‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 596 sur 678 · MARGINELLE EN OVULE. Marginella ovulata. Lamk · texte numérisé non relu

MARGINELLE EN OVULE. Marginella ovulata. Lamk

PI. XCV, fig. 12, 153.

M. testé ovato-lævigatd; spird brevissimd; aperturd elongato-angusta; columellä rect& quinqueplicatd; labro simplici, submarginato.

Lamk., Ann. du Mus., t. 2, p. 61, n.3, et t. 6, pl. 44, fig. 10.

Nob., Encycl. méth., Vers, t. 2, p. 416, n. 20.

Localités: Grignon, Parnes, Mouchy, Courtagnon.

Petite coquille ovuliforme, oblongue, un peu plus renflée supérieurement qu'a son extrémité inférieure, toute lisse, à spire très-courte, obtuse, formée d’un petit nombre de tours à peine distincts, dont le dernier constitue à lui seul presque toute la coquille; il est terminé à la base par une échancrure assez large etpeu profonde. L'ouverture est alongée, tres-étroite, aussi longue que le dernier tour et courbée à sa partie supérieure; la columelle est droite; dans la plupart des individus elle est garnie de cinq plis, mais dans d’autres on en trouve six et quelquefois davantage. Ces plis ne sont pas égaux : 1ls vont graduellement en décroissant, à mesure qu'ils montent sur la columelle; le bord droit est finement dentelé à l’intérieur, peu épais et à peine bordé en dehors.

Les grands individus ont treize millimètres de long et huit de large.

Mon cabinet.

5. MARGINELLE NITIDULE. Marginella nitidula. Nob. PI. XCV, fig. 10, 11.

M. test4 ovulatd; spird brevissimd, depressd; ultimo anfractu conoideo supernè dilatato, lævigato ; aperturd elongato-angustd ; columellä quadriplicatd; plicis æqualibus, subtransversis, angustis; labro extüs marginato, simplici.

Localité : Parnes.

no DESCRIPTION

Voisine par sa forme de la Marginelle ovulée, celle-ci s'en distingue constamment par de très-bons caractères : elle a une forme à peu près semblable; cependant elle est plus turbinoïde; sa spire est plus courte etplus aplatie, formée d’un petit nombre de tours très-étroits. Presque entièrement cachée par l’enduit vitreux qui recouvre toute la coquille, la surface extérieure est lisse et brillante. L'ouverture est alongée, étroite; la columelle présente constamment quatre plis transverses très-étroits, trèssaillans, sublamelliformes; le bord droit, à sa partie supérieure, se prolonge au-dela de l’avant-dernier tour et va s'appuyer presque sur le sommet de la spire.Ïl est garni, en dehors, dans toute sa longueur, d’un bourrelet très-épais et limité en dehors par un angle aigu; il est à peine infléchi en dedans et simple dans toute son étendue.

Une petite coquille, que l’on trouve au Sénégal, a beaucoup de ressemblance avec celle-ci, et l'on pourrait la prendre pour son analogue, si les plis de la columelle étaient semblables. L'espèce fossile, rare aux environs de Paris, est longue de quatorze millimètres et large de neuf.

Mon cabinet.

6. MARGINELLE ANGYSTOME. WMarginella angystoma. Nob. PI XCV, fig., 23, 24, 25.

M. testd elongato-angustä, subcylindraced, lævigatd; spird involutd; aperturd elongato-angustissimd; columellä quinque vel sexplicatä; plicis inæqualibus, labro incrassato, intüs reflexo, tenuè denticulato.

Localités : Parnes, Grignon, Mouchy.

On a probablement confondu cette espèce avec la Marginelle ovulée; mais elle s’en distingue constamment par des caractères non équivoques: elle est oblongue, subcylindracée, sans spire apparente, et ayant le sommet caché sous une petite callosité. L’extrémité antérieure est peu rétrécie et terminée par une petite échancrure plus profonde que dans les espèces

récédentes. L'ouverture est extrêmement étroite, aussi longue que la coquille; la columelle est garnie de cinq à six plis rapprochés, épais, graduellement décroissans; le bord droit est épaissi, renversé en dedans et garni, dans presque toute sa longueur, de petites dents obsoletes.

Cette petite espèce est longue de huit millimètres et large de quatre.

Mon cabinet.

7. MARGINELLE AMPOULE. Marginella ampulla. Nob. PI. XCV, fig. 17, 18, 10.

M. testd minimä, conoided, subturbinatä; spir4 brevissimd; ultimo anfractu superné dilatato, basiattenuato; aperturd angustissimd; columelld intüs marginatd , obsolete plicatd; labro incrassato, intus inflexo.

Localité : Valmondois.

Très-petite coquille, qui, par ses caracteres, se rapproche du Voluta cypreola de Brocchi, mais qui doit constituer une espèce distincte par ses caractères les plus essentiels: elle est subglobuleuse, dilatée, à spire courte, formée d’un petit nombre de tours à peine distincts; le dernier tour est trés-grand et constitue à lui seul presque toute la coquille; il est lisse, conoïde, très-rétréci à sa base et à peine échancré. L'ouverture est droite, extrêmement étroite; la columelle est garnie, dans toute sa longueur, d’un petit bourrelet intérieur, comparable à celui de certaines Porcelaines. Nous ne découvrons qu’un seul pli à la base; mais nous sommes convaincu qu'a un âge différent de celui de nos individus il doit y avoir des plis, comme dans l'espèce de l’auteur italien; le bord droit est très-épais, obtus et placé de manière à faire saillie en dehors et à se renverser un peu à l'intérieur de l'ouverture. On remarque en dedans quelques dentelures irrégulières.

Cette petite coquille paraît fort rare; elle est longue de six millimétres et large de quatre.

Le LXI, VOLVAIRE, Zolvaria.

Caractères génériques. Coquille cylindracée, roulée sur elle-même, à spire presque sans saillie; ouverture étroite, aussi longue que la coquille; un ou plusieurs plis sur la partie inférieure de la columelle.

Testa cylindracea, convoluta; spira vix exserta; apertura angusta, longitudine testæ. Columella infernè plicifera.

Ce petit genre, démembré par Lamarck des Volutes de Linné, fut d'abord placé par lui, dans sa Philosophie zoologique, dans une petite famille fort peu naturelle, à laquelle il donne le nom d'Hétéroclite. La réunion des genres qu'on y voit est étrange en effet; car les genres Volvaire, Bulle et

Janthine sont mis en contact. Lamarck, dans son Système des Animaux sans vertèbres, avait d'abord rapproché les Volvaires des Auricules. Les caractères de ce genre, mal appréciés, avaient entraîné Lamarck à établir ces rapprochemens inexacts, que lui-même rectifia dans le petit opuscule qu'il publia en 1812, sous le titre d'Extrait du cours de zoologie. Dans cet ouvrage les Volvaires sont rapprochées des Marginelles et comprises dans la famille des Columellaires. Plusieurs auteurs rejetérent le genre de Lamarck et joignirent les espèces qu'il renferme aux Marginelles; d’autres, suivant l'exemple de Cuvier, en ont fait un petit sous-genre de Volutes. Nous croyons, après un examen très-attentif des espèces rapportées au genre par Lamarck, que l’on pourra le conserver, en le réformant d’une manière convenable. Presque toutes les espèces de Volvaires de Lamarck acquièrent, en vieillissant, un bourrelet sur le bord droit; elles prennent par conséquent les caractères des Marginelles. Il est à présumer que c’est après avoir vu ces espèces, que plusieurs auteurs ont proposé la suppression du genre; mais il y en a quelques autres qui conservent toujours le bord droit, mince et tranchant, des plis particuliers à la base de la columelle, et qui, selon nous, peuvent constituer un petit genre bien distinct, auquel le nom de Volvaire devra être conservé. Il est certain que le genre, ainsi constitué, devra recevoir quelques modifications dans sa caractéristique, qui le mettent en harmonie avec la réforme que nous proposons d'y faire.

Les Volvaires sont de petites coquilles marines minces, cylindracées, bulliformes, ayant la spire intérieure cachée par le dernier tour; l’ouverture est étroite, échancrée à la base, et la columelle porte à son extrémité antérieure quatre ou cinq petits plis égaux, très-obliques et également distans. Nous ne connaissons encore que trois espèces appartenant à ce genre tel que nous l’envisageons actuellement : l'une est vivante, les deux autres sont fossiles et se trouvent aux environs de Paris.

1. VoLvaAIRE BULLOÏDE. V’olvaria bulloides. Lamk. PI. XCV, fig. 4, 5, 6.

F.. testd elongatd, cylindraced, superne obtusd, subumbilicat&; aperturd angustissimd, basi latiore; columell4 obliquè triplicatd; ultimo anfractu strüs æqualibus, distantibus, puncticulatis, ornato.

Lamk., Ann. du Mus., t. 5, p. 20, n. 1.

Idem, Anim. sans vert., tom. 7, pag: 364, n. 6.

Encycl. pl. 584, fig. 4, a, D.

Nob., Encyel. méth., Vers, tom. 3, pag. 1148, n. 2.

Sow., Gen. of Shells, fig. 1.

Var. a. Nob.) Testä breviore, obtusiore; striis numerosioribus; columellä subtriplicatä.

V’olyaria concinna, Sow., Gen. of Shells, fig. 2.

Localités : Parnes, Grignon, Mouchy, Courtagnon.

Il est bien à présumer que si M. Sowerby avait examiné un assez grand nombre d'individus de cette espèce, il n’en aurait pas détaché son Vol varia concinna , mais l’aurait regardé comme une simple variété du bulloides. Cette Volvaire est alongée, cylindracée, obtuse au sommet et présentant, au lieu de spire, un ombilic étroit, au fond duquel s'élève un petit mamelon produit par le premier tour de spire. L’ouverture est presque aussi grande que la coquille : elle est très-étroite, un peu dilatée à sa partie antérieure et terminée par une échancrure large et peu profonde; la columelle porte trois plis très- obiiques à la base; lorsque la coquille est jeune, le troisième pli est à peine D PENEECS et c’est sans doute ce qui a trompé M. Sowerby, lorsqu'il a examiné son J’olvaria concinna. Le bord droit est mince et tranchant, faiblement denticulé vers son extrémité inférieure; il est un peu courbé en avant, à la maniere du bord droit des Bulles. Toute la surface extérieure offre des stries transverses fines, régulières et ponctuées ; dans la plupart des individus, ces stries sont distantes et beaucoup moins nombreuses que dans la variété. Dans celle-ci, en effet, elles sont en nombre presque double. Ce caractère de stries plusnombreuses pourrait aussi en imposer, si l’on ne voyait des individus dans lesquels on aperçoit le dédoublement des stries écartées du type de l’espèce.

Cette espèce, mince et fragile, est longue de vingt millimètres et large de sept.

Mon cabinet.

2. VOLVAIRE AIGUE. l’olvaria acutiuscula. Sow. PL'XCV;tfie728, 19;

V. testd elongato-cylindraced, supernè acutd, inferné attenuatd, transversim tenuè striat@; strüs tenuissimis, approximatis, puncticulatis; aperturd angustd, supernè leviter arcuatd, infernè latiore; columellé basi quadriplicatä.

Sow., Min. conch., pl. 487.

Idem, Gen. of Shells, fig. 3.

Localité : Monneville.

Ce fut en Angleterre, dans les argiles de Londres, que cette espèce fut d'abord découverte; elle a été retrouvée nouvellement aux environs de Paris, dans les parties supérieures du calcaire grossier : elle se distingue nettement de la précédente; elle est alongée, cylindroïde, et son extrémité supérieure n’est point obtuse, ni percée d’un ombilic. Une petite callosité recouvre le sommet, s'élève au-dessus de lui, et c’est sur elle que vient s'appuyer l'extrémité du bord droit. Par cette disposition, l’ouverture est réellement un peu plus grande que la coquille. Cette ouverture est alongée, étroite, courbée à sa partie supérieure, un peu élargie vers la base; la columelle porte à son extrémité quatre petits plis presque égaux et très-obliques; le bord droit est mince et tranchant, simple dans toute son étendue; toute la surface extérieure est chargée de stries trés-fines, rapprochées, légèrement convexes et très-finement ponctuées.

Cette espèce est beaucoup plus rare que la précédente; sa longueur est de dix-huit millimètres et sa largeur de six.

Mon cabinet.

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