‹ Description des coquilles fossiles des environs de Paris (volume 2)Chapitre 608 sur 678 · ANCILLAIRE GLANDINE. Ancillaria glandina. Nob · texte numérisé non relu

ANCILLAIRE GLANDINE. Ancillaria glandina. Nob

PI. XCVI, fig. 1, 2.

A. testä oblong&, buccinoideä, basi vix attenuatä; spirä acuminatd ; TOME I. 94

ultimo anfractu basi callo simplici circumdato ; apertur& ovato-oblongä, basi latè emarginat4; columelld extremitate tenuè striat4ä; labro tenui, simplici, basi edentulo.

Localités : Courtagnon, Senlis.

Malgré ses rapports avec l’Ancillaire buccinoïde, celle-ci s’en distingue constamment par plusieurs bons caractères : elle est ovale-oblongue; sa spire, très-pointue, est un peu plus courte que le dernier tour; elle est revêtue d’une large callosité descendant, sans interruption, jusqu’au tiers supérieur du dernier tour; cette callosité est beaucoup moins étendue dans l'Ancillaire buccinoïde. Le dernier tour est un peu rétréci à son extrémité antérieure, et toute sa base est cachée sous une autre callosité, obscurément divisée en trois parties. Cette division disparaît même dans les vieux individus; l'intervalle qui reste sur le dos du dernier tour, entre les deux callosités, est proportionnellement beaucoup plus étroit que dans l'Ancillaire buccinoïde. Sous ce rapport, l'espèce qui nous occupe aurait beaucoup d’analogie avec l’Ancillaire olivule, dont elle diffère du reste par tous ses autres APR a L'ouverture est ovale-oblongue; la columelle, plus courte que le bord droit, est cylindracée à son extrémité et présente dans cet endroit, sur le bourrelet qui le termine, sept à huit stries fines et très-obliques; le bord droit est tranchant, un peu arqué en avant, et n’a aucune trace de dents à son extrémité antérieure.

Cette espèce est beaucoup plus rare que les autres; elle a trente-deux millimetres de long et treize de large.

3. ANCILLAIRE RENFLÉE. AÆncillaria inflata. Nob. PI. XCVIL, fig. 15, 16.

A. testà ovato-acutd , ventricosd; spir4 subbrevi, conicä, acutä, nitidissimd; aperturd subtetragond; columell& callosd; varice columellari brevi, striato.

Desh., Encycl. méth., Vers, t. 1, p. 44, n. 7.

Localités: Ermenonville, Lachapelle près Senlis, Valmondois, Monneville, Mouchy.

Quoique voisine de la précédente, cette espèce s'en distingue assez facilement; quelques personnes cependant l'ont confondue avec elle, et M. Sowerby, dans le Mineral conchology, ne les a pas distinguées; il les a représentées toutes deux dans la planche 333, ce qui donne un moyen bien facile

d'en reconnaître les caracteres distinctifs. Ce quinous confirme dans l’opinion que l’on doit admettre notre nouvelle espèce, c’est la comparaison que nous avons pu faire de leur coloration, qui est fort différente, comme nousle verrons bientôt. L’Ancillaire renflée est toujours d’un moindre volume que la buccinoïde: elle est ovale, atténuée aux deux extrémités; elle semble formée de deux cônes soudés base à base: celui formé par la spire est régulièrement conique, pointu, très-lisse, étant couvert d'un enduit brillant, qui cache les sutures; il forme un angle obtus à l'endroit de sa jonction avec le reste de la coquille : l'autre a son sommet à la base de la coquille; il est curviligne, il comprend un peu plus de la moitié de la longueur totale. Le ventre de la coquille n’est point lisse comme la spire : il est marqué de stries un peu obliques, irréguliérement espacées, qui indiquent les accroissemens. La base est revêtue d’une bande oblique, divisée en trois autres par deux sillons : la première est comprise entre le bourrelet et un sillon superficiel, qui aboutit au milieu de l’échancrure de la base : la seconde est au-dessus de celle-ci; le sillon qui la sépare de la troisième est quelquefois à peine sensible; il est cependant plus marqué vers la columelle que vers le bord droit, où il disparaît entièrement dans quelques individus. L'ouverture est la moitié de la longueur de la coquille; elle est subquadrangulaire, plus large dans le milieu qu’à ses extrémités; la lèvre droite est mince et tranchante dans toute son étendue; à sa jonction avec le bord gauche elle présente un sinus bien prononcé. Dans cet endroit la columelle est garnie d’une callosité assez épaisse, lisse et polie; cette callosité descend, en s’amincissant, sur la columelle jusqu’à l’origine du bourrelet; celui-ci est médiocre, il est garni de quelques sillons; sa longueur égale presque celle du bord droit, ce qui n’a pas lieu dans l'espèce précédente.

Nous possédons un individu de cette espèce qui a conservé des traces bien sensibles de sa primitive coloration; la spire est d'un blanc jaunâtre : cette couleur a une teinte plus foncée vers les sutures; la callosité columellaire est de la même couleur, mais le bourrelet est blanc, teinté de jaune à la base. Le ventre de la coquille est d’un gris cendré; la bande de la base est d’une belle couleur orangée, et le pourtour de l’échancrure est d’un blanc-jaunûtre très-clair; à l’intérieur elle est blanche et le limbe est jaune. Nous le faisons remarquer encore une fois, cette coloration est totalement différente de celle de l'espèce précédente.

Longueur irente-quaire millimètres, largeur quinze.

Mon cabinet.

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