‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 59 sur 678 · SEPTIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME FAMILLE

LES LIMACIENS.

Branchies rampantes, sous la forme d’un réseau vasculeux , sur la paroi d’une cavité particulière dont l’ouverture est un trou que l’animal contracte ou dilate à son gré. Elles ne respirent que l'air libre.

Tous les animaux qui composent les genres de cette famille, ont cette singulière propriété de respirer l'air par des branchies , d’où est venue la dénomination de Pneumobranche qui leur est commune avec les Colimacées. On leur a aussi donné le nom général de Pulmobranche, mais je crois avec M. Lamarck que les auteurs qui ont employé ce mot, ont eu tort en cela que les Limaciens ne sont point pourvus de véritables poumons qui sont, comme on l'entend ordinairement, des organes celluleux, susceptibles de dilatation et de resserrement opérés par un appareil musculaire pectoral particulier ; ces organes communiquent avec l'air par le moyen de tuyaux , de trachées qui transmettent l'air au moment de l'inspiration et de l'expiration. Rien de tout cela certainement n'existe dans les Limaciens qui ont une cavité branchiale tapissée de vaisseaux qui reçoivent le contact immédiat de l'air par un trou, une ouverture dilatable à la volonté de l'animal.

Un autre fait très-remarquable relatif aux Limaciens, et observé depuis tres-longtemps par Raï, c’est leur hermaphroditisme que Redi a mis hors de doute. Swammerdam , après Redi, donna une anatomie, aussi complète qu’il était possible de le faire alors, de la Limace, et Lister, après lui, essaya aussi de le faire. Il donna plusieurs planches anatomiques qui laissent beaucoup à désirer , et malgré la facilité que nous avons d'observer ces animaux qui sont si communs chez nous, ces travaux étaient presque les seuls, lorsque M. Cuvier recommença complètement leur anatomie. Dans un Mémoire publié dans le sixième volume des Annales du Muséum , il fit apercevoir plusieurs choses qui avaient échappé à Swammerdam lui-même, d’ailleurs si savant et si profond.

M. Lamarck (Extrait du Cours , 1814), sous les caractères que nous venons d’énoncer, avait réuni les cinq genres Onchide, Parmacelle, Limace, Vitrine, Testacelle , et M. Cuvier, en rassemblant sous la dénomination de Pulmonées, divi-

sées en terrestres et en aquatiques, les Limaciens, les Colimacées et les Limnéens de M. Lamarck, dut reporter les Onchides avec les Pulmonées aquatiques. Alors il considéra les genres Testacelle et Parmacelle comme sous-genres du genre Limace. Plus tard M. Lamarck, dans son dernier ouvrage , n'apporta aucun changement dans la famille des Limaciens. I] la reproduisit, en 1822, telle qu'il l'avait proposée onze années auparavant. M. Férussac, dans son ouvrage des Mollusques terrestres, adopta sous le nom de Limaces les Limaciens de M. Lamarck ; mais il y ajouta un assez grand nombre de genres qu'il divisa en quatre groupes de la manière suivante :

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