BucciN APLATI. Buccinum patulum. Nob
PI LXXX VIII, fig. 5, G.
B. testä ovato-inflat4, lævigatd, depressä, patuld; spir4 brevi, acuminatà ; aperturd magnä, ovatd, basi latè profundèque emarginatä; columelld arcuata, callosd ; labro tenui, acuto, simplici.
Localité : Valmondois.
Ce Buccin a beaucoup des apparences des Ancillaires, mais il n’a pas, comme dans ces dernières, la spire cachée par la couche vernissée que l'on voit dans toutes les coquilles de ce dernier genre. Ce Buccin, remarquable par sa forme, se rapproche par ses caractères de l’espèce vivante, nommée Buccinum lævissimum par Lamarck. Il est ovale-ventru, tres-déprimé; sa spire est tres-courte, pointue, formée de trois ou quatre tours trèsétroits; le dernier tour est si grand qu'il constitue à lui seul presque toute la coquille; sa surface est lisse et sa base présente une zone oblique limitée en dessus par un angle vif et aboutissant à l'échancrure terminale; cette échancrure est large et profonde. L'ouverture est ovale, dilatée; la columelle, creusée dans toute sa longueur, est revêtue d’un large bord gauche, sur lequel s'étale une large callosité épaisse; sur cette callosité vientsappuyer l'extrémité du bord droit. Entre elle et ce bord est creusée une gouttiere peu profonde, dont l'extrémité vient aboutir à un petit sillon qui circons-
crit extérieurement la base de la spire; le bord droit est mince et tranchant; il est simple dans toute sa longueur.
Il est très-rare de rencontrer des individus bien conservés de cette espèce; les plus grands ont quarante millimètres de long et trente-deux de large. Mon cabinet.
oh BucciN sTROMBOÏiDE. Buccinum stromboides. Lamk. PI. LXXXVI, fig. 8, 9, 10.
B. testd ovato-oblongd, lævigatd, basi tenuè striatd; spird brevi, acuminatä; aperturd ovato-oblongd ; labro simplici, supernè emarginato, soluto.
Buccinum stromboides, Gmel., p. 3489, n. 82.
Seba, Mus., t. 4, pl. 06, fig. 22?
Lamk., Ann. du Mus., tom. 2, pag. 164, n. 1.
Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag. 279, n. 1.
Sow., Gen. of Shells, fig. 8.
Var. a. Nob.) Testd minore, breviore; columellé superné callosä.
Var. b. Nob.) Testd minore, angustiore, longiore.
Localités: Grignon, Courtagnon, Montmirail, Parnes, Mouchy, Rétheuil, Soissons, C. G. |
Coquille très-commune aux environs de Paris et que l’on distingue facilement des autres Buccins, soit vivans, soit fossiles : elle est ovale-oblongue; la spire est conique, courte; on y compte sept à huit tours étroits et convexes; le dernier tour est tres-grand, ventru vers le milieu; vers l'ouverture il est sillonné par des accroissemens irréguliers, rétrécis à la base; il sé termine de ce côté par une large et profonde échancrure. L’ouverture est alongée, ovale-oblongue; la columelle, ainsi que la face antérieure de la coquille, sont revêtues d’un bord gauche mince, largement étalé, formant une couche brillante, comme vernissée; le bord droit est un peu dilaté: il est droit, peu épaissi, et présente à sa partie supérieure une échancrure large et profonde, qu'il détache de l’avant-dernier tour. Toute la surface de cette coquille est lisse, si ce n’est à la base du dernier tour, où l’on remarque quelques stries fines et transverses. Cette coquille, ordinairement blanche, conserve quelquefois une teinte d’un brun rougeâtre plus ou moins intense et que l’on peut considérer comme un reste de la coloration primitive; car il est certain que cette teinte n’est pas donnée par la nature de la:couche dans laquelle ces coquilles se trouvent. Notre première variété est particulièrement remarquable par une grosse callosité oblique, inclinée
vers l'ouverture et située sur la partie supérieure de la columelle. La seconde variété vient des sables inférieurs du Soissonnais : elle est toujours plus
petite et plus étroite. " Les grands individus ont soixante millimètres de long et trente-quatre de large.
Mon cabinet.