans cette détermination non-seulement par la forme de la callosité columellaire, mais encore par celle du canal terminal, sa brièveté et la maniere dont il se relève en dessus subitement et presque perpendiculairement.

Cette coquille est oblongue-alongée; sa spire, pointue, est formée de dix tours convexes, lisses, sur lesquels des plis longitudinaux, aigus au sommet, sont disposés régulièrement; le dernier tour est plus court que la spire, et, comme dans la plupart des Strombes, le dos de la coquille, au lieu deplis, est pourvu de grands tubercules aplatis, placés immédiatement au-dessous de la suture; la face inférieure du dernier tour est revêtue d’une large callosité fort épaisse, formant un renflement remarquable en forme de talon servant de base au canal terminal. Cette callosité s'étale le long de la spire, en remontant jusqu'au quatrième tour, et elle forme, avec l'extrémité du bord droit qui la suit, une gouttiere étroite et assez profonde, tout-à-fait comparable à celle des Ptérocères; la partie du bord droit que nous connaissons est assez épaisse, et annonce que ce bord devait être peu dilaté et sans doute comparable à celui du Strombus pugilis, par exemple.

Cette coquille, très-rare, à ce qu'il paraît, a EE vingt-quinze millimètres de long et quarante-sept de large.

Mon cabinet.

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