‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 544 sur 678 · BucciN A DOUBLES STR1ES. Buccinum bistriatum. Lamk · texte numérisé non relu

BucciN A DOUBLES STR1ES. Buccinum bistriatum. Lamk

PL LXXAVL. fie 14, 12, 13.

B. test@ ovato-oblongd, utrinque attenuatd&, spir4 elongatd; anfractibus convexiusculis ad suturam tenuë plicatis, transversim striatis; striis inæqualibus; aperturd ovatd, canali contorto terminatd; labro simplici, incrassato.

Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 165, n. 5, et tom. 6, pl. 44, fig. 12.

Localités : Grignon, Mouchy.

Cette espèce est l’une des plus rares des environs de Paris : elle est fort remarquable, et peut-être ne devra-t-elle pas rester parmi les Buccins. Il existe un certain nombre de coquilles vivantes ou fossiles qui ont entre elles une analogie incontestable et qui cependant sont disséminées dans plusieurs genres. Ainsi le Triton clandestinum, le Fusus cutaceus et quelques espèces de Buccins, auxquels il faut ajouter au moins deux espèces fossiles de Fuseaux, ont, à ce qu'il nous semble, une analogie incontestable avec la coquille qui nous occupe. Devra-t-on en faire un genre particulier, ou bien les réunir à l’un de ceux que nous avons cités; telle est. la question que nous ne pouvons résoudre actuellement; il faut attendre des observations nouvelles sur les animaux des espèces vivantes que nous avons signalées. :

Le Buccin à doubles stries est ovale-oblong; la spire, formée de six ou septtours convexes, plissés à leur partie supérieure, est presque aussi longue que l'ouverture. Le dernier tour est atténué à son extrémité, terminé par un canal court, subitement redressé vers le dos, semblable en cela à celui des Cassidaires. L’ouverture est ovale-oblongue ;la columelle, presque droite, est accompagnée d’un bord gauche étroit, épais et terminé en dehors par un bord aigu; le bord droit est simple, épaissi en dehors par un bourrelet aplati et assez large; toute la surface est ornée de deux sortes de stries transverses; les unes, plus grosses, également distantes, reçoivent dans leurs

intervalles des stries plus fines, parmi lesquelles une médiane est un peu :

plus grosse que les autres; ces stries sont d’une grande régularité, et, vers le sommet de la coquille, elles sont traversées par des stries longitudinales non moins régulières qu’elles.

Nous n’avons vu, jusqu’à présent, qu’un petit nombre d'individus de cette belle espece. Le plus grand est long de quarante-deux millimètres et large de vingt et un.

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