‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 58 sur 678 · SIXIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

SIXIÈME FAMILLE

LES LAPLYSIENS.

Branchies placées dans une cavité particulière, vers la partie postérieure du dos, et recouvertes par un écusson operculaire. Des tentacules.

Les plus anciens auteurs ont connu quelques-uns des animaux qui composent cette famille, ce sont surtout les Aplysies qui avaient fixé leur attention. Leur abondance , leur forme et surtout la propriété de s'envelopper d'une couleur colorante , les faisaient regarder comme extraordinaires, et l'imagination qui amplifie tout, en a fait des animaux nuisibles, vénéneux même, probablement à cause de l'odeur vireuse qu'ils répandent; c'était sous le nom de Lièvre marin qu'ils étaient connus.

M. Cuvier dans son excellent Mémoire sur ces animaux, inséré dans les Annales du Muséum , t. II, en a fait l'historique , et c’est d’après lui que la plupart des auteurs, qui ont écrit depuis sur ces Mollusques, l'ont répété. Comme ce sont des corps mous, ou ne contenant que des coquilles rudimentaires, cornées et quelquefois calcaires, mais non encore trouvées fossiles, c’est à cet excellent travail que nous renvoyons ceux qui voudront faire des recherches sur ces animaux. Cependant je ne dois point omettre que c’est M. de Roissy, dans le Buffon de Sonnini, qui, d'après M. Fleuriau de Bellevue, a fait connaître quelques observations de ce savant naturaliste, qui nous a appris que les Aplysies se trouvent aussi bien dans l'Océan, sur nos côtes, que dans la Méditerranée, et qui nous a donné le résultat de quelques-unes des recherches qu'il a faites sur la matière colorante de ces animaux. Les Aplysies, que Linné à tort a nommées Laplysies, ont les plus grands rapports avec les Bulles et les Bullées, par la disposition des branchies et par celle des pièces stomacales, qui, quoique plus nombreuses dans les Aplysies, ont le même usage; d’un autre côté, elles ont, par la forme générale, beaucoup de rapports avec les Limaces terrestres : aussi Linné et Bruguiere les placérent-ils immédiatement après ce genre. Depuis les travaux de M. Cuvier, on a senti que ces genres ne pouvaient rester voisins, et cela se vit si bien, que M. Lamarck en fit une famille à part, en y réunissant la Dolabelle qu'il avait instituée en genre depuis long-temps, et placée près des Aplysies dès 1801. M. de Férussac admit la famille de M. Lamarck, sous le nom de Dicères, en y ajoutant, outre les Aplysies et les Dolabelles, les genres Actéon de M. Ocken et Notarche de M. Cuvier. Nous ne nous arréterons point davantage

DES COQUILLES FOSSILES. %9 à cette famille, qui ne présente encore une fois que des coquilles rudimentaires, mais dans un autre mode de fonction et d'organisation, que celui déjà mentionné dans les Ptéropodes.

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